jeudi, 14 janvier 2010

Le Parti Libéral Démocrate est en campagne pour les régionales

Ca y est, la campagne des régionales a démarré pour le Parti Libéral Démocrate. Mardi 12 janvier, nous avons présenté à la presse notre "Plan d'urgence pour l'Ile de France". Samedi 16 janvier aura lieu le lancement de "l'Union Centriste" à Alès dans le Gard, Languedoc Roussillon. D'autres régions suivront. C'est le premier gros scrutin que doit affronter le PLD, si on laisse de côté l'élection de l'assemblée des Français de l'Etranger (notre liste avait obtenu 14 %, en juin 2008, et obtenu un élu). Les scores qu'atteindront nos listes constitueront une première mesure de notre capacité à nous implanter dans le paysage politique.

En Ile de France, c'est avec les responsables franciliens de Gauche Moderne, parti rattaché à l'UMP, et des centristes indépendants que nous avons constitué une liste de propositions concrètes d'inspiration libérale. A sa tête, Serge Federbusch, conseiller du Xeme arrondissement de Paris, magistrat et auteur de Delanopolis.fr. Samedi prochain, ce sera au tour de Paulette Vicente, assistante sociale et conseillère nationale du PLD, d'annoncer le lancement de sa campagne aux côtés de Christian Jeanjean. Les prochaines semaines seront cruciales, l'aide de tous les volontaires est donc très bienvenue. Pensez qu'avec quelques centaines d'euros de votre poche, ce sont plusieurs dizaines de milliers de professions de foi que nous pourrons imprimer. Aussi, je me permets dminsister et de rappeler que chaque soutien, chaque don, chaque bulletin compte.

 

 

mardi, 25 novembre 2008

Explosion du PS, nostalgie libérale

Depuis 15 jours, Nicolas Sarkozy ne fait à nouveau plus la une des journaux. Après le G20 plus capitaliste que jamais, c'est la déflagration au PS qui occupe la première de couverture des médias. En jeu, le choc d'ego, l'alternative entre la voie social démocrate et radicale, entre l'alliance à l'extrême gauche ou au centre, la soif de pouvoir local ou national, etc.  Hier, les verts (qui hésitaient entre l'extrême extrême gauche et l'extrême gauche tout court), aujourd'hui le PS. Bref, les libéraux ne sont pas seuls à aimer les conflits et les scissions. Ce temps joyeux des attaques personnelles, des coups bas et des tricheries dans l'ombre, tous les partis politiques l'ont connu. Il est facile de se moquer du Parti Socialiste, pas de lui faire la leçon. Surtout lorsque les commentaires et suggestions viennent de l'UMP. La vie au sein d'un parti, c'est sportif. Ils ont souvent survécu à ces moment de friction. Parfois non. Et sur ce plan, les plus petites formations sont sans doute les plus fragiles. Ayant reçu une quantité importante de messages me demandant pourquoi un aussi jeune parti qu'AL avait explosé en vol et donné naissance au Parti Libéral Démocrate, je mesure le degré d'incompréhension des observateurs qui, de l'extérieur, ne connaissent pas le fonctionnement d'un parti (ou ne veulent pas le connaître).

 

Est-ce sain d'étaler son linge sale en public ?

Deux écoles s'affrontent. La première regroupe à la fois ceux que ces questions d'ego choquent et ceux qui ne veulent pas se poser de questions sur les enjeux internes au parti. La seconde considère que la transparence est essentielle, et que le débat doit rester le plus ouvert possible, accessible à tous. Ce clivage n'est pas propre à la vie politique, il se retrouve dans tous les actes de la vie sociale. Faut-il dissimuler la vérité et mentir par omission...pour le bien général, ou assumer publiquement les difficultés, les divergences et les conflits ? "Etre politique" signale en général des qualités de discrétion dans les manoeuvres et les complots. Nous découvrons que cela peut aussi aboutir à des batailles publiques. N'est-ce pas préférable ?

Dissimuler les enjeux du pouvoir au sein d'un parti consiste surtout à maintenir l'opacité afin de jouer tranquillement au billard à 3 bandes. Coups tordus et manipulations derrière la vitrine nickel. Les observateurs sont rassurés, et surtout ne préfèrent pas savoir. Je pense qu'il s'agit d'une forme de lâcheté de leur part, car ils savent pertinemment ce qui se déroule en coulisse. Mais ils ne souhaitent que voir un gagnant qu'ils peuvent admirer sans trop se poser de question. Appartenant à l'école de la transparence, j'avoue qu'il n'est pas tant difficile d'être transparent que de se confronter au déni de réalité de ceux qui fuient la réalité de ces conflits.

 

La politique, promotion des idées ou des personnes ?

Quoi qu'on pense des idées, la politique est avant tout une question de personnes. A la présidentielle, on ne vote pas tant pour un programme que pour une personne. Les médias valorisent d'abord les profils qui passent bien. Lors d'un tractage sur un marché, c'est la qualité d'écoute, la capacité à chercher un compromis qui convainc les électeurs. Eventuellement l'étiquette, rarement les idées. Dans les grands partis, on vous juge sur votre capacité de mobilisation militante et électorale et, surtout, médiatique, sinon sur votre statut. Est-ce si choquant ? Une entreprise ne se développe que si ceux qui la constituent ont du talent et savent le valoriser à l'extérieur auprès de leur clientèle. On peut se poser légitimement sur la nature du talent qui est valorisé en politique, et surson utilité pour le pays. Mais cela nous engagerait sur un autre débat.

Il est aussi vrai que les idées seront bien servies si elles sont portées par des personnalités qui se font entendre, qui savent conquérir leur place sur un échiquier politique hautement concurrentiel. Bref, les meilleures idées du monde ne progresseront pas si elles ne sont pas promues par des individus, si possibles nombreux et organisés, qui ont le talent nécessaire pour le faire, ainsi que de la chance. Et tant mieux si ces individus ont les idées claires et un bon projet.

 

Lors du conflit au sein d'AL, les quelques éléments qui ont été rendus publics ont donné lieu à des réactions passionnelles de sympathisants qui ne voulaient pas (ou ne pouvaient pas) accepter qu'un projet politique libéral n'en demeure pas moins un projet collectif, avec les mêmes soucis que d'autres partis politiques, plus anciens et nettement plus importants. Peut-être aurais-je dû jouer la transparence totale et rendre publiques l'ensemble des manoeuvres du clan fondateur d'AL qui avait bien verrouillé le parti avant d'emporter la bataille qui nous opposait dans des conditions plus que douteuses. Cette expérience a toutefois été une excellente école en coups bas et basses manoeuvres. Hélas, même enrichi par ces techniques efficaces, j'avoue ne pas aimer ce jeu-là. Certains semblent en adorer les subtilités et la perversité. Ce n'est pas mon cas. J'admets volontiers l'importance de savoir agir efficacement dans ces conflits propres au monde politique, ce qui exige parfois de s'asseoir sur quelques principes. Je n'en crois pas moins l'éthique personnelle importante. Reste à savoir s'il vaut mieux gagner par tous les moyens, ou accepter de perdre par souci de ne pas franchir certaines lignes. Ce qui se passe au PS, parti autrement plus important qu'une jeune formation libérale issue de la société civile comme le PLD, est riche d'enseignement sur ce plan.

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dimanche, 20 avril 2008

Le Parti Libéral Démocrate est né

Au terme d’une assemblée constituante, le Parti Libéral Démocrate est né. Son ambition est simple : promouvoir un discours libéral fédérateur pour les libéraux de toutes origines et de toutes sensibilités, obtenir des élus qui défendent les valeurs libérales dans l’arène politique.

 

Il n’aura échappé à personne qu’un certain nombre d’entre nous viennent d’Alternative Libérale. Il s'agit de bien plus que « du rififi chez les libéraux », comme l’a titré Le Figaro. Cette « scission » résulte avant tout d’une divergence stratégique profonde entre le noyau dur qui verrouille AL depuis l'origine et une bonne partie de la communauté libérale qui s’en est rapidement désintéressée. On peut certes se poser la question de savoir si deux partis libéraux sont vraiment nécessaires. AL et le Parti Libéral Démocrate ne concernent pas le même public. Déjà aujourd'hui, nous attirons à nous des sympathisants qu'AL n'intéressait pas pour des raisons de ligne ou de stratégie. Alors que l'attente d'une formation libérale est forte au moment où l'échiquier politique entre dans une phase de décomposition rapide, je suis profondément optimiste pour notre avenir. Et après tout, personne n’est plus favorable à la concurrence que les libéraux, même sur le marché de la politique. A chacun de trouver sa place.

  

Le Parti Libéral Démocrate tiendra un discours clair afin d’être être d’abord entendu là où les libéraux sont attendus. Nous proposerons des réponses aux enjeux de la mondialisation et des délocalisations qui inquiètent tant les Français. Nous évoquerons la réforme de l’Etat, de la fiscalité. Et cela ne nous interdira nullement de surprendre sur des thèmes plus inattendus pour un public qui connaît mal le libéralisme : solidarité et protection sociale, enseignement et égalité des chances, sécurité et libertés, immigration, etc.

Dans un pays où les électeurs persistent à se classer sur une échelle bipolaire, l'arrogance de nous situer au-dessus serait stérile. Par conséquent, nous assumerons le fait que nos partenaires naturels sont au centre droit et à droite à ce jour, et pas à gauche où le rejet des fondements du libéralisme reste trop fort. Il est triste que la gauche française soit encore si éloignée de la modernité du travaillisme anglo-saxon, et nous espérons qu’elle évoluera dans cette direction au cours des prochaines années. En attendant, c'est au sein d'une partie de la droite française, qui n’est pas pour autant libérale, que nous trouvons une compatibilité avec nos idées. Nos affinités nous portent vers elle, sans remettre notre identité en question. 

 

L’avenir nous dira si notre pari est bon. L'avenir nous dira si nous avons répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des libéraux de ainsi que des Français qui commencent à désespérer de ne voir aucun changement dans le déclin de notre pays. De manière plus prosaïque, notre organisation est en train de se mettre en place. Il faudra patienter un peu pour en savoir plus. En attendant, n’hésitez pas à me contacter.

22:48 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note | Tags : pld, parti libéral démocrate | | | Digg! Digg |  Facebook