samedi, 20 janvier 2007

Se loger, une équation difficile

medium_vpc_Win98_SimCity3K.jpgLe Monde évoque cette question sous l'angle de l'accession à la propriété. En effet, ce thème touche tout le monde,. Le bon emplacement se paye de plus en plus cher. Les critères de cette sélection se constituent de nombreux facteurs : qualité des écoles de proximité, urbanisme et qualité de l'environnement (jardins et architecture), bonne desserte des transports en commun, bassin d'emplois proche, vie culturelle,... Chacun de ces points fait la différence, et la différence est vite très chère. Pourtant, l'amplitude des tensions actuelles n'est pas inéluctable. Des facteurs précis sont à l'origine de telles distorsions.

 

Demain, les militants libéraux du centre de Paris iront diffuser le tract suivant, traitant de cette question précise, sur le marché du boulevard Richard Lenoir. Objectif : inviter ceux qui se sentent concernés au débat public qui se tiendra le 24 janvier au soir sur le sujet :

 Les libéraux contre le logement précaire

100.000 SDF, entre 1 et 3 millions de mal loges, des conditions de plus en plus insensées exigées par les bailleurs de la part des locataires, des prix qui s’envolent, un sentiment de pénurie et, inaccessible, le Nirvana des HLM. Le constat est dramatique, et le « droit au logement opposable », loin de résoudre cette crise, risque de l’aggraver.
Pas de pénurie, il existe 30 millions de logements pour 25 millions de ménages. Mais les 2.5 millions de ménages qui changent de logement chaque année subissent un marché grippé à cause de réglementations inadaptées et d’une intervention nocive des pouvoirs publics.


Faire baisser les prix des logements neufs
Dans les zones proches des villes, les terrains non constructibles sont encore trop nombreux. Résultat : le foncier constructible atteint vite des sommets par sa rareté. Plutôt que de multiplier des niches fiscales pour l’achat locatif, rendons tout terrain constructible afin d’en diminuer le coût, simplifions et raccourcissons les procédures de délivrance des permis de construire. La baisse du neuf qui en découlerait se répercuterait sur l’ancien mécaniquement.
Un logement « social » est avant tout un logement accessible à tous. Or, une maison familiale bien conçue peut coûter moins de 100.000 euros, soit 700 euros par mois avec un crédit intégral !


Faciliter le rapport entre bailleurs et locataires
Le nombre de logements vacants est trop élevé, les conditions posées par les propriétaires sont disproportionnées et les rares investisseurs institutionnels sortent de ce secteur. C’est le résultat de la surprotection des locataires, initiative louable dans son principe mais dont nous constatons tous les jours les effets catastrophiques. Restaurons la confiance entre les locataires et les propriétaires en respectant les droits légitimes des propriétaires face aux mauvais payeurs : effet gagnant pour tous.


Rendre les HLM à ceux qui en ont vraiment besoin
Les listes d’attente s’allongent alors que les HLM représentent 40 % du parc locatif, ce qui devrait être  largement suffisant. En fait, les locataires de HLM ne quittent plus leur logement, même si leurs revenus augmentent ou que leur composition familiale change. Les HLM doivent être destinés à ceux qui en ont besoin : les revenus supérieurs au seuil prévu doivent quitter les lieux en fin de bail pour laisser la place à ceux qui en ont réellement besoin.

 


Favoriser l’accession à la propriété

Seuls 56 % des français sont propriétaires, ce qui est très faible en Europe. Nous souhaitons que l’accession à la propriété se généralise. Cela passe notamment par l’instauration du crédit hypothécaire, l’acquisition automatique des logements HLM par leurs locataires à faibles revenus qui le souhaitent, à un prix fortement dégressif avec leur ancienneté dans les lieux. En plus du capital ainsi constitué, ils se comporteront en copropriétaires responsables d’un environnement enfin à eux.

Comme nous, vous pensez qu’un logement pour tous est nécessaire ?

Je vous invite à venir débattre avec nous des solutions libérales à la question du logement
Mercredi 24 janvier à 19h30
Au 1er étage du Café le Progrès,
1 rue de Bretagne (4eme arr)