mercredi, 29 avril 2009

Just say NON

Petite vidéo de Véronique de Rugy qui travaille au Mercatus Center comme Senior Fellow. A diffuser largement :

 

 

vendredi, 27 mars 2009

Présidence de l'Europe : Obama's rescue plan is road to hell

Le président tchèque de l'Europe a déclaré devant le Parlement de Strasbourg : "Je crois que les Etats-Unis se sont engagés sur une voie vers l'enfer". Il voulait peut-être parler de "la voie de la ruine", et il devait avoir en tête "La route de la servitude" de Hayek. Ce libéral pro-européen lutte pour éviter que l'Europe s'engage sur le même chemin du désastre. Et il a bien raison, les petits plans mettant déjà à mal des finances publiques dans le rouge, pour un résultat qu'on sait médiocre, sinon nul. Si l'Etat français alimentait la croissance par des déficits, nous serions le pays le plus riche du monde depuis plus de 30 ans !

 

En fait, la tentation des gouvernements de reprendre le contrôle de l'économie est forte. Face à la complexité croissante du monde des échanges, nos dirigeants ont progressivement perdu leur emprise sur lui. Compte tenu de leur incompétence économique, c'était une tendance qu'on ne pouvait regretter. Dans la confusion actuelle, plutôt que de reconnaître le rôle des mauvaises réglementations et de la politique monétaire laxiste dans cette crise, ils voient surtout une magnifique opportunité de se dédouaner et de se venger. Pas seulement en reprenant la main sur les entreprises par des réglementations contraignantes, mais en cognant sur ceux qui se sont trop longtemps affranchis de son pouvoir : entrepreneurs, investisseurs et banquiers. En jouant sur les dissenssions qui peuvent opposer les uns aux autres, les gouvernements occidentaux s'attaquent aujourd'hui à des acteurs économiques affaiblis. Quitte à mettre en danger les chances de reprise.

 

Bravo à la Présidence de l'Europe pour ces paroles courageuses !

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lundi, 09 mars 2009

Pour seulement $ 150.000, je veux bien créer 3 emplois

Barack Obama s'est engagé sur une voie bien périlleuse. Collectiviser une partie de l'économie américaine au prix fort, c'est un pari qui a coûté cher à ses prédecesseurs qui ont tenté ce basculement. S'il va au bout de cette logique, les Etats-Unis pourraient se trouver bien empêtrés pour renouer avec la croissance. Son plan de "relance" (qui n'a aucune raison de relancer quoi que ce soit, cet argent ne tombant pas du ciel et se retirant de projets économiques eux aussi créateurs de richesse et d'emplois) vise à créer et préserver 3.5 millions d'emplois. Calcul simple, divisez le premier montant par le second. Chaque emploi va coûter 225.000 $ au contribuable américain.

 

Je vais faire un geste de soutien au peuple américain, par pure philanthropie. Pour seulement 150.000 dollars d'aide du gouvernement américain, je veux bien créer 3 emplois à mon domicile. Me contacter par mail.

23:14 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, relance, emplois | | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 05 février 2009

Tentation protectionniste : Obama recule

Première grande reculade du nouveau Président des Etats-Unis, il retire "Buy America" de la devanture de la Maison Blanche :

« Je suis d'accord pour dire que nous ne pouvons pas envoyer un message protectionniste, a-t-il déclaré. Au moment où le commerce décline, ce serait une erreur de notre part de commencer à envoyer le message que nous ne nous préoccupons que de nous-mêmes et que nous ne nous inquiétons pas du commerce mondial. »

Il a raison de modifier le tir. L'une des grandes leçons de la crise des années 30, en plus de la nocivité des "plans de relance", c'est la nécessité de développer le commerce mondial. Comme l'a dit Catherine Ashton, la commissaire au Commerce de la Commission Européenne : "Il réalise, comme nous le faisons en Europe, que nous devons nous sortir des difficultés économiques actuelles. Le commerce fait partie de la solution car il agit comme un stimulus." La tentation (électoraliste) protectionniste est présente partout dans le monde. Face aux grèves de salariés anglais demandant des "British jobs for british workers", Gordon Brown a déclaré que « le plus grand danger auquel fait face le monde est un retour du protectionnisme ». Il est du rôle de chaque gouvernement de rappeler ce principe fondamental, et d'agir dans ce sens. Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, doit être plus actif que jamais dans la promotion de ce principe de prosprité et d'équité : le libre-échange.

 

Le protectionnisme est un danger pour notre qualité de vie et pour nos chances de reprise à tous. Eriger des frontières oblige le consommateur à se priver des biens et services moins chers et qui lui auraient apporté davantage de satisfaction. Ce repli favorise la médiocrité en mettant fin à la pression de la concurrence à grande échelle. Il interdit aux entreprises d'acquérir des biens et des techniques qui amélioreront leur propre performance. Enfin, la fermeture des frontières se traduit par la réduction des débouchés pour nos propres biens et services, les autres pays ne les acceptant plus par mesure de rétorsion.

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