dimanche, 21 février 2010

Le gouvernment créé du stress en entreprise

Le stress en entreprise est une réalité. Le pays demande aux travailleurs de faire vivre un Etat considérable, un nombre d'inactifs tout aussi conséquent. Et ceux-ci n'ont que 35 heures par semaine pour porter ce fardeau. Leur tendance naturelle, c'est de se mettre une pression importante pour y parvenir, parfois top importante  Surtout qu'avec la jungle du droit du travail, oles employeurs sont frileux. Ils embauchent le moins possible, et exigent des garanties excessives pour limiter leurs risques. Les profils exigés sont formatés, et la barre des compétences est la plus haute possible. La frustration née de compétences surdimensionnées est alors fréquente. Ajoutons la pression pour la parité, les quotas handicapés et les barrières prétendument protectrices des "seniors". Dans ce contexte de défiance généralisée, comment espérer des relations sociales et une vie en entreprise sereines et équilibrées ?

Résultat : stress élevé et généralisé en entreprise. Stress des employeurs ainsi que des salariés. C'est sans doute ce que Xavier Darcos a voulu mettre en avant avec sa liste rouge. Est-ce pourtant le rôle du gouvernement de stigmatiser l'entreprise pour le cadre de travail qu'elle offre à ses salariés ? Connu pour exploiter le personnel qui l'entoure, le monde politique est déjà mal placé pour évoquer le stress au travail. Les conditions de travail les plus dégradées sont souvent dans le secteur public. Pas de code du travail, vacataires sous payés et sans aucune protection, hierarchie sclérosée sans espoir de carrière ouverte. Alors pourquoi venir rajouter une couche sur le monde des entreprises ?

Surtout, le ministre s'est vite retrouvé confronté à un tir de barrage tant des entreprises... que des syndicats. Il a dû faire machine arrière et retirer la liste des entreprises jugées. Jugées sur quels critères, sur quelle légitimité, pour quels résultats ? Le ministre ferait bien se s'attaquer au chômage plutôt qu'aux entreprises. S'il ne l'avait pas compris, ce sont elles qui le feront diminuer si le cadre du marché du travail est simplifié pour devenir lisible et flexible. Certes, Darcos a bien annoncé une réflexion dans ce sens, mais il restera surtout de son action cette mauvaise leçon faite aux entreprises.

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vendredi, 27 mars 2009

Banalisation des violences contre l'entreprise

Patrons séquestrés, piquets de grève, encadrement des rémunération des patrons et les stock options, tentation de relèvement massif des taux d'imposition, discours du gouvernement de plus en plus hostile aux entreprises "indécentes", "responsables de la crise", qui lui permet de s'exonérer de sa propre responsabilité dans celle-ci. Le gouvernement a choisi de suivre les peurs des Français largement exprimées dans les médias, quand il ne les anticipe pas. En exploitant l'alibi anti-CAC 40, succès toujours assuré en France malgré leur rôle dans l'emploi, la création de richesse redistribuée, dans la recherche, etc.,le gouvernement fait passer des mesures que même les petits entrepreneurs soutiennent... sans se rendre compte que ces mesures seront étendues un jour ou l'autre à leur propre cas. La pression monte de la part d'une ultra gauche militante qui surfe sur le désarroi des Français, mais aussi de la droite qui assume de plus en plus un ton résolument populiste. Nadine Morano cogne autant que le PS sur les entreprises et les banques, Lefevbre en remet une bonne couche, Laurent Wauquiez s"excite tellement que le Premier Ministre doit le calmer. Même Madelin s'enfonce dans un discours un peu démagogique sur ces questions, légion d'honneur oblige.

 

Au moment où les premiers signes annonciateurs d'une reprise dans quelques pays devraient nous inciter à l'optimisme, la France choisit à nouveau de rester à l'écart. Lorsque l'économie mondiale reprendra, la France, une fois de plus, restera à un taux de croissance faible et à un taux de chômage élevé. C'est bien dommage, et on ne peut qu'espérer davantage de responsabilité dans le discours de l'exécutif. La croissance reviendra par le libre-échange, des entreprises qui ont retrouvé leur tonus dans un environnement flexible et des gouvernements modestes. Nous en somes loin en France.

 

Chômeurs, attendez-vous à ce que l'hiver se prolonge durablement pour vous.

07:53 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : entreprise, stock-options | | | Digg! Digg |  Facebook