dimanche, 14 novembre 2010
Borloo va défriser le centre
Jean-Louis Borloo a préféré partir. Bien joué. A Hervé Morin, on n'a pas demandé son avis, lui c'est dehors direct. Le gouvernement perd donc ses centristes. Le Modem de l'atomisé basque n'envoyant plus de signal, Hervé Morin et Jean-Louis Borloo vont donc avoir les mains libres pour batailler autour d'improbables primaires en vue d'une candidature centriste en 2012. Tous deux sont présidents de partis rattachés à l'UMP et directement solidaires des réformes de Sarkozy depuis 2007. Ils vont donc devoir assumer l'héritage de Sarko. Ces derniers mois, les notables du Nouveau Centre cherchaient à calmer les ardeurs présidentielles de leur président afin de garder leur siège et son fauteuil de ministre. Comment vont-ils réagir à l'expulsion de Morin du gouvernement ? Et que vont penser les radicaux libres ?
Jean-Louis Borloo bénéficie d'une forte notoriété, et sa fortune personnelle lui permet de ne pas dépendre de gamelles avariées. Il n'est pas exclu qu'il parvienne à prendre le leadership du centre en promettant de bien meilleures places aux élus du Nouveau Centre derrière sa candidature plutôt que dérrière celle de Morin. Bref, le centre éclaté entre Alliance Centriste, le Nouveau Centre et le Parti Radical va enfin vivre une période animée. Depuis le temps...
L'idéal, pour Sarkozy, serait sans doute un double candidature centriste assurant l'émergence claire d'un pôle centriste fort... et faisant la nique à Villepin en réduisant son espace politique à une portion congrue.
Question pour les libéraux : que penser de la candidature Borloo ?
19:08 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : jean-louis borloo, herve morin, jean-christophe lagarde, centre, centristes, remaniement, presidentielle 2012 |
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 25 septembre 2007
"Grenelle de l'environnement" : une ratatouille de prohibition et d'Etatisation
Les associations qui travaillent au "Grenelle de l'environnement" fourmillent de projets, et Jean-Louis Borloo adore cette agitation chaotique d'idées. Ivresse de l'esprit, pouvoir de la gachette. Dans cette ambiance hautement productive en mauvaises propositions, attendons-nous au pire. Cette poussée démagogique a déjà incité Borloo à annoncer très sérieusement «un gel de la commercialisation des semences OGM». Avec comme conséquence implicite : l'arrêt des poursuites à l'encontre des "faucheurs volontaires", cette Inquisition moderne qui pratique le vandalisme au nom d'un obscurantisme intolérant.
Laurent Wauquiez a corrigé le tir en avançant sur Europe 1 que «La question fait partie des sujets qui sont sur la table du Grenelle. On est toujours dans le processus de concertation […] Il n’y a pas de décision arrêtée à ce jour». Trop tard, le mal est fait. On sait qu'avec Borloo, tout est possible. Ségolène Royal applaudit dans la confusion tandis qu'un député PS d'une circonscription affichant 1500 ha de maïs transgénique, quitte la table comme l'a fait la FNSEA, estomaquée par la méthode Borloo et son «coup de canif dans le contrat.».
Aujourd'hui, c'est au tour du monde de la pub de trembler. La nouvelle attaque en règle des associations qui préparent ce Grenelle de l'environnement le concerne directement. Le BVP, organe d'autorégulation composée de représentants d'annonceurs, de médias et d'agences, devrait selon eux être remplacé par une instance publique, un CSA de la pub chargé de la censure, des interdictions de ce qui contreviendrait au dogme vert. Cette mise sous tutelle du monde de la pub ne semble pas déplaire à Borloo. Cet homme aime autant la censure et l'interdiction qu'il a promu des mesures d'intervention massive dans ses ministères antérieurs. Keynes, pour lui , c'est de l'ultra-libéralisme. Les associations qui, sous couvert d'environnementalisme, prônent une collectivisation agressive de notre pays (qui ne l'est pas encore suffisamment à leur goût), ont trouvé en lui le meilleur avocat du moment, et ce aux frais du contribuable.
Allez, un petit remontant s'impose. Pour vous remonter le moral, allez voir ce bijou si vous ne l'avez déjà fait : Ratatouille. Et si vous ne vous sentez pas d'y aller seul, prenez vos enfants ou des neuveux avec vous. Vous rirez autant qu'eux. Ce dessin animé est digne des premiers Walt Disney, à la morale simple et belle. Avec une touche destinée aux adultes. Ici, cette aventure gastronomique propose une morale toute libérale : "tout le monde peut y arriver". Ca ne vaut pas Pascal Salin, mais c'est fort reposant dans ce monde de brutes...collectivistes.
07:20 Publié dans Economie, Environnement, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : Jean-Louis Borloo, grenelle de l'environnement, Ratatouille, Pixar, faucheurs volontaires |
|
|
Digg |
Facebook


![Validate my Atom 1.0 feed [Valid Atom 1.0]](http://aurel.hautetfort.com/images/valid-atom.png)






