samedi, 11 décembre 2010
L'euro risque de disparaître, et alors ?
Lundi 13 décembre à 19h00, Philippe Simonnot nous parlera du "jour où la France sortira de l'euro" au café du Pont Neuf. Vous croyez que c'est un scénario de science fiction ? Lorsqu'un grand quotidien titre en première page "Merkel et Sarkozy martèlent leur détermination à sauver l'euro", c'est que la réponse n'est pas claire pour tout le monde (après l'analyse de Thibaud Denolle, j'attends celle de H16). Cela confirme la grande fragilité politique actuelle de cette devise qui n'a même pas atteint l'âge de l'adolescence. Pourtant, et bien qu'un certain nombre de libéraux soutiennent activement la fin de l'euro, je crois qu'une telle révolution nous coûterait bien plus cher qu'un retour à ses fondamentaux hélas négligés et piétinés en cours de route.
L'instauration de cette devise commune devait imposer aux pays membres rigueur monétaire et budgétaire. Rétrospectivement, les pays n'ont absolument pas respecté les critères de Maastricht limitant les déficits publics et la dette de chaque Etat membre. Nous nous sommes rendus compte qu'aucun processus de sanction n'avait été mis en place pour parer aux dérapages ponctuels, encore moins lorsqu'ils se généralisaient. Enfin, Jean-Claude Trichet est en train de faire voler en éclat la crédibilité monétaire de la BCE en achetant des obligations publique des "Etats périphériques" (c'est moins offensant que "PIGS") par de la création monétaire pure. Les termes du contrat sont donc tous allègrement violés, les gouvernements du sud ayant vécu sur la réputation de l'Allemagne pour surendetter leur pays avant d'exiger d'elle qu'elle paye l'adition. Aujourd'hui, ils n'inspirent plus confiance aux créanciers. Et si l'Allemagne a cédé plusieurs fois aux exigences de laxisme de la France, elle commence à vraiment bloquer sur cette irresponsabilité de gouvernements irrespectueux du pacte fondateur de l'euro.
En annonçant son refus de soutenir l'initiative de création d'un eurobond commun à toute la zone euro, Angela Merkel frachit un pas dans la direction d'un retour à la responsabilité de chaque pays dans la gestion de ses finances publiques. L'Allemagne ne veut plus prolonger cette incitation au vice. Bien que le prix politique de cette fermeté soit élevé, on ne peut que l'en féliciter. Pour l'Allemagne, il est dorénavant légitime qu'un petit pays paye cher le prix de sa dette lorsqu'il a mal géré ses finances publiques pendant de nombreuses années. Dans la même ligne, un livre vient de sortir en Allemagne : "Sauvez notre argent, l'Allemagne est bradée". L'auteur y défend une partition de la zone euro en deux : le nord, rigoureux et respectueux des règles; et le sud, bordélique et parfois approximatif avec la vérité des chiffres. Ce pavé dans la mare n'est pas lancé par un inconnu mais par l'ancien patron des patrons allemands, Hans-Olaf Henkel. Les sondages abondent dans son sens : de plus en plus d'Allemands, parmi lesquels une partie de l'élite économique, voient davantage l'euro comme une menace pour leur pays que comme un atout. Jusqu'ici, ils estiment le coût de son abandon trop élevé pour prendre ce risque. Mais pour combien de temps encore ?
En France, ce sont les souverainistes qui défendent cette thèse. Mais eux veulent fermer les frontières, imposer des droits de douane élevés (au détriment des consommateurs) et limiter les importations (idem, mais aussi au détriment des entreprises exportatrices menacées de mesures de rétorsion) et, surtout, soumettre la monnaie au pouvoir politique pour créer de l'inflation et la dévaluer. C'est sans doute la raison pour laquelle l'élite économique du pays est plus souvent favorable au maintien de l'euro. Non pas qu'ils soient heureux de ses conséquences, mas ils savent ce qu'ils risquent de subir si nous nous en décrochons. La France n'est pas l'Allemagne (en tout cas pas tant que le Parti Libéral Démocrate ne sera pas au pouvoir), l'autonomie verrait le retour des nationalisations sauvages, du renforcement du pouvoir des monopoles publics, sans exclure le risque d'un contrôle des changes brutal piégeant le patrimoine des classes moyennes piégées.
Mais l'essentiel du coût de l'abandon de l'euro n'est pas là. Les grandes banques françaises et allemandes détiennent à leur actif une bonne part de la dette des petits pays périphériques. Une explosion de l'Europe aboutirait à une rapide dégradation des taux de change des pays sortant de l'euro, rendant ces deniers insolvables. Les institutions financières et les épargnants de nos contrées se verraient alors contraints de provisionner ces montants considérables. Il en résulterait un choc économique majeur pouvant faire resurgir de graves tensions géopolitiques. Certes, le maintien de l'euro devrait également entraîner des pertes pour les pays riches du nord de la zone, principaux créanciers des pays en difficulté. Au moins, le jeu diplomatique et politique favorise les mesures draconiennes et laisse espérer un retour à meilleure fortune.
La question de l'euro n'est pas uniquement économique, elle est également profondément politique si nous voulons que les réformes engagées en Grèce, en Irlande, en Espagne et ailleurs se poursuivent et aillent plus loin encore. La BCE peut retrouver sa sobriété si la France soutient l'Allemagne dans ce sens. Axel Weber, probable (et espéré) successeur de Trichet, nous promet d'ailleurs un retour à la plus pure austérité. Sa ligne me convient. Ma priorité, en tant que libéral, c'est d'abord que la France engage à son tour ces réformes qu'elle est de plus en plus seule à ne pas avoir démarrées et dont elle a tant besoin.
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| Tags : euro, merket, sarkozy, eurosceptiques, souverainistes |
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samedi, 26 septembre 2009
La vie n'est qu'un tissu de coups de poignards qu'il faut savoir boire goutte à goutte
Je ne suis pas plus fin juriste que l'avocat du Sapeur Camembert lorsqu'il dit que "la vie n'est qu'un tissu de coups de poignards qu'il faut savoir boire goutte à goutte" et déclare "Je le dis hautement, pour moi le coupable est innocent !". Et je suis encore moins au fait de cette étrange affaire de manipulations croisées, mais Sarko me semble jouer doublement gros dans cette histoire grotesque. Il ne fait pas mystère de vouloir accrocher Villepin à un croc de boucher depuis le début de l'affaire abracadabrantesque de Clearstream. Mais lors de son allocution télévisée au G20, il a gravement dérapé. Une fois de plus, direz-vous. C'est aussi ça la coke pression d'une omniprésidence. Cette fois-ci, c'est un tout petit peu plus grave que d'habitude sur le plan de la stratégie politique. Ses propos sont au mieux un lapsus qui nous rappelle (était-ce nécessaire ?) sa haine tenace à l'égard de l'ancien premier ministre de Chirac, au pire une tentative ouverte de pression sur la défense...et sur la justice. Bref, il apparait guidé par des motifs indignes de sa fonction, et prêt à abuser de son pouvoir dans ce sens.
- Jusqu'ici, il a donné l'image d'un homme prêt à tout sacrifier pour le pouvoir pays, plaçant l'intérêt collectif loin au dessus de l'intérêt personnel (à part les yachts, Carla et quelques babioles qu'on ne saurait lui reprocher à ce niveau). Cette histoire risque de changer durablement l'impression générale. Aveuglé par sa rancoeur, il apparait de plus en plus arrogant, irrascible et tyranique. Au point de menacer physiquement une personnalité pour des motifs exclusivement personnels, et de jouer de sa position de premier magistrat de France pour peser sur la décision de magistrats que je crois toutefois suffisamment indépendants pour ne pas faire montre de faiblesse (pour le Parquet, ce devrait être une autre paire d'effets de manches). Après le coup de faiblesse du président cet été, c'est au tour de la majorité UMP d'avoir un malaise. Le premier qui toussoie sait qu'il aura droit à sa tournée de claques du chateau. Pour autant, aucun n'a vraiment envie de s'aventurer en terrain miné pour défendre le président dont les assauts répétés contre l'indépendance de la justice ont marqué l'opinion.
- Surtout, il offre là une formidable occasion à Villepin de se remettre en selle. Galouzeau n'avait franchement aucune chance de se lancer en politique compte tenu de son mépris des parlementaires, du monde politique et des Français (rappelons que selon Olivier Giesbert, Villepin aurait dit : «La France a envie qu'on la prenne. Ça la démange dans le bassin. Celui qui l'emportera à la prochaine élection, ce ne sera pas un permanent de la politique, mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur.», il n'avait pas tort,simplement il se trompait de héros dans l'histoire). Mais là, il peut faire de son infortune, justifiée ou non, le meilleur argument pour faucher le flambeau de l'antisarkozysme de la droite déçue. Même s'ils sont nombreux à préférer Dominique finir en saint martyr, la balance est aussi chargée du côté de Nagy-Bocsa.
Allez, une petite pensée pour Dominique, coupable ou innocent :
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mercredi, 26 août 2009
Sarkozy et le retour du socialisme d'antan
Nicolas Sarkozy a agi hier soir comme au bon vieux temps des nationalisations sauvages. Christine Lagarde était toute excitée à ses côté, acquiescant de la tête chacune des phrases pourtant insensées de son Président. Nous avons assisté à une première intrusion de l'Etat dans la rémunération de la performance. L'encadrement imposé des rémunérations dans les banques d'investissement et l'accord préalable au versement des bonus d'un représentant de l'Etat (Camdessus) constituent une atteinte grave au principe contractuel qui unit librement employeurs et salariés. Cette décision ouvre la voie à l'arbitraire du prince dans un domaine jusqu'ici relativement épargné. Et la barrière protectionniste qu'il a érigée au nom de prétendus principes est une menace de pacotille. Il a donc décidé de sacrifier l'industrie financière française sur l'autel de l'électoralisme le plus démagogique. Les banques françaises n'ont pas de responsabilité directe avec la crise, elles l'ont même plutôt bien traversée jusqu'ici. Pourtant, elles vont payer, comme les Français qui en subiront les conséquences.
L'argument de Nicolas Sarkozy est simple (et fondé en soi, on aimerait d'ailleurs qu'il l'applique aux entreprises non financières qui se goinfrent de subventions publiques récurrentes) : "Je ne suis pas contre le fait de gagner de l'argent, mais il n'est pas question que ce soit le contribuable qui paie lorsque les banques perdent de l'argent." Veut-il parler des montants faramineux d'impôt sur les société versés par les banques au trésor au cours des dernières années ? La première banque française, pour rappel, en a versé à elle seule environ 10 milliards au cours des 5 exercices passés. Non seulement le contribuable n'a pas coûté un centime d'aide aux banques, mais celles-ci auront versé au total 1.4 milliards d'euros à l'Etat français, à la fin de l'année, en plus de l'impôt sur les sociétés. Une petite surtaxe en temps de crise, ça fait toujours plaisir au gouvernement qui voit ses déficits filer. Explication du double mécanisme en jeu pour ceux qui ne savent plus trop comment l'Etat "aide" les banques :
- la SPPE a pris des participations dans le capital des banques françaises à un cours extrmement bas et moyennant une rémunération fixe de 8.2 %. Recapitalisation peu utile comme l'a affirmé le gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, dés janvier 2009 : "Leur recapitalisation publique n'est pas destinée à compenser des faiblesses ou des failles." Mais plutôt une incitation à augmenter le volume de crédits octroyés (malgré la baisse des demandes d'entreprises gelant leurs investissements). Bref, l'Etat a joué au hedge fund en investissant à crédit (merci les déficits publics).
- la SFEF, entreprise privée dont les banques sont les actionnaires, leur permet d'emprunter de l'argent en bénéficiant de la garantie de l'Etat. Surcoût : 4 % à payer à l'Etat qui n'a pas eu à débourser un centime. Vu l'état des banques françaises, le gain est conséquent pour un risque minuscule.
Sarko semble avoir une phobie pour la banque, simple effet des sondages ? Stratégie de conquête de l'électorat de gauche à la veille des régionales ? En tout cas, ses propos trahissent un rapprot presque pathologique avec ce secteur. Au cours d'une réunion préalable, il a ainsi traité «certains» traders de «fous furieux» (ben voyons, lui aussi a vu "Wall Street" au cinéma, il sait ce que c'est qu'une banque !) et taxé de «tissu de bêtises» les arguments de ceux qui s’inquiètent des conséquences d’une réglementation sur l’attractivité de la place de Paris. Ca c'est sûr : chez Bloomberg, Reuters et dans la presse étrangère, y a rien que des imbéciles qui ne comprennent rien à la marche du monde, pas comme lui. Résultat dont il se vante ce matin auprès des journalistes : le patron de la première banque française a divisé par deux la provision pour les bonus de ses traders sans la moindre opposition. le risque pour cette banque, c'est de voir les meilleurs talents partir pour des banques étrangères.
L'enjeu pour notre Sarko, maintenant, c'est l'harmonisation mondiale de ces règles lors du G20 de septembre. Car comme le rappelle Christine Lagarde, c'est « l’unique solution réellement efficace, pour que les traders ne contournent pas les dispositifs en allant s’installer ailleurs ». Ne priez pas pour cette cause, c'est inutile. Les autres pays vont sûrement voir là une belle occasion d'affaiblir la concurrence française (une banque française figure encore au top 10 des banques mondiales). Certes, Sarko a agité la menace protectionniste (qu'en dira l'OMC ?), mais son arrogance ne devrait que renforcer l'isolement de la France dans un monde en mouvement. La hantise des Etats-Unis et du Royaume Uni, c'est d'abord de voir la finance mondiale se déplacer vers des cieux plus accueillants : l'Asie (5 des 10 plus grandes banques mondiales sont chinoises).
Rétrospectivement, le souhait de Christine Lagarde de refaire de Paris une place financière majeure est une mauvaise blague. Par sa réaction des derniers jours, elle se moque du monde. Le poids des charges sociales, des taxes et les rigidités du marché du travail ont tué la place de Paris depuis longtemps. Avec ce dernier coup de Sarkozy, le gouvernement signe l'arrêt de mort de ce qui reste de Paris. Une fois de plus, la France étouffe les secteurs producteurs de richesse, elle montre la porte aux fleurons nationaux au détriment de l'emploi, de la qualité de vie des Français qui n'ont plus que des charges et des dettes à porter.
18:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : banques, bonus, sarkozy |
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mardi, 30 juin 2009
L'emprunt obligatoire, la goutte qui fait déborder le vase ?
Le Premier Ministre François Fillon a déclaré aujourd'hui aux députés UMP qu'il était hors de question que l'emprunt national voulu par Nicolas Sarkozy soit obligatoire. On est moyennement rassuré. Certes une fois de plus, notre discret Premier Ministre exprime avec courage un bon sens hélas peu partagé par la majorité. A-t-il réagi par crainte de voir notre pays glisser un peu plus vers le socialisme, ou plus prosaïquement pour sauver la peau de la majorité ? L'équation n'est pas évidente, surtout quand on n'a pas de courage comme il l'admet lui-même : "Il faut d'un côté réduire la dépense publique --et je serais interessé de savoir dans quels secteurs la gauche nous proposerait de le faire-- et en même temps choisir les dépenses d'avenir qui procureront demain la croissance et les emplois dont nous avons besoin" (voulait-il parler de la droite ?). Il sait que le dernier mot sera celui de l'omniprésident Sarkozy.
Les besoins de financement de l'Etat pour 2009, initialement prévus à 192 milliards d'euros, pourraient avoisiner les 250 milliards d'euros avec l'explosion des déficits publics. Soit directement à l'Agence France Trésor (AFT), soit indirectement en apportant sa garantie à la Société de financement de l'économie française (SFEF) et à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). En atteignant presque le double qu'en 2008, les chiffres font peur. Philippe Herlin nous rappelle d'ailleurs l'estimation de la Cour des Comptes. Cette année, la charge de la dette («intérêts payés par les administrations publiques» page 9) atteindra 54.6 milliards d'euros, soit 850 euros par habitant, ou 1950 euros par actif (il s’agit de la charge de la dette, pas de la dette elle-même). L'Etat court ainsi à la ruine, entraînant l'économie avec lui. Il comble la dette avec de la dette. Encore faut-il qu'il y ait toujours des volontaires pour participer à cette cavalerie. Et comme Charles-Amédée de Courson, du Nouveau Centre, l'avance : «l'État envoie indirectement le signal qu'il peine à se financer»
Bref, l'effet recherché par Sarkozy est raté. L'impact de cet emprunt est en effet très négatif dans l'esprit de 56 % des Français. N'est-ce pas idiot ? Quoi qu'en pense notre Henri Guaino national (qui dénonce "cette politique imbécile de la rigueur qu'on mène depuis 30 ans", audacieux, non ?), il est donc menacé au mieux de bide, au pire de surcoût inutile. C'est pour cette raison que plusieurs parlementaires commencent à avancer l'idée d'emprunt obligatoire. L'Etat faisant n'importe quoi, ils exigeraient des Français qu'ils participent aux bêtises en confisquant leur épargne malgré eux. Jean Arthuis est franc dans sa démarche, aussi inique soit-elle : «Dans le contexte actuel, cette idée a du sens», estime-t-il. «Il ne faut pas un taux nul car sinon la mesure serait confiscatoire». On vole, mais avec le sourire. Hervé Mariton assène le dernier coup de massue. L'obligation de souscription concernerait «Les ménages payant l'ISF ou ceux qui sont dans le haut de la quatrième tranche imposable à l'IR». Nouvelle fuite des capitaux et des talents en perspective. Mais autrement (Mariton l'a-t-il compris ?), la grogne populaire pourrait bien déclencher un mouvement de fond difficile à contrôler. Un bon motif d'en rester là pour François Fillon. L'obligation ajoute un caractère particulièrement immoral à ce prétendu "projet d'investissement". Après 35 ans de déficits prétendument "d'investissement", qui peut encore prendre cette idée au sérieux ?
Pierre-Antoine Delhommais, dans un son très bon billet du week-end, cite Mirabeau : "La dette publique fut le germe de la liberté. Elle a détruit le roi et l'absolutisme. Prenons garde qu'en continuant à vivre, elle ne détruise la Nation et nous reprenne la liberté qu'elle nous a donnée."
17:12 Publié dans Economie, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dette, emprunt, sarkozy, mariton, fillon |
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jeudi, 25 juin 2009
De l'exotisme du financement de la vie politique
"C'est ridicule, c'est grotesque. Respectons la douleur des victimes , qui peut croire à une fable pareille ?" s'est exclamé Nicolas Sarkozy à l'évocation de cette vieille affaire. Une vulgaire histoire de pots de vin considérables en faveur du clan Balladur/Sarkozy, interrompus par Chirac (quel rancunier !), se serait terminée avec un acte de représaille de l'armée pakistanaise causant la mort de 11 Français et 3 Pakistanais à Karachi. Ca fait cher la colle à affiches et les agences de communication. Interprétation farfelue ? Les magistrats qui avancent cette thèse sont très sérieux.
Peu de temps auparavant, Giscard avait moqué Chirac qui, lui, touchait de l'argent d'Omar Bongo. Le bon Juppé, un habitué de ce genre de questions bassement matérielles, s'est empressé de rappeler à Giscard que lui aussi en avait croqué en son temps. Au moins, cela fait deux continents contributeurs à la vie politique nationale. Ajoutons à ces ressources exotiques celles tirées des chantiers publics nationaux, des grandes surfaces et de tout ce qui a pu (et peut encore) irriguer une classe politique très attirée par l'argent occulte (la transparence, c'est pour les autres, et la moralisation, c'est pour le capitalisme). Dernier (Ségoliste) planté par ses pairs (Eléphantistes) : Juju maître horloger. Il est tout de même important de noter que cette affaire de Karachi, comme de nombreux dossiers de corruption grave, est postérieure aux deux autoamnisties votées par notre classe politique. Ces scandales avaient pourtant été accompagnés de promesses "croix de bois, croix de fer...", beaucoup iront manifestement en enfer.
L'élection présidentielle de 1988 avait permis une première amnistie de plusieurs cas douloureux de financements politiques illicites. Une première loi encadre alors le financement de la vie politique et des campagnes électorales. Mais les affaires latentes sont explosives, il faut aller plus loin pour sauver les partis et la classe politique en place. La notion de "financement politique" commence à être subtilement exploitée pour distinguer ces actes gravement répréhensibles du simple enrichissement personnel sans objectif de carrière. Non, l'acquisition de villas, d'antiquités, les vacances de luxe et la constitution d'une épargne importante, sans parler de l'embauche de tout le petit personnel nécessaire au déroulement d'une belle carrière politique, tout ça n'est fait que dans le but de servir le bien national. Alors que la vilaine corruption visant le simple enrichissement personnel est toute autre. Rien à voir avec ces pratiques généralisées pas bien graves et qui méritent qu'on passe l'éponge gentiment.
Le 22 décembre 1989, les députés votent une première loi d’autoamnistie pour les auteurs des fameuses fausses factures destinées à alimenter les caisses des partis politiques (qui financent les cadres, les réseaux pour servir de trempli vers le pouvoir). 272 députés socialistes et cinq non-inscrits (dont Bernard Tapie) votaient l’amnistie. Seuls les 26 membres du groupe communiste et un élu réunionnais non inscrit votaient contre. Abstention de la droite. Un amendement du groupe socialiste amnistiait aussi les délits antérieurs au 15 juin 1989 en relation avec le financement des partis ou des campagnes électorales. Gérard Longuet avait été le seul député UDF à voter cet amendement : « Certains de mes collègues souhaitent voter contre l’amendement ; ils auraient le sentiment, en acceptant l’amnistie, de couvrir autre chose ». Trop fort, le Longuet; en plus, il faisait le malicieux.
Comme si cela ne suffisait pas, le PS vote une seconde loi d'autoamnistie en janvier 1990 avec la complicité de la droite. En avril 1991, Pierre Mauroy lance des commissions d’enquête parlementaires, chargées de se pencher sur le financement des campagnes électorales avant cette nouvelle autoamnistie des parlementaires, surtout depuis que celles-ci « sont médiatisées ». Suprême hypocrisie, Mauroy place cette initiative sous le signe de la Le PS place cette initiative sous le signe de la « contre-offensive face à l’opération politicienne orchestrée par la droite et l’extrême droite ». Mauroy bat Longuet en ajoutant une couche de mauvaise foi. C'était une autre époque. La presse nous sortaient encore de bons scoops de temps à autre.
Ces deux autoamnisties ne modifient pas les pratiques de nos hommes politiques. A la fin de sa présidence, Chirac a amnistié le député UMP Guy Drut, effaçant sa condamnation du 26 octobre 2005 pour un scandale majeur de financement illégal des partis. Dans le cadre d'un pacte de corruption, les entreprises attributaires des marchés de construction en Ile-de-France devaient reverser au début des années 1990 (après les deux lois d'autoamnistie) 2% des montants de ces marchés aux partis politiques, la plus grosse part du « racket » revenant au RPR, alors dirigé par Jacques Chirac. Rien de très grave, en tout cas rien ne méritant de la prison ferme pour les principaux prévenus - Michel Giraud, ex-président du Conseil régional d'Ile-de-France et Michel Roussin, ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris. Simple condamnation à quatre ans de prison avec sursis.
Petit rappel de quelques unes des affaires qui ont pu défrayer la chronique :
1987 : affaire " Luchaire ", la toute première, liée à des exportations d'armement et touchant au financement du PS ;
1989 : début de l'affaire " URBA " mettant en cause de nombreux dirigeants du PS et ayant abouti à plusieurs condamnations dont celle de H. Emmanuelli ;
1989 : affaire " Carrefour du Développement " mettant en cause C. Nucci qui bénéficia ensuite de l'amnistie ;
1990 : affaire M. Noir, maire de Lyon ;
1994 : affaire A. Carignon, maire de Grenoble, ayant abouti à sa condamnation ;
1994 : début de l'affaire dite " des HLM de Paris ", dont l'instruction vient d'être rouverte après les confessions posthumes de J.-C. Méry ;
1995 : début de l'affaire des emplois fictifs du RPR ;
1995 : affaire Dugoint/Xavière Tibéri dans l'Essonne ;
1996 : l'affaire Urba-Gracco, révélant un système de "commissions" sur les marchés publics, aboutit à la condamnation d'Henri Emmanuelli, ancien trésorier, à dix-huit mois de prison avec sursis et deux ans de privation des droits civiques.
1996 : affaire Destrade, député PS des Pyrénées-Atlantiques ;
1996 : affaire du financement du PC par la CGE dont le procès vient d'être interrompu pour irrégularité de procédure ;
1996 : affaire du financement du PR par le " Fondo " ;
1997 : début de l'affaire dite des " lycées d'Ile de France ", relative au financement des principaux partis du conseil régional (RPR, PR, PS) ;
1997 : début de plusieurs affaires " Elf International ", dont certaines impliquent Roland Dumas ;
1998 : affaire de la MNEF mettant en cause D. Strauss-Kahn et divers membres du PS.
etc.
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| Tags : sarkozy, chirac, karachi, financement, partis, autoamnistie |
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lundi, 20 avril 2009
Sainte Ségo et le pardon des péchés de Sarko
Voiture balais qui vient nettoyer les frasques de Nicolas Sarkozy, notre Ségolène nationale se voit sans doute en route vers la béatification. J'avoue être impressionné par cet exercice de bravitude. Il faut être au degré zéro de l'amour-propre pour s'agenouiller voler aussi ras-de-bitume. Seconde station, après Dakar, de son chemin de croix médiatique menant vers une hypothétique élévation, Ségo a écrit à Zapatero pour s'excuser pour les propos peu amènes de Sarko à son encontre. Elle agit sûrement ainsi pour racheter ses propres péchés au passage.
On imagine aujourd'hui la liste de mails demandant à la future Sainte de s'excuser pour ce qu'a dit Sarko. Au prochain salon de l'agriculture, nous la verrons errer dans les travées à la recherche de la victime de notre fougueux président, celui qui s'était fait retoquer d'un "Casse-toi, pôv'con". Et puis elle va devoir aller s'excuser auprès des habitants de la Cité des 4000 à la Courneuve qui ont été menacés de karcherisation, sans oublier les marins-pêcheurs, les préfets qui se prennent une dérouillée, etc. Je passe sur la liste des députés UMP traités de "connard", de "sans couille" et d'autres qualificatifs aussi explicites. Elle va pouvoir pousser les conversions. Bref, elle a largement de quoi faire les 12 stations restantes pour terminer son chemin de croix. Elle a même de quoi refaire le parcours plusieurs années de suite. A ce rythme-là, elle ne finira pas à genoux mais sur les rotules.
Mais elle ne doit pas perdre de vue que le héros de ce cheminement se finit cloué sur les planches. Mais peut-être finira-t-elle dévorée par les lions éléphants avant la prochaine grande échéance. 2012, c'est encore loin.
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| Tags : ségolène royal, pardon, sarkozy |
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vendredi, 17 avril 2009
Quel monde de crétins sans couilles !
En France, les propos du président de la république ne surprennent plus. Il fait une belle concurrence à son ami Berlusconi par ses saillies parfois violentes et ses gaffes :
"Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits, eux, ont une morale."
Karoutchi ? Il "a besoin de vacances; il va en avoir de longues [...] Je vais le dégager." Rachida Dati ? "Elle commence à m'emmerder.", Jean-François Copé, n'en parlons pas...
Bref, les "Casse-toi, pôv' con" pleuvent sur toutes les têtes connues et inconnues qui dépassent. Et du haut de ses talonettes, elles sont nombreuses à rentrer dans son champs de tir. Attention, insulter le Président, à l'inverse, peut coûter cher.
Mais voilà, ses taquineries de mauvais goût ne connaissent pas les frontières. Et lorsqu'elles sont destinées à des chefs d'Etat étrangers, c'est toute la diplomatie française qui tremble. Libé rapporte ses propos peu amènes : le président américain «est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n’a pas de position». Quant à Angela, «Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que de se rallier à ma position», dit-il sans rire. Rien que ça. Notre Bonaparte de pacotille pense sérieusement que le monde est à ses pieds. Evidemment, ça pèse sur la construction européenne, surtout quand, à la veille d'un voyage officiel à Madrid, il se lâche contre José Luis Rodriguez Zapatero ? «Stupide, immature» [...] «peut-être pas intelligent...». Sympa, El Mundo compte sur Carla pour «alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et désinhibé».
Der Spiegel nous a appris qu'Angela Merkel regardait les films avec Louis de Funes depuis l'entrée en fonction de Sarkozy à l'Elysée. Peut-être devrait-elle aussi regarder d'autres sources pour élargir son analyse du personnage. Comme dit Jean-Louis Debré en parlant de Sarkonaparte : "C'est un scandale, on n'est quand même pas en Union Soviétique !". Pas encore, mais ça vient...
- A lire absolument : lettre ouverte à Sarkozy
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jeudi, 19 février 2009
J'offre une carte CGT à Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a décidé de doubler le PS sur sa gauche, et de friser avec les propositions de la CGT. Il faut dire qu'à l'écouter pester contre tout le monde, il s'est entouré d'incapables. Jégo fait n'importe quoi aux Antilles, Pecresse foire son projet de réforme de l'université. Hier, c'est Laurence Parisot qui a dégusté lorsqu'il a déclaré ses propos «irresponsables». Certes, créer de l'emploi et de la richesse, préparer la reprise, c'est irresponsable. Alors qu'envoyer des chèques à tout le monde, renforcer le rôle des syndicats dans les décisions stratégiques de l'entreprise, préparer un partage imposé des bénéfices des entreprises et se diriger à grand pas vers une économie socialiste, c'est totalement responsable.
La scène rapportée par le Figaro restera dans les annales :
«C'était un peu la Sainte-Laurence !», reconnaît un participant. «Ironique mais pas cassant», le chef de l'État a fait sentir à la présidente du Medef qu'il n'appréciait guère de subir un «cours d'économie» - dixit un autre participant - sur la répartition de la valeur ajoutée entre salaires et bénéfices. Lorsqu'elle en a appelé au «droit de propriété» pour rappeler que seul l'actionnaire fixe les dividendes, il a laissé échapper un «fichtre !» moqueur. Avant de s'étonner : «pourquoi refuser le débat, puisque vous avez de bons arguments ?» Une réflexion sur laquelle a embrayé illico Bernard Thibault. «Ahurissant ! C'était l'alliance objective de Sarko et de la CGT», s'étonne un autre chef de file. «Un vrai numéro de duettistes», sourit un ministre.
Si c'était la Sainte-Laurence pour Parisot transformée en tête de turc, Sarkozy, lui, a apprécié cette séance. En quittant ses hôtes, il a osé : «Je ne me suis pas ennuyé !». Nous non plus, on ne va pas s'ennuyer avec le contexte qui nous attend. Lorsque Sarko reprochait à Jégo d'avoir laché trop vite sur les revendications du LKP en Guadeloupe, il a enfoncé lui-même tous les records à la table des négociations. Ca sent la panique à bord. Evidemment, les syndicats ne sont pas satisfaits, histoire de ne pas montrer trop tôt leur satisfaction. Ils jouent sur du velour et peuvent certainement gratter davantage. Après tout, ce sont les Français qui paieront la note, qui subiront le chômage explosif qui en résultera...et qui meettront tout sur le dos de Sarko !
Rejoignant François Fillon sur ce point, je mets en avant cette proposition : le meilleur plan d'investissement dans les infrastructures à ce stade, c'est de construire un grand mur le long de la frontière. Pour empêcher nos entrepreneurs de se barrer avec valises, capitaux et bonnes idées.
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| Tags : sarkozy, cgt, sociale, crise |
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mercredi, 11 février 2009
L'insécurité monte
Si nous suivons un petit échantillon de Français, l'entourage familial de Nicolas Sarkzoy pour être plus précis, nous constatons que l'insécurité règne. Nous avons eu droit au détournement d'argent du compte bancaire du Président de la République. La pratique semble donc courante, et nos petits escrocs n'ont pas eu de bol en se retrouvant avec les plus fins limiers de la république sur le dos. Ce fut ensuite le tour de son ex-femme, Cécilia. Elle a eu droit à un vrai cambriolage. Ca valait le coup : 500.000 euros de bijoux envolés (qui ne correspondent pas à sa déclaration officielle peu de temps auparavant, mais passons). Et maintenant, c'est le frère de Nicolas, François Sarkozy, qui est victime d'un cambriolage ! D'un point de vue purement statistique, c'est inquiétant.
Peut-être ces faits concernent-ils davantage un certain milieu dans lequel ce genre de pratiques est courante. C'est l'impression que donne le commentaire de Ségolène Royal frappée par les mêmes maux. Ou que donne le comportement de Jean Sarkozy vis-à-vis de Monsieur Bellouti. Mais tout ceci n'est qu'affaire d'impression.
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| Tags : sarkozy, insecurite |
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vendredi, 06 février 2009
Prestation de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a réussi son show hier soir. Très bon sur la forme, toujours aussi incohérent sur le fond, le petit père du peuple veut à la fois faire évoluer les mentalités et libérer les énergies... et tout encadrer. On retrouve chez lui cette schizophrénie bien française : moins d'impôts mais plus d'Etat, maintien du service publlic mais avec davantage de concurrence, attirer les capitaux et libérer les entreprises de leurs carcans mais encadrer les salaires et gérer la distribution de leurs bénéfices à leur place. Hautement acrobatique.
J'ai beaucoup apprécié l'analyse à chaud de Vincent Bénard :
Quel dommage qu'économiquement, son discours soit toujours aussi contestable, même si ça et là percolent quelques aspects positifs au milieu d'un ensemble toujours aussi brouillon, dépourvu de ligne directrice claire, et où le fonds étatiste reste très prégnant.
Dans le plan de comm' du chateau sa défense spontanée de l'intervention de Sarkozy dans l'organe de presse officiel le Figaro, Etienne Mougeotte ose terminer "Le grand tournant" par une critique prudente, sans s'encombrer de la contradiction évidente qui émane de sa phrase :
"Encore faudra-t-il une vigilance extrême du président de la République pour que l'État protecteur ne devienne pas ce monstre Léviathan toujours prêt à nous étouffer pour assurer notre survie. "
Il faut dire que le paragraphe précédent de cette propagande cet éditorial rendait bien le ton général du caractère assez dirigiste des propositions d'hier soir :
La crise oblige à un retour de l'État dans toutes les économies des grands pays développés. La France désormais n'échappera pas à la règle commune. Il est légitime que l'État revienne parce que les Français le souhaitent pour se protéger.
J'aimerais bien que le grand Etienne m'explique quand l'Etat s'est retiré. Plus qu'un grand retour, j'observe plutôt une accélération de son extension ininterrompue. Les critiques de la gauche et des syndicats relèvent plus de la posture (ou de l'imposture) et n'apportent hélas pas grand-chose de neuf au débat. Les applaudissements de la droite sont tout aussi stériles. Nous ne sommes pas près d'avoir un vrai débat de fond. La CGC décroche la palme du commentaire inutile (sert-elle à autre chose ?) :
Il y a des choses intéressantes mais sans aucun axe stratégique clair.
Soyons positifs, Nicolas Sarkozy a fait des efforts et a pu montrer quelques traces de rudiments d'économie. C'est nouveau. Mais encore bien insuffisant pour affronter la crise actuelle.
12:20 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarkozy, reformes, crise |
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