lundi, 26 janvier 2009

Plan de relance : la grande illusion

Logo la Tribune.gifPublié dans la Tribune du 23/12/08

(après une mise en ligne en décembre sur ce blog et sur le site du Parti Libéral Démocrate)

 

La crise financière n’a pas que des mauvais côtés. Elle a incité les grands pays à coordonner leur action et renforcé la dynamique de la mondialisation. Loin d’une « refondation du capitalisme » préconisée par Nicolas Sarkozy, le G20 à Washington a réaffirmé avec vigueur son attachement au jeu de la concurrence et au libre-échange. La crise révèle aussi des failles importantes. Derrière l’apparente relance de la construction européenne, l’Union Européenne subit un stress important. Les interventions publiques massives ont montré leurs limites et engendré de nouveaux dangers sans ramener la confiance des acteurs économiques. Aujourd’hui, le clivage grandit entre la France et l’Allemagne autour de l’orthodoxie budgétaire, et plusieurs pays de la zone euro connaissent des difficultés pour financer leurs besoins. Dans un tel environnement, les plans de relance sont périlleux et d’une efficacité contestable. S’il a la volonté de faire des choix difficiles, le gouvernement dispose d’autres moyens éprouvés pour favoriser la reprise.

 

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lundi, 08 décembre 2008

Relance : polyphonie inaudible

poste.jpgEtonnant de ne pas entendre de voix s'opposant au principe même de la relance par la dépense publique, même pas un regard critique. Même Charles Wyplosz, pourtant ardent libéral, fait l'apologie de la relance budgétaire. Bon, il prère la baisse d'impôt à l'augmentation de la dépense :

"En fait, dans un pays où la moitié du PIB est absorbé par les dépenses publiques, l’urgence est de dépenser moins, certainement pas plus, fût-ce de manière temporaire. D’autant que les habitudes sont vite prises.

La relance doit donc opérer du côté de la pression fiscale. "

 

Guy Sorman ne développe pas trop sa critique aussi simple que violente : "La relance nulle". On l'a connu plus inspiré.

Le seul à se lancer dans l'analyse à chaud des mesures, c'est Econoclaste. Au milieu de son message, on trouve cette remarque qui aurait dû figurer en préliminaire :

  • last but not least, ces dépenses, elles sont vraiment porteuses de croissance ? On a envie de dire que ce n'est pas le problème du moment, mais bon, puisqu'on nous en parle... on peut, pour caricaturer, évoquer cette page chez Xavier Sala-i-Martin qu'Alexandre signalait récemment.


Le reste n'est que littérature, histoire de meubler, de montrer qu'on s'intéresse et que la dépense publique, même inutile (ne pas le crier trop fort), c'est bien en temps de crise. Dans l'ensemble, les mesures sont confuses dans leur principe et dans leur évaluation. Aupoint qu'Iconoclaste finit ainsi :

Même si je ne suis pas animé par les mêmes réticences, j'avoue me reconnaître dans les mots que Piketty a eu sur l'absence de lisibilité des montants réellement en jeu, bien que, contrairement à lui, je m'écarte de la question de savoir s'il s'agit d'argent déjà prévu ou non. Pour l'instant en tout cas, puisque la question ne sera pas anodine quand il faudra envoyer une seconde salve.

 

Préparons-nous à une seconde salve de dépenses. Confuses et probablement aussi inutiles. Et toujours aussi peu contestées.

11:31 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plan de relance, budgetaire, fiscal | | | Digg! Digg |  Facebook