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vendredi, 30 janvier 2009

Peut-on sauter librement ?

a base jump 1.jpgAvons-nous le droit de nous mettre en danger, de pratiquer des activités dangereuses, même en prenant toutes nos précautions ? Y a-t-il un risque pour autrui ? Ce débat a été au coeur d'une affaire aux Etats-Unis, dans l'Etat de New York.

 

Il s'agit de l'histoire d'un sportif de haut niveau (au sens propre comme au sens figuré) qui connaît des soucis judiciaires depuis 3 ans pour avoir tenté de sauter (avec un parachute) du 86eme étage de l'Empire State Building en avril 2006 avant de se retrouver menotté par un policier. Jeb Corliss est une star du "base jump", cette forme extrême de parachutisme qui démarre par un saut (acrobatique pour les meilleurs) d'une tour ou d'une falaise. Après cette performance interrompue, la société Empire State Building & Co a demandé $ 12 millions de...

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Patrimoine national : une source inépuisable de cadeaux

Yahoo annonce la nouvelle :

La ministre de la Culture Christine Albanel a présenté jeudi les conclusions d'un travail de dix ans, réalisée entre 1997 et 2007, par une commission de récolement (pointage d'un inventaire) présidée par le conseiller maître à la Cour des Comptes Jean-Pierre Bady.

résultat : une tapisserie signée Miro ou une horloge Boulle figurent parmi plus de 16.000 oeuvres d'art, tableaux, tapis ou chandeliers qui manquent à l'appel, après avoir été prêtées parfois depuis plus d'un siècle par les collections nationales aux administrations publiques françaises, selon le dernier bilan en date.

 

J'avais déjà signalé que nos collections nationales pouvaient avoir un usage inattendu dans les coulisses du pouvoir. Amusant de voir que ce vieux serpent de mer ressort de temps en temps... Si le sujet vous intéresse, il faut lire "Museum Connection, enquête...

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Petit conte d'un jour de grève

Ca se passe dans le métro, à Washington. Un jeune homme en jean et baskets joue du violon. Seules quelques personnes s'arrêtent, et pas longtemps, la plupart des mille et quelques personnes qui passent devant lui l'ignorent tout simplement. Sauf un babin de 3 ans qui reste là, bouche bée. Il saisit la magie juste à portée de sa main. Il est fasciné par le son d'or qui s'échappe de ce petit boitier coincé dans le creux du cou du musicien. Au bout d'une minute, sa mère le reprend et poursuit son chemin. Quelques passants jettent rapidement un billet ou des pièces. Et puis une femme le reconnaît. Ce prodige aux doigts de magicien est l'un des maïtres contemporains de cet instrument exigeant : Joshua Bell à la discographie impressionnante. Son instrument est un Stradivarius. Au bout des trois quarts d'heure passés à jouer, il a 32 dollars dans son bol. Développer

mercredi, 28 janvier 2009

Investissez dans Ségolène Royal

Royal_Berge_Zenith-1907a.jpgJe croyais le financement de la vie politique extrêmement règlementé. Les dons aux partis politiques sont plafonnés à 7.500 euros par an, les dons pour les campagnes, à 4.600 euros. Et la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques ne rigole pas. Je lis avec surprise que Pierre Bergé finance les nouveaux locaux de Ségolène Royal, 150 m2 au 95 bd Raspail (à titre personnel j'espère, pas au travers d'une personne morale autre qu'un parti politique, ce qui est totalement prohibé en politique). Il semble que ces locaux étaient aussi ceux de l'association de soutien de Royal, ainsi décrits dans le Monde du 4 décembre 2007 : "très chic appartement aux murs blancs [est] mis à disposition par Pierre Bergé,...

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lundi, 26 janvier 2009

Plan de relance : la grande illusion

Logo la Tribune.gifPublié dans la Tribune du 23/12/08

(après une mise en ligne en décembre sur ce blog et sur le site du Parti Libéral Démocrate)

 

La crise financière n’a pas que des mauvais côtés. Elle a incité les grands pays à coordonner leur action et renforcé la dynamique de la mondialisation. Loin d’une « refondation du capitalisme » préconisée par Nicolas Sarkozy, le G20 à Washington a réaffirmé avec vigueur son attachement au jeu de la concurrence et au libre-échange. La crise révèle aussi des failles importantes. Derrière l’apparente relance de la construction européenne, l’Union Européenne subit un stress important. Les interventions publiques massives ont...

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dimanche, 25 janvier 2009

Quand c'est la dèche, c'est la dèche

Cette tautologie illustre bien ce qu'il faut illustrer :


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vendredi, 23 janvier 2009

Le grand frère d'Edvige a inventé le "présumé coupable"

A une époque où l'assassin pris sur le fait devant témoin reste "présumé innocent" jusqu'à sa condamnation, la police judiciaire dispose d'un outil à fabriquer des "présumés coupables", le fichier de renseignement de la police, le STIC. Pour une fois qu'une administration innove, on ne devrait pas se plaindre. Et pourtant, même en y mettant de la bonne volonté, il y a de quoi !

 

Principe : ce fichier recense 36 millions de procédures et de données personnelles sur les Français. En soi, un outil important pour le travail d'investigation de la police judiciaire, à condition de bien en encadrer l'usage et d'avoir un contenu exploitable. C'est loin, mais alors très loin d'être le cas. Un Développer

Aznar : «Pour sortir de la crise il faut plus de libéralisme»

Dans notre environnement keynésien, que vient enrichir une forte proportion d'anti-capitalistes primaires, les propos de José Maria Aznar font du bien. Ils nous rappellent que l'Europe est bien plus libérale que nous le pensons. Son successeur (et adversaire) Zapatero n'a d'ailleurs pas changé de trajectoire. Dans une interview au Figaro, n'y va pas par 4 chemins :

Le Figaro : La crise économique ne signe-t-elle pas l'échec du libéralisme ?
J M Aznar : Ce n'est certainement pas l'échec du libéralisme, mais l'échec des mécanismes actuels de régulation et d'intervention de l'État dans un secteur qui est pourtant déjà très régulé, le système bancaire. C'est comme en politique. Lorsqu'on élit un mauvais gouvernement, cela ne remet pas pour autant en cause la démocratie.

Le Figaro : Que préconisez-vous pour sortir de la crise ?
J M Aznar : Nous avons l'obligation de sauver les banques car, sans un système financier solide, il n'y a pas d'économie qui tienne. Mais il faut...

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mercredi, 21 janvier 2009

Massacre à la tronçonneuse

Bonus interdits pour leurs dirigeants, encadrements par de vulgaires préfets, conditions draconiennes imposées aux banques. Pour un système bancaire qui figure parmi les plus solides au monde aujourd'hui, cette punition peut paraître bien injuste (et injustifiée). Nicolas Sarkozy répond naturelleemnt que "Ce n'est pas de l'intervention. C'est de l'action". J'ai du mal à comprendre la nuance. Les banques françaises, aidées malgré elles alors qu'elles s'en tiraient bien, se voient ainsi imposer des conditions dignes d'un régime socialiste. Comment legouvernement peut-il exiger des banques qu'eles soient au sommet de leur forme pour "aider l'économie" tout en les sanctionnant et en les humiliant sans bonne raison toutes les semaines ? Son sens de la pédagogie a de quoi étonner. Résultat : le cours des banques françaises accélère sa dégringolade sous la menace de la sanction suivante : nationalisation brutale à la française. Les pays dont les banques sont vraiment en difficulté font bien plus preuve d'égard pour les redresser. Ils sont conscients qu'il n'est pas sage de trop brutaliser leurs banques déjà structurellement fragilisées.

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mardi, 20 janvier 2009

Substituer une culture de la preuve à celle de l'aveu

Nicolas Sarkozy nous a annoncé directement la suppression du juge d'instruction, pendant que la Garde des Sceaux se trouvait à la maternité. C'est un changement lourd que de nombreuses éminences du monde du Droit appelaient de leurs voeux depuis des années: Daniel Soulez-Larivière dans Notre justice ou Mireille Delmas-Marty dans son rapport "La mise en état des affaire pénales". Malgré tout, ce projet a tout de suite déclenché des polémiques, souvent sur des arguments réducteurs. Sur le blog du plus fameux avocat de la toile, les deux opinions s'affrontent. Le taulier a commencé par émettre des doutes sur l'intérêt de supprimer le Juge...

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