vendredi, 03 juillet 2009

Université d'été à Rouen : quelle sortie de crise ?

Pour réussir votre rentrée de septembre, ce moment parfois douloureux de descente post-vacances, je vous recommande notre université d'été. Surtout si vous êtes ouvert aux idées libérales. Encore plus si vous aimez défendre vos convictions sur le terrain. Et alors si vous aimez les ambiances festives, ce week-end est vraiment fait pour vous. Bloquez les 4, 5 et 6 septembre tout de suite.

 

Tout au long du week-end, nous entendrons les exposés de Nicolas Lecaussin auteur de "Au secours, ils veulent la peau du capitalisme", Jean-Louis Caccomo (Chroniques en Liberté), Philippe Nataf, Vincent Bénard (Objectif Liberté),

Développer

mercredi, 01 juillet 2009

Quand la solidarité devient un délit

Immigration.jpgDans le langage de la classe politique, l'emploi du terme "solidarité" signale la levée d'un nouvel impôt pour financer une clientèle électorale ciblée. Mais dans le langage du peuple, il désigne l'aide libre et spontanée apportée à son prochain. Qu'il soit français ou non. Or, le nouvel article L. 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ouvre dorénavant la porte aux condamnations de citoyens pour «l’aide à l’entrée, à la circulation, ou au séjour irrégulier d’un étranger en France». Dérive fort inquiétante, les moyens déployés pour lutter contre ce prétendu fléau, vigoureusement combattu par le gouvernement, sont comparables à ceux destinés aux terroristes. Le "délit de solidarité" est né, que dis-je, le crime ! Quoi qu'en pense Eric Besson.

 

Héros de la gauche...

Développer

mardi, 30 juin 2009

L'emprunt obligatoire, la goutte qui fait déborder le vase ?

Le Premier Ministre François Fillon a déclaré aujourd'hui aux députés UMP qu'il était hors de question que l'emprunt national voulu par Nicolas Sarkozy soit obligatoire. On est moyennement rassuré. Certes une fois de plus, notre discret Premier Ministre exprime avec courage un bon sens hélas peu partagé par la majorité. A-t-il réagi par crainte de voir notre pays glisser un peu plus vers le socialisme, ou plus prosaïquement pour sauver la peau de la majorité ? L'équation n'est pas évidente, surtout quand on n'a pas de courage comme il l'admet lui-même : "Il faut d'un côté réduire la dépense publique --et je serais interessé de savoir dans quels secteurs la gauche nous proposerait de le faire-- et en même temps choisir les dépenses d'avenir qui procureront demain la croissance et les emplois dont nous avons besoin" (voulait-il parler de la droite ?). Il sait que le dernier mot sera celui de l'omniprésident Sarkozy.

 

Les besoins de financement de l'Etat pour 2009, initialement prévus à 192...

Développer

jeudi, 25 juin 2009

De l'exotisme du financement de la vie politique

Marches.jpg"C'est ridicule, c'est grotesque. Respectons la douleur des victimes , qui peut croire à une fable pareille ?" s'est exclamé Nicolas Sarkozy à l'évocation de cette vieille affaire. Une vulgaire histoire de pots de vin considérables en faveur du clan Balladur/Sarkozy, interrompus par Chirac (quel rancunier !), se serait terminée avec un acte de représaille de l'armée pakistanaise causant la mort de 11 Français et 3 Pakistanais à Karachi. Ca fait cher la colle à affiches et les agences de communication. Interprétation farfelue ? Les magistrats qui avancent cette thèse sont très sérieux.

 

Peu de temps auparavant, Giscard avait moqué Chirac qui, lui, touchait de l'argent d'Omar Bongo. Le bon Juppé, un habitué de ce genre de questions bassement matérielles, s'est empressé de rappeler à Giscard que lui aussi en...

Développer

dimanche, 21 juin 2009

Moussavi, un Gorbatchev iranien ?

DoNotReadThis-X.gifL'Iran inquiète, le soulèvement des Iraniens menace de basculer dans une guerre civile tragique (suite à coup d'Etat d'Ahmadinejad comme l'avance Marjane Satrapi ?). CNN évoque 150 morts pour la seule manifestation de samedi, sans pouvoir confirmer le nombre faute d'être autorisé à enquêter sur place. Cette vague de contestation est née du sentiment que le dépouillement des urnes avait été truqué. Le grand perdant du scrutin, Hossein Moussavi, dénonce sur son blog "un projet qui va au delà de l'imposition au peuple d'un gouvernement non voulu, l'imposition d'une nouvelle vie politique au pays". Il se dit prêt à finir en martyr. Pour mieux comprendre la teneur de ses...

Développer

jeudi, 18 juin 2009

Port de la burqa bientôt interdit dans les espaces publics ?

Emmerder.jpgS'agit-il de la "burqa" (ou "burka" en perse, "buqra" en ourdou ?) grillagée, du "tchadri" pachtoune (qui a nourri le cliché talibanisé de "tchador") ou de "niqab" qui laisse voir les yeux (ou les lunettes de soleil) ? Déjà l'été dernier, une polémique avait suivi le refus d'accorder la nationalité française à une Marocaine mariée à un Français, ayant des enfants français et parlant parfaitement la langue française, au motif qu'elle avait "adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes".  Cet argument moral douteux s'appliquait d'abord pour bloquer une procédure simple d'acquisition de la nationalité. Aujourd'hui plusieurs parlementaires vont plus...

Développer

mercredi, 17 juin 2009

Quand les communistes découvrent le droit du travail

Gremetz.JPGLe Camarade Maxime Gremetz ne fait pas seulement rire, il peut être violent. Même le Parti Communiste Français n'en veut plus et refuse de lui délivrer la fameuse carte. Et ce fameux zigoto vient d'être condamné à verser 50.000 euros à quatre anciens collaborateurs en appel pour licenciement abusif. Le conseil des prud'hommes d'Amiens l'avait condamné en juillet 2008 pour ces faits commis en octobre 2005. Il avait viré ses collaborateurs pour "déloyauté politique", détournement communiste de la notion de faute grave. Victimes : son attaché parlementaire et deux autres collaborateurs. Il avait par la suite licencié pour "incompétence" un quatrième salarié. Motifs jugé irrecevables aux Prud'hommes. Visiblement, celui qui lutte contre les licenciements abusifs en est le plus fin connaisseur comme le révèlent ses propres pratiques.

 

Développer

mardi, 16 juin 2009

Combien vaut le bac ?

Education.jpgL'Education n'a pas de prix mais elle a un coût. A l'approche du bac, 200 ans après la première session de 1809 (il n'y avait que 30 candidats), la question mérite d'être rappelée. La réponse permet de mieux apprécier son utilité. Les parents angoissent pour leur progéniture, les professeurs angoissent pour le traitement qu'on leur réservera pour la surveillance et la correction des copies. Plutôt que de surfer sur ces peurs pour pratiquer la politique - ô combien matrisée - de l'autruche, pourquoi ne pas oser un peu d'audace ?

  • D'abord, son organisation coûte modestement dans les 60 millions d'euros, soit moins de 100 euros pour chacun des 622.322 élèves inscrits (beaucoup moins qu'un simple

    Développer

lundi, 15 juin 2009

Qu'est-ce que la gauche ?

Adele.jpgBertrand Delanoë avait ouvert le débat l'année dernière, au moment de la primaire interne du PS. Il proposait de renommer le PS "Parti Social Démocrate" et écrivait dans la foulée : "Sarkozy n'est pas libéral, il est conservateur. Il l'a prouvé à plusieurs reprises : étatiste, protectionniste, il impose à tous les échelons  l'omniprésence d'un Etat que dans le même temps il désarme". Bonne analyse, excellente idée, mais mauvais timing. La crise a fait replonger le Parti Socialiste dans l'enfer de la drogue de l'Etatisme à tout crin, à tel point que même Michel Rocard, plutôt lucide en général, a suggéré qu'on juge Milton Friedman et les libéraux devant le TPI. Exit Delanoë pour le moment. Il peut digèrer...

Développer

vendredi, 12 juin 2009

Dette européenne : mécanisme original

Reprise.jpgParis veut une réponse européenne aux déficits nés de la crise. Mais nos partenaires ne sont pas des bisounours. Surtout après des années de réformes et d'efforts pour limiter leur dette. Une CADES à l'échelle européenne, non merci. En revanche, une piste intéressante a été lancée par Jacques Delpla, membre de la fameuse (et mort-née) Commission Attali. Imaginons qu'un certain groupe de pays, membres de la zone euro, se mettent d'accord pour mettre leur dette dans un même pool, à des conditions contraignantes : au maximum 40 % (ou 50 % si on veut être généreux) du PIB. Cette dette senior serait prioritaire en cas de difficultés...

Développer