jeudi, 21 avril 2011
Le jeu des 1 000 euros
Dans un discours prononcé ce mardi dans les Ardennes, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de mettre en place une prime de 1 000 euros pour les salariés d'entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires. Une usine à gaz supplémentaire ?
Le gouvernement français considère encore que le pouvoir d’achat se décrète arbitrairement. Nicolas Sarkozy a bien su s’augmenter royalement en début de mandat, ce n’est pas plus compliqué que ça après tout. Par ailleurs, la classe politique raisonne selon une logique à très court terme, dictée par la courbe des sondages : 2012 c'est déjà le long terme.
14:24 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : prime de 1000 euros, dividendes, pouvoir d'achat |
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lundi, 03 décembre 2007
Sarkozy vainqueur du concours Lépine du pouvoir d’achat
On attendait « du lourd », on a eu droit à des mesures disparates et confuses. Alors que sa côte de confiance vient de passer sous la barre des 50 % dans un sondage TNS-Sofres, Nicolas Sarkozy devrait davantage écouter François Fillon qui ne cesse de répéter qu’il n’y a pas « d’argent à distribuer », que « La France est en faillite ». Alternative Libérale rappelle que le pouvoir d’achat ne tombe pas du ciel mais vient de la croissance et de la création d’emploi. Quand seront engagées les vraies réformes de fond que les Français attendent toujours ?
Au cours de la chasse aux idées originales, chacun y est allé de sa proposition : baisse des charges sur le chauffage dans le parc locatif social ici, prime annuelle de 1 000 euros aux salariés des PME-PMI là. Tout y est passé : figer les loyers, le prix du gaz et de l’électricité. Henri Guaino, premier conseiller du président, recommande de laisser filer le déficit de l’Etat et d'alourdir la dette publique. Heureusement que la plupart de ces idées saugrenues ne figurent pas dans le tableau final retenu. Il n'en reste pas grand chose au final, c'est déjà ça. Mais hélas, une fois de plus, on ne retrouve aucune mesure libérale créatrice de richesse et d’emplois.
Le résultat est édifiant. Au lieu de libérer le temps de travail hebdomadaire pour en confier le niveau aux partenaires sociaux, nous assistons à un retour bricolé en arrière qui alourdira la charge des entreprises et la relation entre employeurs et salariés. Notons la création d’une nouvelle agence publique, une de plus, chargée de garantir les loyers impayés à la place des locataires. Visiblement, on prend les mêmes méthodes qui ont largement prouvé leur inefficacité (encadrement, régulation et bureaucratisation) et on recommence.
En toute sumplicité, voici une grosse économie pour le pays : licencier l’irresponsable Henri Guaino pour incompatibilité économique avec la croissance. Tout le monde devrait y trouver son compte.
15:50 Publié dans Economie, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : Henri Guaino, pouvoir d'achat, croissance, emplois |
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lundi, 22 janvier 2007
Professeurs paupérisés : taisez-vous, la fonction publique s'occupe de vous !
Bien que Le Monde affirme que "le thème du pouvoir d'achat n'est pas directement au centre de la mobilisation actuelle des syndicats d'enseignants ni de la manifestation nationale organisée, samedi 20 janvier, à Paris, par la FSU", le blues des enseignants concerne tout de même bien cet aspect des choses, en plus du traitement déshumanisé des carrières propre à la fonction publique.
Un syndicat plutôt à droite évoque le "hold up" récent pour parler de la suppression des heures supplémentaires par le Ministère, soit 800 à 1000 euros de moins par mois pour les malchanceux ! C'est que derrière la mystification de "la vocation" qui permet d'éluder les questions de salaires, les profs sont vraiment mal payés...et on ne leur permet pas de "travailler plus pour gagner plus" ! Cette liberté élémentaire n'est même pas accordée aux petits soldats de la république. Voilà une belle conséquence de l'hégémonie des syndicats enseignants, aussi collectivistes que peu représentatifs des pauvres enseignants piégés, et qui n'ont jamais autorisé la moindre réforme. Il y a bien eu la dispute sur les remplacements volontaires qui exigaient une double (voire une triple) compétence des enseignants, comme on le demande dans de nombreux pays européens tout à fait civilisés. Mais aujourd'hui, la situation s'aggrave nettement pour les enseignants.
Voilà qu'une collègue évoque devant moi son recours à Acadomia, fameuse boite d'enseignement complémentaire destinée à accompagner les enfants qui traversent des périodes un peu difficiles. Elle a demandé si elle pourrait disposer des services d'un enseignant plutôt que d'un étudiant. La réponse a confirmé l'ambiance post-stalinienne de l'Education Nationale, ou plutôt de la Rééducation Nationale : "Nous n'avons pas la possibilité de recourir à des enseignants en activité. S'ils sont pris en train de donner des cours en plus de leur fonction d'enseignant, ils sont suceptibles d'être sanctionnés lourdement". Restent les profs retraités...
Conclusion : Un enseignant est mal payé, n'a pas le droit de faire des heures sup' : même s'il le souhaite légitimement et s'adresse à des organismes privés hors de son travail, il peut être viré pour faute professionnelle. De qui se moque-t-on ?
Pourquoi chaque école ne gèrerait-elle pas ses ressources humaines comme elle l'entend, sans tutelle d'une académie bureaucratique ? Souhaitons enfin que chaque enseignant puisse employer son temps comme il l'entend une fois remplie sa mission quotidienne pour laquelle il est rémunéré contractuellement.
16:30 Publié dans Libertés individuelles, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : professeurs, enseignants, ecole, précarité, pouvoir d'achat |
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mardi, 12 décembre 2006
La mairie de Paris dilapide l'argent des Parisiens dans le logement
Sous la pression des verts, le maire de Paris a finalement décidé de consacrer une part de l'argent des contribuables à l'acquisition de logements parisiens dans le cadre de la "vente à la découpe", surtout s'il s'agit de logements vétustes, sans grand confort sanitaire, habités par des occupants dont le revenu est inférieur à 900 euros. En-dessous de cette barre fatidique, sauvé, au-dessus, tant pis !
L'effort financier sera de 900 millions d'euros par an, soit un effort contraint de 50 euros environ par Parisien pour racheter quelques milliers de logements chaque année. Autant de pouvoir d'achat en moins, surtout qu'à ces 50 euros spécifiquement destinés à l'achat, il faudra ajouter le budget de leur remise en état (après relogement des occupants le temps des travaux), soit sans doute un montant assez proche en sus : nous sommes déjà à 100 euros par an et pour chaque habitant (nourrisson inclus) pour cette seule mission prétendument sociale.
Premier effet d'achats massifs de logements : les vendeurs, qui ne sont pas nés de la dernière pluie, augmenteront sensiblement leur prix et tireront à la hausse l'ensemble des gammes moyennes et supérieures de logement. Cela devrait toutefois faire le bonheur des propriétaires actuels...et permettre quelques opérations spéculatives sur des lots difficiles à écouler. Les logements vétustes de quartiers difficiles ne sont pas toujours évidents à bien rentabiliser. Avec une mairie aussi présente, les marchands de bien sauront à qui s'adresser.
Deuxième effet : les habitants ainsi logés dans un cadre protégé n'en bougeront plus. Or, plus la fluidité d'un parc d'habitation diminue, plus la demande générale se concentre sur le parc fluide résiduel et y amplifie les tensions sur les prix.
Troisième effet : dégradation des rapports sociaux. L'effet de seuil entre les "protégés" et les citoyens normaux, qui eux payent le prix normal, est de moins en moins bien vécu. Les classes moyennes voient leur situation se dégrader comparativement à des classes plus défavorisées qui, sans effort, s'en sortent mieux sans partager leurs incertitudes. Les files d'attente s'allongent pour rentrer dans cette bulle, le mécontentement et la pression pour collectiviser le logement s'amplifient, entrainant avec eux l'accélération de la hausse des loyers du secteur libre. Au final, Paris devient une ville de pauvres et de très riches, sans classes moyennes.
Enfin, il faut bien comprendre le mécanisme de "droit de préemption urbain" car il est probable que la mairie y ait un jour recours. Lors d'une mise en vente, la mairie peut opposer son droit de préemption, mais à son propre prix. Le vendeur a alors le choix entre : accepter le nouveau prix, renoncer à la vente ou saisir le juge d'expropriation pour qu'il détermine le prix (autant dire "jouer à la roulette russe" avec frais d'avocats, délais importants et incertitude jusqu'au bout). La mairie de Paris dispose donc d'une arme redoutable si elle souhaite cogner sur le marché immobilier ! Il faut dire que pour réaliser ce noble projet d'acheter des appartements avec l'argent des uns pour loger les autres, encore faut-il qu'il y ait des opportunités sur le marché des immeubles à bas loyer ! C'est rarement le cas.
Toutefois, si la mairie cherche à imposer ainsi ses conditions aux propriétaires, les institutionnels n'auront certainement plus envie de vendre leurs biens, raréfiant davantage l'offre avec un effet simple: pression sur les prix à la hausse et augmentation du nombre de logements vides,
Une chose est certaine : ce cran supplémentaire de collectivisation du secteur du logement incitera encore moins les investisseurs institutionnels à investir dans le logement pour obtenir des revenus locatifs réguliers de faible rendement. Ils sont déjà peu nombreux, il nous faudra les oublier.
Vente à la découpe : scandale ou simple mécanisme de marché ?
Le débat sur le logement favorise généralement toutes les démagogies. La méconnaissance grave des mécanismes sous-jacents complique davantage le débat qui reste hélas sur le plan de l'émotion plutôt que de la raison. Lorsque Jeanne Moreau se plaint de ne pouvoir racheter son appartement à 6.400 euros du m2 situé square du Roule dans le 8 eme arrondissement, cela fait sourire tout le monde : compte tenu de ses moyens et à ce prix-là, cela reste une excellente affaire. Nombre de ceux qui n'ont pas ses revenus et payent le prix normal du marché aimeraient pouvoir acheter cet appartement ce prix-là ! C'est triste d'en arriver à une vision aussi nombriliste et étriquée des mécanismes du logement: Jeanne a bien profité d'un loyer très en-dessous de ce que les gens normaux payent, c'est tant mieux pour elle. Mais exiger d'en faire un privilège perpétuel, c'est même se moquer du monde !
Le fait que les loyers soient bloqués pour des investisseurs institutionnels a contribué à diminuer le rendement de leur capital en-deça du raisonnable. Aussi ont-ils tout intérêt à libérer leur capital pour aller le placer ailleurs, d'autant plus que le marché immobilier a bien monté et qu'ils peuvent compenser par une plus value confortable et légitime le manque à gagner des dernières années (parfois des nombreuses dernières années, et je pense au cas de Jeanne Moreau qui vit square du Roule depuis longtemps). Parmi vous, qui confierait son argent à un fonds qui vous garantirait un rendement quasi nul ? Autant placer ses économies sur un plan d'épargne basique et sans risque.
Après tout, cela n'est que justice : après avoir bénéficié longtemps de loyers dérisoires, n'est-il pas sain que ces locataires chanceux payent enfin le même prix que les citoyens normaux ? Les privilèges sont-ils acquis pour la vie ? Pourquoi ne pas les transmettre de génération en génération ? Pourtant, c'est ce qui est en train de se passer. Jeanne peut dormir tranquille : la mairie va certainement préempter son logement avec mon argent et lui garantir son loyer royal jusqu'à la fin de ses jours. Elle pourra continuer à consacrer ses gras émoluments, certes bien mérités, à d'autres postes de son budget de dépense, contrairement à la majorité des sans-culottes.
17:55 Publié dans Economie, La vie à Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : logement, vétuste, mairie de paris, pouvoir d'achat, vente à la découpe |
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