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jeudi, 29 avril 2010

Un axe libéral, même très modeste, se dessine à gauche

Juste avant la crise, le grand communiquant Bertrand Delanoë s'est lancé en s'écriant "je suis libéral". "De l'audace" n'a pas payé. Il a agité trois fois les bras, la crise a démarré, exit l'oiseau. Bon communiquant mais mauvais stratège. Depuis peu, Manuel Valls remet le couvert. Il ne cache pas ses accointances sociales libérales. Dans "Pouvoir", il revient souvent sur le sujet, même s'il reste convenu et reste membre éminent du parti de l'impôt (surtout qui a proposé une tranche marginale de l'impôt sur le revenu à 70 %, étonnant chez un homme normalement constitué, avec des penchants libéraux qui plus est). La grande déclaration de Martine Aubry, après sa tribune d'une incroyable nunucherie dans le Monde, a stupéfait nombre de responsables du PS par son conservatisme, son retour à l'obscurantisme anticapitaliste pré-Mitéerrandien. Avec la complicité de Pierre Moscovici, plutôt quelqu'un d'ouvert à la modernité, elle a pondu son "nouveau modèle de développement économique, social, écologique".

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mercredi, 28 avril 2010

Et si l’Allemagne quittait l’euro ?

Un sondage récent montre que 91 % des Allemands souhaitent une sortie de la Grèce de l’euro. Ils n’ont certainement pas en tête le coût financier d’un effondrement de ce pays sur leurs banques et leur économie. Si ce scénario se réalisait, les avoirs grecs convertis en drachme seraient rapidement dévalués mais pas leur dette qui, elle, resterait en euros. Autant dire que ce serait la faillite instantanée. Les créanciers seraient contraints de négocier la suspension du paiement des coupons, l’allongement de la maturité de leurs titres, voire une diminution de la valeur nominale de remboursement du capital.

 

Hélas, les marchés financiers ont crevé l’abcès. Ils ne veulent plus prêter un centime à la Grèce qui devient l’un des pays jugés les moins sûrs. Le rendement de la dette grecque à deux ans a dépassé 13.5 %, et le 10 ans grec 10 % ! Ceux qui détiennent des obligations grecques sont tétanisés. Les banques allemandes ont environ 35 milliards de dette grecque dans leur...

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lundi, 26 avril 2010

Burqa, épouse et concubines

Burqa.jpgLa France s'apprête à avancer 6.3 milliards d'euros à la Grèce (soit 100 euros par citoyen, mineur, majeur, gâteux ou non)  comme vont le faire les 14 autres pays de la zone euros. Lorsque viendra le tour du Portugal, il n'y aura plus que 13 pays à piocher dans les poches de leurs contribuables, en plus de nous, pour l'aider. Nous mettrons peut-être alors 150 euros chacun.  Puis plus que 12 pour l'Espagne (ou la Belgique qui pourrait imploser plus tôt que prévu). Et ainsi de suite, le dernier éteint la lumière pour économiser le peu d'énergie qui nous reste, svp (sauf sortie de l'Allemagne de l'euro). Le chômage est stable, entre 8.5 et 12.5 %, marge identique depuis 30 ans crise ou pas crise. La croissance oscille toujours entre 0 et 1.5 %, comme depuis 30 ans. Les banlieues, ça va exploser bientôt comme on nous le répète depuis 30 ans. Mais dans ce contexte de déclin, de paupérisation des classes...

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vendredi, 23 avril 2010

Quelles retraites voulons-nous ?

Les conclusions alarmantes du Conseil d'orientation des retraites confirment le diagnostic établi il y a vingt ans par Michel Rocard dans son "Livre blanc". Notre système de retraite est en train de s'effondrer sous les yeux de notre classe politique tétanisée. Comme il l'avait aussi prédit, le sujet est une poudrière qui a déjà fait sauter un gouvernement. Déjà fragilisée par un niveau excessif d'endettement public, la France aura du mal à résister à l'ardoise supplémentaire de 2 600 milliards d'euros, déficit cumulé estimé des retraites d'ici 2050. Plutôt qu'un rabibochage de notre système de répartition avec des bouts de ficelle, nous devons avoir l'ambition de refonder notre modèle social. La Suède, l'Australie, la Suisse et bien d'autres pays ont fait le choix de sauver leur système de retraite en recourant à l'épargne retraite individuelle. Pourquoi ne pas élargir le débat et envisager à notre tour ces solutions qui ont fait leurs preuves ?

Loin de constituer un lien de solidarité intergénérationnelle comme les syndicats le...

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mardi, 13 avril 2010

L'aide à la Grèce envoie un signal aux marchés : le bar est ouvert

La décision européenne de prêter 30 milliards d'euros indique que la communauté des 16 pays de l'euro engage le bras de fer avec le reste de la planète. L'Allemagne a raison de trainer des pieds dans cette affaire. L'impact de ce plan est évidemment positif dans l'immédiat. Ceux qui ont souscrit aux dernières émissions de la Grèce comptent leurs profits sur le dos de l'Europe qui leur offre une belle prime de plusieurs centaines de millions d"euros. A terme, ce précédent va permettre aux marchés défiants de jouer à nouveau la cohésion européenne, implicitement la volonté allemande de payer pour les gabegies de ses partenaires. Aux premiers signes inquiétants (dégradation de la note de la dette espagnole, ou portugaise ?), les gros fonds d'épargne se retireront un cran de plus et joueront le bras de fer avec la zone euro qui, jusqu'ici, se refuse à prendre des mesures de redressement de ses comptes publics. Subir une telle pression de ces gendarmes financiers n'est pas confortable, c'est le moins qu'on puisse dire.

Mais nous devons garder...

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07:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grèce, faillite, dette, déficits | | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 09 avril 2010

Voutch, un formidable talent

Empruntant régulièrement des dessins de Voutch (sans son accord, je sais, ce n'est pas bien du tout même si je ne suis pas complètement hostile au téléchargement, ce n'est pas bien; à sa première remontrance, je me désintoxique et j'arrête), je me permets de parler de ce fabuleux dessinateur. Il appartient à la famille des grands comme Sempé, mordant mais avec avec poésie, et un style bien à lui. Il a un site : ici

Il a aussi plusieurs ouvrages à son actif, je vous les recommande tous parce qu'ils sont tous excellents, on les achète pour en faire des cadeaux, et puis finalement on les garde. On les empile et on les relit en douce tard le soir, et on a beau rigoler tout seul, impossible de ne pas réveiller la maison. Je ne connais pas  Olivier Chapougnot (de son vrai nom), nous nous sommes peut-être croisés place du Marché Saint-Honoré. Je ne connais pas ses idées. Mais son oeuvre est magnifique, je vous la recommande chaudement. Le démarrage semble avoir été périlleux, comme il le raconte sur son site (allez le visiter, ça vaut vraiment le coup, pas seulement pour ses dessins) :

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20:03 Publié dans Libertés individuelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voutch, dessinateur, humour | | | Digg! Digg |  Facebook

C'est la fête des impôts

impots_medium.jpgEn ce moment, tout le monde veut monter les impôts. Surtout sur les classes moyennes et les riches. Après tout, il n'y a plus qu'eux qui ont encore un peu d'argent, il faut prendre l'argent là où il est comme dirait Olivier le facteur. La gauche, qui a de bonnes chances d'être au pouvoir en 2012, parle de relever la tranche marginale d'impôt sur le revenu à 70 %. Plusieurs personnalités de droite ont aussi évoqué leur souhait de voir le taux d'impôt augmenter, mais dans une moindre mesure. Tout le monde se rend pourtant compte qu'en passant de 52 % (taux marginal actuel si on incorpore la CSG et la CRDS o l'IRPP) à 70 %, la différence de pression fiscale directe ne peut qu'accélérer l'exode de tous ceux qui en ont marre de servir de vaches à lait à un Etat trop gourmand, trop dépensier, trop endetté et qui reporte son...

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jeudi, 08 avril 2010

Manuel Valls est-il devenu un adepte de la décroissance ?

Manuel Valls est un social démocrate éclairé. En général, ses positions sont intéressantes, elles enrichissent le débat politique. Dans le camp socialiste, c'est l'une des rares personnalités pas trop marquée par l'idéologie socialiste. Il est d'ailleurs qualifié d'imprécateur solitaire par ceux qui ne partagent pas ses vues au PS. Cette semaine, il a gravement dérapé et révélé qu'il restait encore marqué par les archaïsmes du PS. Après avoir appelé à supprimer l'ISF conjointement avec le bouclier fiscal, il a aussi proposé un relèvement du taux maginal de l'impôt sur le revenu à 70 % (CSG et CRDS inclus). Ce taux véritablement confiscatoire serait un désastre pour l'emploi et le PIB français. Quel cadre, quel dirigeant d'entreprise voudra prendre des risques et se défoncer pour ne conserver que moins d'un tiers de son revenu marginal ?Ce taux, lorsqu'il a été mis en oeuvre, à toujours mené les pays à la catastrophe.

Manuel Valls n'a toujours pas saisi que la lutte contre les inégalités est une machine à fabriquer de la pauvreté et du chômage ? Son évolution récente aurait dû l'amener à réflechir aux moyens de faire reculer la pauvreté, objectif...

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08:20 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mqnuel valls, impôt sur le revenu, isf | | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 06 avril 2010

Réformer les retraites, réformer les mentalités

Grand-Pere.jpgLes retraites pèsent environ 13.5 % de notre PIB. Dans quelques années, elles représenteront plus de 20 %. Si on leur ajoute la sécu, calquée sur un mécanisme redistributif identique (les personnes âgées consomment des soins payés par les cotisations des actifs), ce sera 1 euros sur 3 de la création de richesse qui ira des actifs aux retraités. A ce stade, ce n'est plus de la solidarité mais du racket. Il faut se figurer que les salariés travailleront bientôt 4 mois par an pour financer leurs ainés avant même de financer écoles, transports public etc.  Ces mêmes retraités ont auparavant laissé filer la dette dans des proportions excessives sans réagir. Bon, c'est un peu la faute des jeunes qui ne votent pas autant que les retraités. A force de s'abstenir, ils ne peuvent se plaindre de leur...

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