lundi, 07 mars 2011

Marine Le Pen, une républicaine radicale

Lire le texte

dimanche, 16 janvier 2011

Marine le Pen froidement nationaliste et socialiste

marine.jpgLa fille de Jean-Marie a tenu son premier discours en tant que président du FN. J'en ai écouté la moitié sur BFM TV. Elle n'a pas la verve de son père, ni les pointes d'humour dévastatrices. qui ont fait sa réputation Comme Bernard Tapie, le Pen père faisait un vrai show de bateleur. Sa fille, elle, présente un profil beaucoup plus rigoureux, sérieux et glaçant. Mais aussi de ministrable. La droite va devoir compter sur elle, et elle semble beaucoup plus ouverte à des négociations qui pourraient amener des responsables du FN au pouvoir, dans les collectivités territoriales ou dans un gouvernement de droite après 2012, le temps que la droite perde et se remette en question. Jean-François Copé aura certainement du mal à pactiser avec une extrême droite intrinsèquement antisémite. Mais son camp n'aura sans doute pas ses scrupules personnels, et son ambition pour 2017 exigera une stratégie de rassemblement large (s'il est encore en course d'ici là).

 

Ce qui m'a frappé dans son discours, c'est qu'il était très proche d'un Besancenot sur le plan économique et social. Pratiquement rien sur l'entreprise, sur la fiscalité, sur l'innovation (j'ai peut-être raté ce passage), en revanche de lourds passages de dénonciation de l'argent du capital, des riches, des bourgeois. L'appel aux nationalisations, au grand retour de l'Etat dans les secteurs stratégiques, aux relocalisations forcées et des mesures similaires dressaient un programme digne de l'internationale socialiste. Les deux différences sont la ligne ultrasécuritaire et répressive, et la dénonciation de l'islamisme (toutefois pas de l'islam, en tout cas pas dans la conclusion, même si l'islamophobie était ouvertement assumée, et implicitement toute immigration issue d'Afrique du Nord) sur le même plan que celle du mondialisme. Cette femme froide, dure et aux objectifs beaucoup moins confus que ceux de son père, a clairement fait la promotion d'un programme qui sonne connu en Europe.

mercredi, 29 avril 2009

Just say NON

Petite vidéo de Véronique de Rugy qui travaille au Mercatus Center comme Senior Fellow. A diffuser largement :

 

 

lundi, 28 mai 2007

Mobilisation contre Hugo Chavez, pour la liberté d'expression

La fermeture de Radio Caracas Television (RCTV), fondée en 1953, est une grave atteinte à la liberté d’expression. Elle est un mauvais coup porté à la démocratie et au pluralisme. En s’en prenant à RCTV, Hugo Chávez a réduit au silence la télévision la plus populaire du pays et la seule chaîne nationale encore critique à son égard. Cette fermeture est faite en violation de toutes les règles de droit, le matériel de diffusion de RCTV ayant été saisi au profit de la nouvelle chaîne publique. Les motifs invoqués - et notamment le soutien que RCTV avait apporté, avec d’autres médias, à la tentative de coup d’Etat du 11 avril 2002 - sont des prétextes : les autres chaînes de télévision privées qui avaient eu la même attitude à l’époque n’ont pas connu le même sort ayant, depuis, adopté une position complaisante vis-à-vis du régime" a déclaré Reporters sans frontières.


Il m'arrive souvent d'entendre des idéalistes de gauche, proches d'ATTAC, admirer l'action de Hugo Chavez. Ce populiste primaire, avec sa vision militaire de l'idéal socialiste, soulève l'anthousiasme des antilibéraux. Ses exploits commencent pourtant avec une tentative de coup d'Etat en 1992. Ce « fléau de l'oligarchie et héros des pauvres » autoproclamé finit par remporter légalement, 6 ans plus tard, les élections au Venezuela. Depuis lors, Chavez laisse libre cours à sa tendance tyranique, à commencer par une mofidication de la constitution qui lui assure sa réélection à vie. Il s'est rapidement engagé dans un vaste mouvement de nationalisation et de développement de "services publics" éducatifs, de santé, etc. Le peuple, qui se prit à rêver d'un pays plus agréable à vivre, déchanta vite comme tous ceux qui subissent de tels mouvements de collectivisation. La misère n'a pas reculé, l'ascenseur social n'existe toujours pas. L'ordre moral de Chavez règne sans contestation.


Pourtant, le Vénézuéla est riche. Cinquième producteur mondial de pétrole, il détient la huitième production du monde. Lorsque les cours du pétrole flambent, Chavez annonce une expropriation des compagnies pétrolières sans préavis et sans indemnités pour se réapproprier l'argent de l'or noir. Du vol pur. Se rendant compte qu'une telle décision aurait des conséquences dramatiques, laissant le pays sans les compétencs requises pour l'exploitation de ces champs pétrolifères, il s'engage alors dans de dures négociations avec les multinationales pour leur confisquer plus de 50 % de leur activité et les confier la société nationale PDVSA.
"Nous ne voulons pas que les multinationales s'en aillent, même si bien sûr celles qui souhaitent partir peuvent le faire" (sans indemnités bien entendu) a indiqué Chavez avant de rappeler que l'Etat prendra le contrôle des gisements à travers un déploiement "pacifique" de l'armée sur les sites. Ces multinationales "savent que nous occuperons les gisements le 1er mai. Celui qui souhaite déposer un recours en justice peut le faire mais je crois qu'une bonne partie d'entre eux veulent rester et ont compris que ce pays est souverain". Avec ce chantage, Chavez a donné le ton.


Chavez tisse son réseau parmi les grandes dictatures en place afin de mieux affirmer son opposition aux Etats-Unis, son principal ennemi. En échange de livraisons de pétrole, le gouvernement cubain de Fidel Castro fournit à son pays environ 20 000 médecins (ce qui sera très mal vécu à Cuba qui manque déjà de tout). Ailleurs, il se fournit en armes. Il se rapproche de l'Iran, de la Chine. En 2004 il reçoit le controversé Prix Kadhafi des droits de l'Homme de la Libye, remis auparavant à Fidel Castro. Enfin, il soutient les nouveaux élus populistes d'Amérique Latine, comme Evo Morales en Bolivie, rêvant de prendre la relève de la résistance anti-américaine d'un Fidel Castro vieillissant. Au Brésil heureusement, Lula se méfie vite de lui et préfère appliquer de bonnes vieilles méthodes libérales à son pays. Avec succès.


Il faut dire que Chavez ajoute les propos choquants aux actes :  lors du sommet du 60e anniversaire de l'ONU, il déclare : « nous proposons que le siège des Nations unies quitte un pays qui ne respecte pas les résolutions de l’Assemblée générale » et propose un transfert de son siège. Révélant une profonde paranoïa, il annonce ensuite à la télévision américaine ABC que les États-Unis veulent envahir le Venezuela. Encore plus drôle, il annonce son souhait de voir disparaitre purement et simplement le FMI. Fin avril, il y a seulement quelques semaines, le Venezuela a annoncé sa sortie du FMI. Lors d'un discours à l'assemblée générale de l'ONU en 2006, il qualifiait le président américain de « menteur » de « tyran » et de « diable ». Bref, ce personnage ferait rire s'il n'était pas aussi dangereux pour son peuple et pour la région.


cf722c841adbe53ac26e14addfcbfe16.jpgDans le droit fil de sa politique, Chavez a enfin décidé de reprendre les médias en main. La liberté d'expresion n'est pas de son goût. La plus ancienne chaîne de télévision vénézuélienne, RCTV, n'a pas vu sa concession renouvelée et a dû disparaître sans réel préavis. Au même moment naissait la nouvelle chaîne de "télévision socialiste" (TVES), financée par le gouvernement et dont les transmissions ont commencé dès que se sont interrompues celles de RCTV. Parallèlement, Chavez lance des attaques contre les chaînes libres diffusées par cable ou satellite. Globovision est accusée de diffuser des messages subliminaux appelant à l'assassinat du président. CNN est aussi l'objet d'une plainte du ministre de la communication "pour incitation à la violence". Des manifestations se sont tenues un peu partout dans le pays pour protester contre cette décision qui retire l'accès à l'information aux uns, les divertissements aux autres. Chavez a simplement proposé de reprendre les divertissements populaires sur la nouvelle chaine publique. Version socialiste ? En attendant, c'est avec des balles en caouthchouc que l'armée assure le spectacle dans la rue.

 
C'était le dernier média libre du pays. Dorénavant, le pays est plongé dans l'obscurité de la dictature socialiste de Chavez.

lundi, 07 août 2006

Quand l'anti-libéralisme unit gauche et extrême droite

Il est toujours intéressant de regarder ailleurs comment les libertés sont appréciées par les diverses tendances politiques. En Slovaquie, une alliance "rouge - brun" vise ouvertement "le démontage des réformes" libérales des dernières années.

 

Les premières décisions du nouveau gouvernement qui associe la gauche et l'extrême droite ont consisté à supprimer le ticket modérateur lors des visites chez le médecin et d'offrir une "prime de Noël" aux faibles revenus. Bref, on rase gratis et on re-collectivise.

 

Certes, les socialistes de cette alliance ont été exclus du PSE. Mais ce lien rappelle la proximité entre le collectivisme d'une gauche radicale et celle de l'extrême droite également anticapitaliste.

 

Relisons attentivement "la Route de la Servitude" de Friedrich von Hayek. L'explication de ce rapprochement naturel.

14:05 Publié dans Dans le monde, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, socialisme, Slovaquie, Hayek | | | Digg! Digg |  Facebook