jeudi, 18 janvier 2007

La « richitude », maladie textuellement transmissible devenue ISF-résistante

medium_Riche.JPGAlors que la grande migration des riches vers des cieux moins hostiles continue, la classe politique persiste à chasser cet animal en voie de disparition dans notre belle contrée. Elle bataille pour fixer le seuil fatidique au-delà duquel on est « riche », ce qui est bien entendu honteux dans leur bouche. Ces leaders politiques, responsables de cet appauvrissement de notre écosystème, justifient leur propre contribution à l’ISF avec un ton presque empreint de regrets. En insistant sur la culpabilité du succès économique, ce déni de réalité condamne surtout les Français à subir un déclin prolongé.

 

 

Si nos entrepreneurs, nos artistes, nos sportifs qui rencontrent le succès et nos retraités fortunés s’expatrient pour fuir nos prélèvements confiscatoires, qui va investir son argent dans nos entreprises performantes, fabriquer des richesses et créer des emplois utiles en France ? La richesse n’est pas une maladie honteuse qu’il faut cacher ou faire fuir. Fruit d’un travail hautement productif, ce pactole résulte avant tout de la satisfaction d’un nombre important de clients et de partenaires. Une fois constituée, la fortune se dépense largement dans des activités locales à haute valeur ajoutée et s’investit dans des projets prometteurs, eux-mêmes créateurs de richesse à leur tour.

 

 

Certes, un pays sans riches est un pays sans inégalités. C’est sans doute là ce que recherchent nos dirigeants politiques qui, eux, vivent heureux sous les ors de la république. Mais la SMICardisation des salariés, la précarité de l’emploi et le chômage de masse sont largement dus à notre environnement hostile à la prise de risque et au succès. Il est urgent de supprimer l’ISF, injuste et contreproductif, de supprimer les droits de donation et de succession afin de reconnaître la valeur des efforts consentis et à réduire la progressivité de l’impôt sur le revenu vers un taux unique, proportionnel au revenu. C’est à ce modeste prix que nous relancerons la confiance et son corollaire, la dynamique d’hypercroissance. C’est la condition nécessaire pour faire chuter le chômage et améliorer la qualité de vie presque générale.

 

Autrement, demandons officiellement au dernier "riche" d'éteindre la lumière en refermant la barrière de la frontière derrière lui.