vendredi, 17 avril 2009

Quel monde de crétins sans couilles !

Sarko.JPGEn France, les propos du président de la république ne surprennent plus. Il fait une belle concurrence à son ami Berlusconi par ses saillies parfois violentes et ses gaffes :

"Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits, eux, ont une morale."

Karoutchi ? Il "a besoin de vacances; il va en avoir de longues [...] Je vais le dégager." Rachida Dati ? "Elle commence à m'emmerder.", Jean-François Copé, n'en parlons pas...

 

Bref, les "Casse-toi, pôv' con" pleuvent sur toutes les têtes connues et inconnues qui dépassent. Et du haut de ses talonettes, elles sont nombreuses à rentrer dans son champs de tir. Attention, insulter le Président, à l'inverse, peut coûter cher.

 

Mais voilà, ses taquineries de mauvais goût ne connaissent pas les frontières. Et lorsqu'elles sont destinées à des chefs d'Etat étrangers, c'est toute la diplomatie française qui tremble. Libé rapporte ses propos peu amènes : le président américain «est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position». Quant à Angela, «Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position», dit-il sans rire. Rien que ça. Notre Bonaparte de pacotille pense sérieusement que le monde est à ses pieds. Evidemment, ça pèse sur la construction européenne, surtout quand, à la veille d'un voyage officiel à Madrid, il se lâche contre José Luis Rodriguez Zapatero ? «Stupide, immature» [...] «peut-être pas intelligent...». Sympa, El Mundo compte sur Carla pour «alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et désinhibé».

 

Der Spiegel nous a appris qu'Angela Merkel regardait les films avec Louis de Funes depuis l'entrée en fonction de Sarkozy à l'Elysée. Peut-être devrait-elle aussi regarder d'autres sources pour élargir son analyse du personnage. Comme dit Jean-Louis Debré en parlant de Sarkonaparte : "C'est un scandale, on n'est quand même pas en Union Soviétique !". Pas encore, mais ça vient...

 

18:13 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarko, sarkozy, zapatero, insultes | | | Digg! Digg |  Facebook