mercredi, 16 décembre 2009
Toujours pas de vaccin pour le gouvernement grippé
Le super plan de lutte totale contre la grippe H1N1 est à la fois un échec et une gabegie. Refusant l'autorisation d'effectuer ce vaccin aux medecins généralistes, dont nous savons tous qu'il n'est pas dans leur mission de soigner leurs patienls, lle gouvernement a mis en place des centres qui ont autant pourri la vie des personnels soignants (volontaires puis réquisitionnés) que celle des citoyens souhaitant se faire vacciner. Même des hôpitaux en souffrent, et ils n'avaient pas besoin de ça. Malgré sa gestion de plus de 5 millions de fonctionnaires, l'administration française ne sait donc toujours pas mettre en place un plan d'action de cette envergure. Bref, l'administration devrait faire appel à des pros, Accenture par exemple, malgré ses petits soucis avec l'effondrement de sa supernova.
Les Français sont habitués aux effets d'annonce gouvernementaux parfois infondés... suivis d"une action publique foireuse. Résultat à ce jour, 9 Français sur 10 ont choisi de ne pas se faire vacciner. Ce n'est pas très grave car le Monde nous apprend que la grippe H1N1 ne tue pas plus que la grippe saisonnière qui nous fait trembler chaque année, malgré son risque de complications pulmonaires. Que va faire le gouvernement de ses 94 millions de doses inutilisées pour l'essentiel, soit environ 10 % du stock mondial, et qui lui ont coûté presque un milliard d'euros (au plus grand bonheur des labos) alors que la grippe H1N1 entame sa décrue partout dans le monde (sauf en France, mais on ne va pas gâcher pareil plaisir maintenant que nous sommes équipés) ? Vite vendre les stocks inutilisés aux pays africains à Copenhague pendant que Sarko les a sous la main ?
Avec ce nouvel épisode de l'incurie des services publics (qui ne payent même plus leurs fonctionnaires en temps et en heure), qui peut encore croire que le gouvernement saura générer de l'innovation et de la croissance avec son grand emprunt ? Une nouvelle gabegie nous attend, et ce n'est peut-être pas un hasard si le gouvernement a finalement choisi de se tourner vers les marchés de capitaux plutôt que vers les Français méfiants des capacités de l'Etat à assurer leur avenir. Surtout que comme le rappelle l'ancien patron du "parti de l'impôt", le grand emprunt aujourd'hui, ce sont les grands impôts de demain. Nous tremblons, et pas de la grippe.
09:44 Publié dans Economie, Santé et Sécu | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : grippe, h1n1, vaccin |
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