jeudi, 04 novembre 2010

CGT, pilier du grand banditisme

CGT.jpgLa CGT détourne copieusement l'argent public et menace régulièrement le fonctionnement d'administrations et d'entreprises. Apparemment au-dessus des lois, elle ose tout et n'a aucun scrupule. Et encore, elle lutte contre la tentation radicale de sa base. Autrement, imaginez le carnage. En attendant, la Firme est partout. Partenaire  parasitaire et incontournable de toutes les administrations et de toutes les grandes entreprises, elle est  financièrement aidée par de nombreuses directions qui craignent son influence néfaste. C'est avec ces rentes occultes gigantesques que la CGT entretient son armada de vieux militants communistes, paye ses manifs coûteuses et ses coups pendables.

 

EdF achète la paix sociale en laissant la CGT majoritaire se servir copieusement dans les caisses du CE qui représente 1 % de votre facture. La RATP verse pour les mêmes raisons l'essentiel des 70 millions d'euros de cadeaux illicites depuis 10 ans à la CGT. Sud ne fait pas encore partie, c'est sans doute la raison pour laquelle est a commis cet acte de délation. Ca a du bon, la concurrence, même au sein de l'extrême gauche mafieuse ! La Mairie de Paris verse elle aussi des millions chaque année à ce même syndicat qui, on le voit, ressemble davantage à la Cosa Nostra, par ses missions de ramassage des compteurs (lorsqu'elle ne les coupe pas abusivement en ciblant des dirigeants d'entreprise et des élus de la république dont les idées divergent de sa ligne communiste), qu'à une organisation portée par l'intérêt général. La ville de Marseille peut se retrouver bloquée d'un claquement de doigt des responsables syndicaux du port, ou de la RTM. La liste des victimes de son racket est longue, on imagine le total des rentes annuelles qui viennent s'ajouter aux cotisations des membres !

 

Même le Monde, plutôt complaisant avec le syndicalisme français perverti, commence à hausser le ton, quoi qu'avec des pincettes :

Cette situation est intolérable car c'est irresponsable. La décision de prendre nos publications en otage n'a été précédée ni de revendications professionnelles ni de demandes de négociation. Aucun mot - nous qui en faisons profession - n'a été échangé, pas un mot d'ordre n'a été lancé. Une nouvelle fois, ce sont des éléments minoritaires et incontrôlés de la CGT qui ont imposé cette politique de l'arbitraire, sans en mesurer les conséquences pour un secteur en pleine révolution technologique, doublée d'une crise économique majeure. Le fait accompli a une fois encore tenu lieu de dialogue.

 

Pour le moment, la justice ne fait rien, à croire que les juges ont plus de facilité à attaquer le pouvoir politique en place, pourtant sacrément opiniâtre, que la CGT. Attaquer Sarkozy sur les financements de sa campagne exige un sacré courage. Attaquer la CGT, n'y pensez même pas.

Dormez, citoyens, le Chantage des Grands Truands tient les ficelles du pays.

dimanche, 10 janvier 2010

Recrutement innovant à la CGT : Thibault validera-t-il ces méthodes ?

CGT.JPGJe connais un peu la CGT marseillaise, après un contact vigoureux in 2005 (rappelez-vous, cette fameuse grève de la RTM et contre-manifestation que j'avais organisée, alors que j'étais président de Liberté Chérie). En pleine grève de la RTM, je m'étais glissé dans les rangs de la CGT avec un tee-shirt à l'effigie de Liberté Chérie dont le slogan bien visible était "Stop la grève". Face aux caméras, même abaissées (pour ne pas permettre à des opposants de s'exprimer, réflexe de journalistes marseillais...complices), les cadres locaux de la CGT m'avaient simplement encadré pour limiter tout risque de dérapage. Sympa de leur part. A la CGT, l'ordre règne. Les patrons locaux de ce syndicat sont efficaces. et autoritaires Aussi est-ce surprenant qu'un salarié du port de Marseille soit roué de coups par plusieurs militants de ce syndicat stalinien sans que que ses responsables soient au courant de l'affaire...et ne l'aient validée. Déjà en 2005 au moment de la grève de la RTM, j'avais reçu des témoignages de conducteurs de bus dont la voiture avait été endommagée, et qui avaient reçu des coups pour le simple fait de ne pas faire grève.  Menaces, coups, un vrai harcèlement syndical caractérisé. Une affaire nous montre que cette vieille tradition de la CGT est toujours d'actualité.

 

Les faits jugés remontent à décembre 2006. Un salarié du port de Marseille qui refuse de se syndiquer se fait tabasser. Depuis, les témoins ne se battent pas au portillon pour venir donner des détails. Ils ne connaissent même plus leur collègue, surtout défiguré après les coups, ni les 3 assaillants comme le confirme le Monde : "Les gens ont eu peur de parler, car ils craignaient des représailles de certains membres de la CGT, estime Me Jouan. C'est d'ailleurs ce qui ressort des procès-verbaux dressés par les policiers." Dans son jugement rendu le 2 décembre 2008, le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence écrit que "la loi du silence est bien respectée sur le site". Donc la peur.

 

La brute sauvage condamnée, M. Magne, se déclare "anéanti" (mais ne livre personne, surtout pas le syndicat qui entretient cette culture de la violence) après ses 6 mois de prison avec sursis confirmés par la cour d'appel. Ses deux complices relaxés démarrent, eux, l'année en pleine forme. A qui le tour ?

 

Chaque affaire de cette nature, chaque condamnation (comme celle des anciens responsables du CE d'EDF) éclaire un peu mieux les méthodes de la CGT. Bernard Thibault, réélu à la tête du syndicat, aura-t-il le courage de faire autre chose de sa centrale que l'actuel syndicat du crime délit ?

12:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cgt, syndicalisme, port de marseille | | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 13 novembre 2007

La grève, ça se fête !

Ami lecteur, un conseil avant les grèves : ne monte pas sur un vélo sans t'être échauffé. Avant les prochains jours très difficiles, voici une vidéo à regarder devant votre vélo d'appartement chaque matin avant tes 45 minutes de pédale.
 
 

19:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lutte des classes, Fête de l'Huma, syndicalisme, grèves | | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 15 septembre 2006

Aux armes, citoyens !

Faudra-t-il faire intervenir la légion étrangère ? En tout cas, cette annonce nous promet de jolis "conflits sociaux" entre une mafia financée par le contribuable et les représentants...de ces mêmes contribuables spoliés.

 

medium_Manif.3.jpgUne nouvelle fois, rapports et propositions convergent sur la question des retraites, histoire de ranimer un peu le débat. Scandale, polémique ou bon augure ? François Fillion, l'un des premiers à avoir trahi Chirac pour rejoindre Sarko (il faut  dire que Villepin l'avait dégagé du gouvernement sans ménagement, ce qui suffit à motiver un retournement de veste dans ce monde d'ambition), vient de faire une gaffe (est-ce réellement une gaffe, ou un coup bien ficelé par Sarko à l'approche de la remise...dans le vide... du rapport de la Cour des Comptes, sans prévenir ses alliés au-delà du petit cercle des prétendus fidèles ?) : il va falloir s'attaquer aux régimes spéciaux, héritage scandaleux de nos monopoles publics instaurés par les communistes après la guerre. Ce pavé dans la mare fait vite réagir tous les frileux de l'UMP.

 

Villepin, comme d'hab, veut calmer la "polémique". Il avance sans rire qu'il ne faut pas monter certains Français contre les autres... Même si les premiers volent impunément les seconds depuis des décennies (ça, il ne le dit pas). Cet homme est décidément le roi de la république des lâches. Beau parleur, mais totalement passif. Et au sein de l'UMP, la majorité le suit : Jean-Louis Debré critique durement Fillion, la porte-parole de l'UMP avance innocemment que les propos de Fillion n'engagent que lui, mais certainement pas l'UMP ni Nicolas Sarkozy.

 

Tombe alors le rapport. Philippe Séguin, président de la très impuissante Cour des Comptes, se redit inquiet face à une "situation préoccupante" selon la fameuse formule qui veut tout dire sans choquer. Les déficits prévus entre 2004 et 2009  sont prévus à hauteur de 37 milliards d'euros pour le régime général et les fonds de financement, 44 milliards pour l'ensemble des régimes de base ! Comme le dit Séguin, ils nécessiteront « dans de très brefs délais de nouvelles et profondes réformes ».

 

Voilà que patatras... le maître de la rue de la Boétie, de retour d'une chaleureuse rencontre avec Bush, défend son lieutenant et maintient cette position de fermeté, qui figurera manifestement dans le projet de l'UMP : réforme des régimes spéciaux ! Attendons de savoir ce qu'il entend par "réforme". L'option Villepin consiste à créer un Haut Conseil qui se penchera sur la question longuement avant de transmettre ses idées à une commission... L'option courageuse [désolé, pas de modèle en France] : Thatcher ! Mais nous allons alors devoir organiser une solide défense, car nous nous attaquerions alors à une mafia terriblement bien organisée, habituée à la guérilla urbaine sous la forme de bloquages généralisés. Comment affronter cet adversaire qui sait se battre ?

 

medium_Manif.4.jpgA regarder l'expérience de 57 étudiants d'HEC envoyés en stage commando encadré par Saint-Cyr, la grande école du commandement, dans la forêt de Brocéliande, il y a peut-être là matière à réflexion pour les politiques, surtout pour ceux qui aimeraient manifester un peu de courage pour changer de leur habitude. Ce stage est peut-être le bon moyen de leur apprendre à affronter les difficultés face à un ennemi organisé, imprévisible et dangereux. La leçon de cette formation physiquement éprouvante est éclairante : dans un conflit armé comme dans une entreprise (ou une négociation politique), l'absence de dialogue a des effets dévastateurs. Mais la négociation nécessaire peut tout de même déboucher sur un conflit dur. Là, il faut savoir donner la troupe ! Ce stade là, nos politique ne le connaissent pas.