mercredi, 02 mai 2007

Les squats se multiplient comme des petits pains

Aujourd'hui, en passant le long de la Bourse, un nombre important de cars de CRS déployés autour du Palais Brongniart a attiré mon attention. En fait, un petit groupuscule d'extrême gauche, dont le DAL, avait envoyé quelques sbires occuper symboliquement ce lieu privé, propriété d'Euronext. L'expulsion manu militari n'a pas tardé, encore heureux.
 
 
medium_Squat_Bourse.jpgIl est probable que le squat installé juste en face depuis plusieurs mois dans les locaux inutilisés du CIC, avec son Ministère de la Crise du Logement, soit l'instigateur de ce mauvais canular. Ce serait amusant si les propriétaires légitimes, déjà privés de leur bien, ne devaient pas porter un coût de restauration considérable. Pour rappel dans un autre angle de la place, des squatteurs avaient transformé un bel immeuble haussmanien en décheterie géante il y a plusieurs années, la pierre de façade ayant subi de lourdes dégradations. Chaque fois, les immeubles très délabrés par ces occupations sauvages ont dû subir de longues et coûteuses restaurations.
 
 
A la spoliation, le propriétaire doit ajouter les frais de remise en état. Personne ne dénonce ce scandale avec la vigueur nécessaire. Or, ces actions sauvages se multiplient face à l'inaction des autorités. Elles ne font qu'alimenter la crise du logement. Les propriétaires ont peur pour leur bien, exigent des loyers de plus en plus élevés, des garanties de plus en plus folles et le nombre de logement vacants augmente chaque année ! Il est temps d'arrêter la démagogie et de faire respecter le droit de propriété, consacré par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen :
 

Art. 2. -

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

 
 
Version Bérus, pour montrer le ton de cette politique de viol de la propriété privée à ceux qui en ont encore une vision romantique :