samedi, 05 décembre 2009

Gros nuages sur la théorie du réchauffement climatique par l'homme

Le directeur du CRU, l'institut de recherche sur le climat qui inspire le GIEC et la plupart des gouvernements occidentaux, vient de démissionner. Le scandale du ClimateGate prend de l'ampleur et incite même les deux prix Nobel de la paix, Al Gore et Pachauri, à annoncer qu'ils vont enquêter sur le fond de l'affaire. Auraient-ils été manipulés ? En tout cas, la polémique bat son plein dans le monde...sauf en France.

 

Et puis voilà qu'aux dernières nouvelles, il semblerait que Google a des intérêts liés à cette thèse, et ralentirait la circulation de la contestation. Bref, nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises.

 

Sans surprise en France, s'attaquer à la théorie du réchauffement par l'homme est périlleux, comme vient de le vivre Eric Zemmour :

 

 

Comme le dit le jeune homme avec une certaine arrogance : "ce que je trouve dangereux, c'est de toujours contester les choses" puis "une société s'éduque". C'est sûr qu'avec pareilles valeurs, il nous assure d'aller tout droit vers un nouveau totalitarisme. Ce n'est donc pas un hasard si Dominique Voynet veut l'embaucher comme clerc de son église verte.

 

De nombreuses voix scientifiques commencent pourtant à sortir du bois pour s'élever contre les arguments du GIEC. Ceux-ci autorisent toute une série de mesures fiscales et réglementaires restrictives qui nous mènent sur le chemin de la décroissance. Claude Allègre, lui, enfonce le clou avec des arguments robustes à la veille du sommet de Copenhague :

 

 

Cette saga ne doit pas nous faire oublier les grands enjeux environnementaux actuels incontestables. L'accès à l'eau et la pollution des sols , la préservation de la biodiversité,  la déforestation, etc. L'indépendance vis-à-vis des ressources fossiles est aussi un enjeu géopolitique majeur.  Concernant les émissions de CO2, je souhaiterais enfin entendre un véritable débat contradictoire entre scientifiques...

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mercredi, 25 novembre 2009

Dérèglement de la théorie du réchauffement par l'activité humaine

26e-salon-internationel-caricature-dessin-presse-humour-rechauffement-climatique-effet-cerf.jpgJusqu'ici, nous subissions en silence le discours moralisateur de personnalités aussi qualifiées  que Nicolas Hulot, qui va en jet privé en vacances en brûlant 4.000 litres de kéro, et Yann Arthus Bertrand, ce patron colérique qui va de chez lui à son bureau en hélico (dixit Le Monde dans son portrait de ce personnage exotique). Ils nous prenaient de haut, nous les petites gens qui saccagions la planète sacrifiée sur l'autel de nos mauvais instincts. Avec la fin de la misère, nous voulions bouffer convenablement, voyager, nous soigner, bref, que d'horribles péchés pour cette nouvelle religion. Ses prêtres aussi sectaires que les scientologues n'ont cessé de brandir la menace de la fin du monde, exigeant de notre part une pénitence  terrible pour racheter nos très grandes fautes. Taxes, restrictions et décroissance, voilà l'horrible futur qu'ils nous promettaient (et que l'Etat est d'ailleurs en train de réaliser malgré lui et indépendamment de tout discours environnementaliste).

 

Il y avait bien quelques milliers de voix scientifiques contestataires, mais personne ne les prenait au sérieux. Leur carrière s'en trouvait même souvent menacée au point qu'un certain nombre  d'entre eux se sont résignés à se taire.  Les rares voix qui osaient s'exposer dans la contestation argumentée de cette thèse dominante se retrouvaient moquées et marginalisées, tout juste écoutées dans les émissions tardives pour faire remonter l'audimat. Pourtant, voilà-t-y pas qu'un scandale éclate à la veille du fameux sommet de Copenhague tant attendu pour son lot de mesures liberticides, au point de faire flancher un certain nombre de journalistes qui s'étaient pourtant faits les plus ardents défenseurs de la cause. Non, pas en France, ne rêvez pas.

 

Les mails du petit noyau de scientifiques adeptes de la thèse du réchauffement climatique par l'homme ont été divulgués par des pirates (ou à cause d'une mauvaise manipulation de serveur... ou les deux conjointement). Et leur contenu est explosif. Non seulement ils ont méthodiquement exclu des revues scientifiques et des médias les nombreux scientifiques qui osaient contester leur thèse,  méthode peu scientifique vous me l'accorderez, mais il semble bien qu'ils aient manipulé les données de leurs modèles. Pas étonnant qu'ils n'aient jamais voulu transmettre leurs sources à autrui. Allez, je vous cite l'ennemi public numéro 1 des anticapitalistes, le Wall Street Journal, qui n'y va pas par quatre chemins sur ce point :



However, we do now have hundreds of emails that give every appearance of testifying to concerted and coordinated efforts by leading climatologists to fit the data to their conclusions while attempting to silence and discredit their critics. In the department of inconvenient truths, this one surely deserves a closer look by the media, the U.S. Congress and other investigative bodies.

 

 

Par conséquent, nous risquons d'assister à l'effondrement d'une autorité morale (et prétendument scientifique) majeure dans le monde : le CRU, coeur de la pensée du GIEC, à l'origine du prosélytisme mondial en faveur de la décroissance pour diminuer les émissions de CO2. Aujourd'hui, l CO2 fait psscchhit et nous apprend qu'une fois de plus, de fumeuses théories ont été instrumentalisées pour restreindre nos libertés, et diriger arbitrairement nos choix de vie. Cette blague a déjà coûté fort cher.  Plusieurs personnalités politiques ont donc exigé l'ouverture d'enquêtes sur ces manipulations, les scientifiques visés ayant incité les gouvernements à dépenser l'argent des contribuables par milliers de milliards de dollars dans le monde pour lutter contre ce prétendu réchauffemen climatique.

 

Le Parti Libéral Démocrate demande que la France procède aux mêmes enquêtes pour s'assurer que les citoyens n'ont pas été les otages d'une manipulation terriblement coûteuse en profitant de leur crédulité, et de l'esprit moutonnier du pouvoir. La défense saura certainement prendre la parole et exposer ses arguments au travers de ses porte-parole habituels, fort médiatiques.

 


Complément d'enquête :

 

Et pour rappel :

vendredi, 09 octobre 2009

Environnement néfaste aux libertés

Le capitalisme a eu la peau du communisme, il aura celle de la sociale démocratie qui est arrivée au terme de sa logique et ne peut aller plus loin. Le socialisme a perdu toute crédibilité en menant ses promoteurs d'échec en échec. L'histoire ne touche toutefois pas à sa fin. Hélas, la soif de pouvoir des hommes a pris une nouvelle forme, donnant naissance à une nouvelle idéologie d'asservissement. Celle-ci permet tous les excès dans sa quête d'un homme nouveau, d'un homme lavé (sans détergent) de son péché originel : celui de vouloir améliorer sa vie et celle de ses enfants. Cette idéologie nous propose d'instaurer arbitrairement une société artificielle, aseptisée, c'est celle du développement durable à risque zéro. Elle a pour nom "écologie". L'idée est séduisante. A priori, nous sommes tous préoccupés par notre environnement, par la disparition de certaines espèces, de forêts primaires, par la pollution des nappes phréatiques et les menaces de marées noires. La guerre de l'eau est préoccupante. Mais lorsqu'on érige un principe flou au rang de religion et qu'on en détourne son sens dans une perspective de prise de pouvoir - pouvoir sur la société et les individus -, le danger devient réel.

 

Le risque de cette dérive écologiste est bien souligné par Claude Allègre : "En tant que scientifique et citoyen, je ne veux pas, comme certains, que l'écologie contribue à accentuer la crise et fasse encore plus souffrir les plus démunis. Je ne crois pas que les problèmes nombreux posés à la planète - eau, poussière, polluants, pesticides, réserves halieutiques, écologie côtière, biodiversité - doivent conduire à la décroissance économique et à la mise en pièces de l'économie de marché." L'enjeu n'est pas seulement économique et social, il est aussi culturel et, surtout, politique. L'un de ses grands prêtres, menacé à maintes fois de prison par la justice française, habitue petit à petit les Français au viol de la propriété privée, au principe actif de précaution qui revient à cogner large pour que Dame Nature trie elle-même les coupables, tant pis pour les innocents. José Bové est devenu une icône des "anti", et sa soif de pouvoir est insatiable. Les gens de son espèce ont compris qu'ils disposaient là des outils nécessaire pour asseoir leur pouvoir sur le peuple. Et nous remarquons tous que cette communauté presque cléricale s'élargit vite. Finis les Waechter, Voynet, il faut de vrais prophètes : Stern, Hulot, Al Gore (très judicieusement reconverti), ou celui qui ne se déplace qu'en hélico de chez lui au bureau, Arthus-Bertrand surnommé "écotartuffe" par ceux qui le connaissent. Les Courtillot et autres scientifiques qui contestent la vision du GIEC et de ses déclinaisons nationales sont exclus du débat... qui n'a pas lieu.

 

A nouveau, le consommateur, le bourgeois, le capitaliste, l'ambition matérielle sont condamnés par ce nouveau dogme. Impôts, taxes, réglementations sont conçus "pour notre bien", dans une perspective morale. Si ces écolos ont souvent été les plus ardents combattants des religions au nom d'une interprétation falsifiée de la laïcité, c'était sans doute pour mieux préparer le nouveau culte de la déesse nature. La scientologie, à côté de ces ayatollahs, ce sont des enfants de coeur. Cette nouvelle secte de l'écologie nous promet surtout un appauvrissement général, et une accélération du délitement social résultant de l'infantilisation déresponsabilisante de tout un peuple.

mercredi, 08 novembre 2006

Un impôt volontaire écologique : prélude aux impôts de demain ?

medium_31643.5.jpg"Après avoir calculé leurs émissions de gaz à effet de serre, des entreprises mais aussi des particuliers acceptent de les compenser en finançant des projets écologiques" dans le Figaro d'aujourd'hui.

 

Action Carbone propose à ceux qui le souhaitent de mesurer le volume de gaz carbonique qu'ils ont émis. Le site est bien conçu, sobre et très pédagogique. Nous sommes loin des discours effrayants qui, même s'ils sont fondés, nous incitent davantage à baisser les bras qu'à agir quotidiennement avec des actes simples. Leur vision est plutôt rassurante :

"La compensation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas la 1ère réponse dans la lutte contre le changement climatique. La réduction des émissions par des comportements économes et responsables est en effet l’action essentielle et prioritaire à mettre en œuvre. Cependant, certaines émissions sont « inévitables » et c’est à ces dernières que la compensation peut apporter une réponse.

Notre action n’est donc pas un moyen de déculpabilisation face aux émissions de gaz à effet de serre mais une action de responsabilisation supplémentaire pour réduire notre impact."

Ce discours me plaît car il sonne raisonnable. reste à payer, deuxième étape, la plus importante.

 

Fondé par l'Ademe et l'association GoodPlanet (créée en juillet 2005 et présidée par Yann Arthus-Bertrand), il permet en outre de verser l'équivalent d'un impôt volontaire à un fonds. Le montant proposé est de 15 euros par tonne de CO2. Evidemment, le premier partenaire de ce projet à apparaître dans la liste, c'est la Caisse des Dépôts, toujours là pour dépenser l'argent des contribuables pour acheter une bonne conscience au secteur public. Bon. Mais plus bas (donc moins visibles), "Défi pour la Terre", la fameuse association de Nicolas Hulot.

 

Qu'il s'agisse d'un financier ou d'Arthus Bertrand, qui a versé 22.600 euros pour compenser ses nombreux déplacements en avion (gourmands en kérozène), de nombreux individus écologiquement responsables ont versé leur écôt à l'association. Des entreprises ont également choisi de participer à ce projet, comme Cortal Consors, Yves Rocher et Lexmark !

 

L'ensemble des versements finance des projets "sobres" en carbone (énergies renouvelables, efficacité énergétique..) mais aussi des projets de séquestration de carbone afin d'absorber une partie du carbone émis et de l'enfouir. Déjà, deux concurrents proposent un type similaire ddirecte : l'ONG Geres (groupe Énergies renouvelables environnement et solidarité fondée au début des années 80) et une entreprise baptisée Climatmundi (calcul d'émissions pour vos voyages en avion très réussi !). 

 

Bref, le principe de cet impôt volontaire pourrait marquer un changement dans l'approche fiscale, non ? Ne pourrions-nous pas basculer progressivement certains impôts et taxes sur ce mode ?

 Rêvons un peu. Pourquoi ne pas offrir aux contributeurs des avantages urbains, par exemple ? La Ville de Paris pourrait faciliter la vie des imposés, comme forme d'incitation à payer cet impôt, sans nuire pour autant aux autres. A quand une carte "Privilèges VdP" avec certains tarifs négociés (stationnement, parkings), des files de priorité (crèche ...), un accès VIP aux élus de Paris et, pourquoi pas, un service de conciergerie pour toutes les démarches locales municipales ou administratives ?

 

En attendant, à mon chéquier !

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jeudi, 12 octobre 2006

Un projet de loi viserait-il à interdire la remise en question du réchauffement climatique ?

medium_h_9_ill_819306_claude-allegre.jpgTout a commencé par un article de Claude Allègre dans l'Express, dans lequel il déclarait : "La cause de cette modification climatique est inconnue. Est-ce l'homme? Est-ce la nature? Les archives glaciaires ou historiques nous indiquent que le climat est un phénomène capricieux. Les théories météorologiques mathématiques le confirment. Donc, prudence. ".

Mais son véritable crime de lèse-majesté venait fermer ce billet : "En attendant, l'écologie de l'impuissance protestataire est devenue un business très lucratif pour quelques-uns!".

Des noms ! Des noms ! Chercheurs du CNRS, Instituts de climatologie qui se gavent, ONG sur un créneau porteur ?

 

Ecrit par un éminent géophysicien, on comprend l'effet de tels propos ! Surtout que, contrairement à ce que laissent filtrer les médias, il n'est pas seul. Ses thèses sont partagées par les géophysiciens de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP), dont le directeur a déjà émis des propos assez proches. Mais le texte d'Allègre fut le point de départ d'un ouragan scientifique et médiatique. Certains députés, de droite comme de gauche, s'en émurent et tinrent à son endroit des propos peu amènes.

 

Un panel de scientifiques (tous fonctionnaires) transmit à l'Express une réponse "officielle" et scientifique à chaud : "On pourrait s'attendre à ce qu'un chercheur "éminent", ancien ministre de la recherche et académicien, donne une information d'expert scientifique responsable et non une information tronquée, presque partisane et fausse, surtout lorsque cela concerne un sujet sociétal"... et, surtout, un sujet qui les fait tous vivre aux frais du contribuable !

Après l'article de Stéphane Foucart dans le Monde, plutôt ouvert, Sylvestre Huet, dans Libé, fut incendiaire : [Claude Allègre] "s'y livre en effet à une série d'affirmations dont on hésite entre mensongères ou ignorance grave pour les qualifier.".medium_ass.2.jpg

 

Véronique Anger-de-Friberg, dans AgoraVox, intitula son texte "Claude Allègre, hérétique ?". Son texte révèle qu'elle comprend bien l'enjeu qui se dissimule derrière ce débat : "Les similitudes avec la tyrannie de la religion sont troublantes. Elles ne pouvaient que sauter aux yeux du libre penseur que je suis... dussé-je finir sur le bûcher ! ". Et en effet, les politiques commencèrent à tiquer. Comment séduire un public désabusé, autrement qu'en surfant sur les poncifs du moment ? C'est la voie (facile) empruntée par des politiciens qui s'accrochent à leur siège comme les moules à leur rocher, pour reprendre l'heureuse formule de Galouzeau à l'égard des fonctionnaires.

 

La réaction de Claude Allègre fut posée, franche et claire : "Ma chronique sur le «réchauffement climatique» ayant suscité trois ou quatre réactions d'une violence hors de propos, je me dois de mettre les points sur les i. ".

Son approche le distingue nettement du business écolo traditionnel, ces marchands de peur. Elle se fonde sur l'étude et la raison : "ce qui me distingue des fanatiques de l'effet de serre, c'est que leurs proclamations consistent à dénoncer le rôle de l'homme sur le climat sans rien faire pour combattre ce danger, si ce n'est organiser des colloques et préparer des protocoles qui restent lettre morte. C'est l'attitude de l'écologie dénonciatrice. Je me situe clairement dans l'écologie réparatrice. Celle qui propose des solutions concrètes pour préserver notre planète. Dans le cas présent, en aménageant le territoire pour la préservation de l'eau et la prévention contre les cyclones, en défendant l'idée des voitures hybrides ou électriques dans les villes et les recherches sur la séquestration du CO2." [...] "Allègre manipule le texte, trompe ses lecteurs". Rien que ça !

Et, pour finir, une conclusion qui cogne : "Ce dont je rêve, c'est que l'écologie soit le moteur du développement économique et non un obstacle créateur de peurs.". Un politique pareil me plait, même si je ne partage pas ses convictions sur certains sujets pour lesquels il réagit en vrai paléo-collectiviste. Il n'est manifesteemnt pas là pour se faire des potes ! La méthode est parfois brutale, mais elle a le mérite d'être claire, non alambiquée.

 

Hélas, il est trop tard. Un projet de loi commencerait à circuler dans l'hémicycle et pourrait être proposé dans les prochaines semaines. Pendant que Daniel Schneidermann réagissait avec une parfaite mauvaise foi sur Big Bang Blog, un député UMP aurait avancé : "on ne peut permettre aux intellectuels, aux scientifiques, de remttre en question des vérités que personne de sérieux ne conteste". Du côté du Parti Communiste, même type de réaction visiblement. Si le PS défend plutôt Claude Allègre, les tensions actuelles se traduisent aussi par de belles petites trahisons dans le dos. Certains n'hésiteraient pas à le désavouer et à soutenir ce projet de loi. Bref, il pourrait transcender le clivage gauche-droite et passer en force avant la fin de l'année.

Contester le réchauffement climatique risquerait alors de devenir un délit, sanctionnable par de la prison avec sursis et des amendes pouvant atteindre 45.000 euros !

16:55 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : rechauffement, allegre, environnement | | | Digg! Digg |  Facebook