vendredi, 21 janvier 2011
Emplois verts : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas
Par Aurélien Véron et Henri-Louis Delsol, tribune publiée dans les Echos
Les annonces du Grenelle de l'environnement sont symboliques de la politique actuelle. Leurs effets à long terme sur la croissance ne seront pas à la hauteur des attentes. Il faut libérer l'économie au lieu de gérer le quotidien.
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| Tags : bastiat, ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, ecologie, environnement, nklm, grenelle, vitre brisee |
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mercredi, 06 mai 2009
On devrait plutôt faire un Grenelle du cul
Ainsi s'est exprimée Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, sur les bancs de l'Assemblée le 29 avril lors des questions au gouvernement. Comme le raconte bien le Canard Enchaîné, Nadine et Christine, saisies par cette "grippe cochone", ont alors prolongé cette pensée profonde en échangeant des amabilités grivoises sous les rires des députés socialistes. Lorsqu'on connait les moeurs du microcosme politique, on se demande si la proposition n'a pas du sens. Je regrette toutefois vivement que personne n'ait filmé cet échange de Morano et de Boutin parlant ainsi de sexe sans protection. Car pour une fois, je partage cette opinion avisée de Roselyne. C'est si rare.
Plus sérieusement, la réforme lancée par Roselyne ne passe pas. Mal ficelée, touchant à un monstre malade, elle est sous une forte pression. Et dans ce contexte de tension, on comprend qu'elle en ait "marre de ces Grenelles qui ne servent à rien.", même si en l'occurrence, le Grenelle des ondes ne la concrnait pas. Nous aussi, on en a marre. Mais elle ferait mieux de repenser son projet de centralisation de l'hôpital qui menace de passer sous l'autorité de futurs "préfets de la santé", les ARS qui se substitueront aux divers organismes actuels (certes bureaucratiques aux effectifs pléthorique et aux missions confuses). Si les professionnels de la grève santé se plaignent en partie pour des raisons bassement corporatistes, ils sentent aussi qu'il n'y a pas de logique dans la réforme actuelle.
L'articulation entre la médecine ambulatoire et hospitalière, la gestion de chaque structure hospitalière, la redéfinition de la chaine des urgences et d'autres sujets esentiels ne peuvent passer que par une redéfinition du rôle de l'assurance maladie... qu'on pourrait requalifier "assurance santé" à l'occasion de son ouverture à la concurrence par exemple. L'arrivée des ARS nous promet le passage de l'anarchie actuelle à une soviétisation de la santé, alors que plusieurs pays européens ont sagement opté pour une ouverture encadrée de la concurrence tant au niveau de l'assurance que des producteurs de soins. Puisque Roselyne ne semble pas avoir de tabous, je lui recommande de se pencher autrement sur la question.
Heureusement que Roselyne sait qu'humour et sexe sont d'excellents ingrédients pour notre santé. Sa remarque est un vrai remède à coût zéro.
22:23 Publié dans Economie, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bachelot, grenelle, santé |
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