vendredi, 29 janvier 2010

Grèce : tolérance zéro

Grece.gifLa Grèce a de plus en plus de mal à attirer des capitaux pour financer ses comptes publics à la dérive. D'après le Monde, la zone euro "serait prête à aider les Grecs si le pays assume ses responsabilités". Pour le moment, les marchés continuent à se défier de ce pays qui est rentré dans l'euro en trichant sur ses comptes, et s'est maintenu en continuant à mentir. La Grèce doit offrir un rendement supérieur de 3.7 % à celui proposé par l'Allemagne. A ce rythme, ce sont les intérêts de la dette qui risquent d'accélérer le déclin de ce pays.

Aucune procédure de sanction pour de tels agissements n'étant prévue, la décision est politique. Or, il me semble essentiel de faire un exemple avec ce cancre qui ne respecte ni les critères de Maastricht, ni sa parole. De nombreux pays laissent filer leurs déficits et leur dette sans respecter les critères de Maastricht. Ce qui arrive à la Grèce pourrait concerner rapidement un autre membre des PIGS : Portugal, Irlande ou Espagne. Aussi faut-il stopper l'incendie et exiger l'intervention du FMI pour reprendre en main les comptes de la Grèce avec une thérapie de choc. L'alternative politique pourrait être bien plus cruelle encore : l'exclusion de la Grèce de l'euro et le retour à la drachme. Pourquoi pas ?

En tout cas, ce n'est pas au peuple français d'assumer les conséquences de la fraude grecque. Pas plus qu'au autres citoyens-contribuables de la zone euro. Au contraire, il serait souhaitable qu'un redressement rapide des comptes de la Grèce, même contraint, serve d'exemple aux autres pays membres de la zone euro. Si rien n'est fait, c'est l'euro lui-même qui pourrait se retrouver victime du laxisme généralisé.

08:08 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grece, zone euro, maastricht, dette | | | Digg! Digg |  Facebook