lundi, 20 avril 2009

Intermittents de la finance expatriée : parasites de l'UNEDIC ?

Les cas de traders touchant plus de 6.000 euros d'indemnité chômage en France alors qu'ils n'ont pas cotisé, choquent un certain nombre de nos compatriotes. Ce scandale est injustifiable. Certes, ces expatriés fauchés par la crise ont pleinement le droit de revenir en France. Mais le fait qu'il leur suffise de déclarer un jour de travail (et donc de payer un jour de cotisation) pour bénéficier à plein des indemnités de chômage calculées sur son salaire perçu à l'étranger est tout à fait immoral. Ce régime est bien plus choquant que celui des intermittents du spectacle qui ponctionnent déjà un milliard d'euros sur les cotisations des salariés du secteur privé en France. Quand Agnès Jaoui perçoit 6.000 euros par mois d'indemnités, l'injustice de la situation  me perturbe. Au moins a-t-elle cotisé un peu. Ces traders sur le retour n'ont même pas versé un euro ces dernières années. Ils ont vécu une belle aventure pour fuir notre modèle social, et les voilà qui viennent en récolter les bénéfices quand le vent tourne.

 

Plusieurs médias avaient déjà dénoncé cette pratique en 2008, mais le mouvement s'accélère avec la crise. Un député PS a interpelé Christine Lagarde sur cette anomalie du système d'assurance-chômage avec cette question provoc : "Les traders spéculent aux Assedic". Certes, un règlement européen prévoit la réciprocité des droits des travailleurs à l'intérieur de l'UE. Cela montre les limites de notre modèle social, immoral. Une vraie réforme d'ensemble consisterait à diviser les cotisations par quatre...et le plafond légal par quatre également. Le filet de sécurité coûterait moins cher, pénaliserait moins l'emploi, et ne permettrait pas ce genre d'abus en toute légalité.

 

Un conseil pour ces expatriés sur le retour s'ils veulent redorer leur image : rejoignez ces valeureux Japonais qui nettoient gracieusement les rues de Paris. Comme le dit avec tact Tada Osamu, ingénieur : "Nous voulons rendre Paris plus attrayante, parce que pour le moment, c'est comme-ci, comme ça."

15:46 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : expatriés, unedic, chômage | | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 18 janvier 2007

La « richitude », maladie textuellement transmissible devenue ISF-résistante

medium_Riche.JPGAlors que la grande migration des riches vers des cieux moins hostiles continue, la classe politique persiste à chasser cet animal en voie de disparition dans notre belle contrée. Elle bataille pour fixer le seuil fatidique au-delà duquel on est « riche », ce qui est bien entendu honteux dans leur bouche. Ces leaders politiques, responsables de cet appauvrissement de notre écosystème, justifient leur propre contribution à l’ISF avec un ton presque empreint de regrets. En insistant sur la culpabilité du succès économique, ce déni de réalité condamne surtout les Français à subir un déclin prolongé.

 

 

Si nos entrepreneurs, nos artistes, nos sportifs qui rencontrent le succès et nos retraités fortunés s’expatrient pour fuir nos prélèvements confiscatoires, qui va investir son argent dans nos entreprises performantes, fabriquer des richesses et créer des emplois utiles en France ? La richesse n’est pas une maladie honteuse qu’il faut cacher ou faire fuir. Fruit d’un travail hautement productif, ce pactole résulte avant tout de la satisfaction d’un nombre important de clients et de partenaires. Une fois constituée, la fortune se dépense largement dans des activités locales à haute valeur ajoutée et s’investit dans des projets prometteurs, eux-mêmes créateurs de richesse à leur tour.

 

 

Certes, un pays sans riches est un pays sans inégalités. C’est sans doute là ce que recherchent nos dirigeants politiques qui, eux, vivent heureux sous les ors de la république. Mais la SMICardisation des salariés, la précarité de l’emploi et le chômage de masse sont largement dus à notre environnement hostile à la prise de risque et au succès. Il est urgent de supprimer l’ISF, injuste et contreproductif, de supprimer les droits de donation et de succession afin de reconnaître la valeur des efforts consentis et à réduire la progressivité de l’impôt sur le revenu vers un taux unique, proportionnel au revenu. C’est à ce modeste prix que nous relancerons la confiance et son corollaire, la dynamique d’hypercroissance. C’est la condition nécessaire pour faire chuter le chômage et améliorer la qualité de vie presque générale.

 

Autrement, demandons officiellement au dernier "riche" d'éteindre la lumière en refermant la barrière de la frontière derrière lui.