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lundi, 31 août 2009

Il y a de l'eau dans le CO2 entre les verts et le PS

De la part d'un libéral, c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité. Comme le dit Arnaud Montebourg : «passer de 200.000 à 20 millions d'électeurs, c'est compliqué, mais de 5 à 20 millions, là ça commence à être sérieux...» (et encore, les libéraux seraient heureux de rassembler 200.000 voix depuis le retrait de Madelin). Mais demain, lorsque nous aurons reconstruit un édifice libéral solide, nous constituerons une force avec laquelle il faudra compter. A très court terme, le PS joue sa survie. S'il ne parvient pas à maintenir la grande majorité des régions à gauche, en mars 2010, ses ex-élus battus verront moins d'intérêt à rester dans un parti qui offre une gamelle de moins en moins bien garnie. Ségolène Royal l'a bien compris et préfère consacrer son temps à travailler le terrain avec acharnement, sans brouiller son image en l'associant de trop près avec ce PS moribond.

 

Cette université d'été sans risque, fade, n'y changera rien : le PS coule. Pas de chef charismatique qui fasse l'unanimité, pas de projet autre qu'une réaction à gauche toute aux mesures de l'UMP qui...

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vendredi, 28 août 2009

Une bonne vidéo sur la crise

Sous-titré pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais :

 

 

Et pour approfondir le sujet, je vous recommande un excellent dossier du Adam Smith Institute.

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mercredi, 26 août 2009

Sarkozy et le retour du socialisme d'antan

Nicolas Sarkozy a agi hier soir comme au bon vieux temps des nationalisations sauvages. Christine Lagarde était toute excitée à ses côté, acquiescant de la tête chacune des phrases pourtant insensées de son Président. Nous avons assisté à une première intrusion de l'Etat dans la rémunération de la performance. L'encadrement imposé des rémunérations dans les banques d'investissement et l'accord préalable au versement des bonus d'un représentant de l'Etat (Camdessus) constituent une atteinte grave au principe contractuel qui unit librement employeurs et salariés. Cette décision ouvre la voie à l'arbitraire du prince dans un domaine jusqu'ici relativement épargné. Et la barrière protectionniste qu'il a érigée au nom de prétendus principes est une menace de pacotille. Il a donc décidé de sacrifier l'industrie financière française sur l'autel de l'électoralisme le plus démagogique. Les banques françaises n'ont pas de responsabilité directe avec la crise, elles l'ont même plutôt bien traversée jusqu'ici. Pourtant, elles vont payer, comme les Français qui en subiront les conséquences.

 

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mardi, 25 août 2009

Le Modem se couche à gauche

Ca y est, c'est officiel. Le Modem a cherché jusqu'ici à se positionner en dehors de l'échiquier politique traditionnel pour ne servir que l'ambition de son président, François Bayrou. D'ailleurs, c'est amusant d'entendre Marielle de Sarnez fustiger l'«ultrapersonnalisation du pouvoir», l'«hégémonie» et la «partialité» de Nicolas Sarkozy vu la manière de rassembler de son président. En tout cas, n'ayant pas su transformer l'essai de son score de 2007 au cours des deux années suivantes, le Modem est aujourd'hui contraint de se rallier à la dynamique confuse de rassemblement de la gauche lancée avec panache par Vincent Peillon et soutenue par Cohn Bendit qui bouscule ainsi les vieux archaïsmes sectaires des verts français.

 

Mais c'est connu, le rose jure avec le orange, et encore plus avec le rouge. On se demande comment vont coexister les partisans de l'ex-parti stalinien, le PCF, les anticapitalistes primaires Noël Mamère et José Bové, avec les centristes du Modem parmi lesquels figurent quelques libéraux égarés. Autant dire que la ligne du Modem va devoir...

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jeudi, 20 août 2009

Fresque animalière : bouc émissaire ou poule aux oeufs d'or ?

Christine Lagarde a avoué être choquée à l'idée que des traders puissent encore toucher des bonus : « c'est une honte absolue que des primes garanties de plusieurs années puissent encore être versées ou que certains soient tentés de remettre en place les vieilles pratiques de compensation [entendez "bonus"] avec une relation insuffisante entre la compensation et une performance durable [il ne s'agit pas de sexe mais de bouzoufs] et une bonne gestion du risque » Mazette, on tremble. Mais ce n'est pas Benoît Hamon qui parle, seulement Lagarde. Ah bon, j'ai eu peur.

 

En gros, son propos revient à dire que ces vils spéculateurs ont déjà la chance qu'on leur laisse la vie. Mais alors qu'en plus, ils attendent qu'on paye leurs performances, non mais quoi ? Les banques font d'excellents boucs émissaires par temps de crise, on leur demande un petit effort jusqu'aux régionales, pas de quoi fouetter un chat, si ? C'est vrai quoi tout est de leur faute, et en plus, les banquiers e font discrets et ne montent jamais le ton. C'est dans leur nature. On peut donc facilement leur faire expier leurs...

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mardi, 18 août 2009

Boutin n'aime toujours pas les mariages contre nature

christine-boutin-2007.1194021446.jpgChristine Boutin s'est attaquée à la dernière alliance en date, entre la belle équipée de chasseurs, pêcheurs et puyfolais europhobes de Libertas et l'empire l'UMP. Si, de son côté, Mouton Gnangnan espère récupérer des brebis perdues, Christine Boutin n'entend pas les choses de cette manière. Elle, sent à juste titre qu'elle risque d'y laisser des plumes. Pour la forme, la présidente du parti chétien démocrate, à la "dimension sociale" qu'elle estime forte, trouve qu'à «force de rassembler tout le monde, on risque de faire émerger des extrêmes». Mais lesquels donc ? Sûrement les autres.

 

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mardi, 04 août 2009

New Fabris, scandale du chantage réussi

Depuis plusieurs mois, ce type de situation se banalise. Des salariés prennent leurs cadres dirigeants en otage, menacent de tout casser. Ici, ils ont carrément posé des explosifs et menacé de faire sauter l'usine s'ils ne recevaient pas un chèque de 30.000 euros en plus de leur année garantie à 95 % de leur dernier salaire et des 17.500 à 19.000 euros d'indemnité de licenciement  prévus afin de voir un peu devant soi lors de la recherche d'emploi. Normalement, ce type de comportement mène tout droit à la case "prison". Ici, le ministre de l'industrie Christian Estrosi s'est contenté d'avancer, le 21 juillet, que cette prime de 30.000 euros était "une impasse" (on tremble), en ajoutant avoir tout de même "engagé la discussion avec PSA et Renault pour leur demander de faire un effort complémentaire". Un petit geste pour les braqueurs, ça fait toujours plaisir.

 

Ils ne finiront par obtenir "que" 12.000 euros (en plus, je rappelle, des 17.500 à 19.000 d'indemnité de licenciement) non imposables. Un an de salaire garanti à 95 % de leur salaire actuel et plus de 30.000 euros de prime, c'est...

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