dimanche, 09 décembre 2007
Ron Paul : when you sacrifice Liberty to security, you lose both

Ron Paul est l'outsider républicain des primaires aux Etats-Unis (voici le blog français de sa campagne). Ce libertarien (libéral au sens européen du terme, et non pas "liberal" au sens américain) est parvenu à se hisser au niveau des grandes figures républicaines avec un discours radicalement différent des autres candidats, notamment parce qu'il est le seul à s'être opposé à la guerre en Irak depuis l'origine. Le 5 novembre, une grande opération lui a permis de lever 4 millions de dollars en une seule journée. Un record aux Etats-Unis. Signe qu'un déclic a eu lieu. De nombreux grands médias ont alors dû se pencher sur ce cas atypique qui a émergé hors de tout système établi.
Si je ne partage pas certaines des positions de Ron Paul, notamment en ce qui concerne les banques centrales et l'immigration, je trouve son discours très intéressant. D'autant plus intéressant que ce qui est en train de se passer est important. Face aux dérives liberticides, face aux dérives protectionnistes, face à l'inflation réglementaire, face à l'envol des dépenses publiques qui atteignent des niveaux faramineux, soutenues par l'action d'industries qui en vivent comme le secteur de l'armement, il tient un discours cohérent qui séduit de plus en plus d'Américains. Même s'il ne franchit pas la barrière des primaires, ses idées resteront. En espérant que d'autres porte-parole libéraux talentueux prolongeront ce combat.
Le 16 décembre, l'équipe de campagne de Ron Paul propose de fêter les 234 ans du Boston Tea Party à Boston, déclencheur de la Révolution Américaine contre l'oppression fiscale britannique, et de renouveler le coup du "money bomb" du 5 novembre. Objectif : récolter plus de 10 millions de dollars en une journée.
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| Tags : Ron Paul, primaires Etats-Unis, parti républicain, présidentielle |
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mercredi, 26 septembre 2007
Je suis un Républicain libertaire
C'est ainsi que se définit l'une des personnalités les plus influentes dans le monde. Pythie des marchés, ses phrases sont toujours décortiquées et chacun de ses mots étudié avec le plus grand soin. Même à la retraite, ses commentaires ont un impact mondial. Je vois en lui l'un des plus actifs promoteurs de la pensée libérale par son opposition aux réglementations et sa défense constante du gouvernement minimum et de la baisse de la pression fiscale. Il préfère Reagan à Clinton, et Clinton à Bush : "Le président Bush aurait pu faire des choses merveilleuses avec tous ces atouts. J’ai été attristé de voir que les républicains ont oublié leur programme de réduction de la taille du gouvernement, d’encouragement de la concurrence et de réduction des taxes et des dépenses publiques, pour choisir de conforter leur pouvoir. À la fin, ils ont tout perdu ".
A l'occasion de la publication de ses mémoires, largement commentés partout dans le monde, "Al" en profite pour distribuer ses bons points et ses mauvais points aux pays qui l'accueillent et pour donner ses recommandations. Dans une interview donnée au Figaro, il parle de la France : " J’admire la France pour beaucoup de raisons. Il est clair que votre histoire est plus longue que la nôtre. Ma femme adore Paris. Le Louvre est sans égal. Je comprends que les Français jugent que leur civilisation est supérieure à la nôtre. ". Cette gentille condescendance vient après un discours plus franc : "seules des hausses de productivité assurent la progression du niveau de vie.
Pour en arriver là, il faut un processus efficient d’allocation de capital. Celui qui fonctionne le mieux est celui du marché libre. Naturellement, cette «destruction créative» est extrêmement pénible pour les individus qui sont du côté des perdants. ".
Les seules réponses aux effets négatifs mais inéluctables de cette destruction créatrice, ce sont l'enseignement, la formation et une grande mobilité sociale. En protégeant les entreprises en déclin, nos gouvernements bloquent ce processus nécessaire et font du chômage de masse une fatalité, avec toutes les conséquences sociales, culturelles et économiques qui en découlent mécaniquement : "Les champions nationaux sont certes très utiles pour stimuler la conscience nationale d’un pays. Mais si l’État se met à protéger une société vieillissante, il prend le risque de soutenir une firme qui, laissée aux forces du marché, disparaîtrait logiquement. (...) Naturellement, je sais que les États-Unis protègent aussi certaines de leurs firmes ou certains de leurs secteurs. Et je pense que c’est une grave erreur. Les Britanniques sur ce point sont plus vertueux que l’Amérique et la France."
Laisser les entreprises disparaître permet d'en laisser de nouvelles se développer et renouveler les produits et les prestations dont le plus grand bénéficiaire final est le consommateur. Nous perdons notre industrie ? "l’industrie manufacturière, ce n’est pas un secteur d’avenir. L’avenir est dans les idées qui servent à concevoir des produits." nous répond aussitot Greenspan. Mais un tel laisser-faire exige un système scolaire, universitaire et de formation continue de grande qualité. Pour disposer d'établissements adaptés, il est nécessaire de favoriser la meilleure émulation entre eux au travers d'un marché libre de l'enseignement et de la formation. L'Etat doit se désengager de ces domaines bien trop importants pour lui en laisser la supervision.
En tout cas, en lisant ses écrits, je me sens un peu, à mon tour, républicain libertaire.
07:30 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : Alan Greenspan, libertarien, libéralisme, parti républicain |
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