lundi, 02 juillet 2007
Energies libérées : le courant passe mieux
Depuis le 1er juillet, les Français peuvent enfin choisir leur fournisseur en gaz et en électricité. Alternative Libérale se félicite de cette libéralisation du marché de l’énergie et appelle à l’abolition rapide des « tarifs réglementés », vestiges inutiles du gosplan à la française. Rappelons aussi que le transport et la livraison de l’énergie resteront une « mission de service public » sous contrôle de l’Etat.
Le consommateur français est le principal gagnant de cette nouvelle liberté de choix. Parmi les principaux effets attendus, la baisse des coûts de fonctionnement et de gestion des fournisseurs d’énergie devrait alléger la facture finale à prix constant des matières premières. La relance des innovations technologiques et le développement des services autour de l’efficacité énergétique amélioreront considérablement, à terme, la gestion de leur consommation énergétique par les consommateurs. Enfin, et ce n’est pas le moindre des avantages de cette situation, chacun sera libre de choisir sa source d’énergie : renouvelable, nucléaire ou indifférenciée.
Cerise sur le gâteau : en sortant du monopole d’EdF, nous échapperons enfin au 1 % destiné au CE d’EDF-GDF !
Certaines voix anti-libérale promettent le pire à ceux qui abandonneraient les prix administrés de l’énergie. Alternative Libérale juge au contraire que cet archaïsme n’a pas lieu d’être dans une économie moderne. Si le prix de ce bien de consommation courante peut augmenter dans un environnement de tension due à une trop forte consommation d’énergie, il peut aussi baisser en dessous du prix fixé arbitrairement par l’Etat. Les nouvelles technologies et les produits financiers innovants permettent également de garantir la stabilité du prix de l’énergie dans le temps pour les consommateurs.
Enfin, ces mêmes défenseurs de la planification semblent souvent attentifs à notre environnement. Dans cette perspective, ils devraient se rappeler que la variation du prix de l’énergie constitue un indicateur essentiel pour inciter les consommateurs à modérer leur consommation. Une hausse sensible du prix de l’énergie rend plus attractif l’investissement dans les nombreuses formes d’économies d’énergie.
Alternative Libérale espère que les prochaines étapes de la libéralisation de l’économie française, celles du marché des transports en commun et des services postaux, auront lieu rapidement. Soulagés de ces monopoles coûteux, les consommateurs sont les premiers bénéficiaires de telles ouvertures de marchés à la concurrence.
20:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : EDF, monopole de l'énergie, déréglementation |
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lundi, 18 septembre 2006
Régimes spéciaux : le débat prend de l'ampleur
François Fillon s’est récemment avancé sur le terrain des « régimes spéciaux », affirmant qu’il fallait en finir avec eux. L’UMP a frémi au point que son porte-parole, Valérie Pécresse, a démenti son propos. Nicolas Sarkozy a alors confirmé ce que son lieutenant avait dit : la réforme aura lieu, s’il est élu, en concertation avec les partenaires sociaux. François Bayrou défendait déjà cette position en 2003 lors de la timide réforme Fillon, qui avait moins de courage à l’époque. Un sondage récent révèle que 59 % des français sont favorables à une réforme qui aligne les régimes spéciaux sur celui de l’ensemble des Français. Chirac, comme d’habitude, freine des quatre fers.
Les régimes spéciaux de retraite concernent plus d'un million de personnes en France, notamment dans les entreprises publiques comme la RATP, la SNCF ou encore EDF et GDF. Les agents de la SNCF bénéficient d'une retraite à l'âge de 55 ans, 50 ans pour les conducteurs de train, pour 25 années de service. Les conducteurs de la RATP ont droit à la retraite à 50 ans et les personnels assurant la maintenance à 55 ans. Le reste du personnel part à la retraite à 60 ans. Les salariés de EDF et GDF partent à la retraite à 60 ans, sauf dans le cas des personnels qui occupent des fonctions considérées comme pénibles et qui bénéficient d'une retraite à 55 ans. Les salariés de la Comédie française, ou encore ceux de la Banque de France bénéficient aussi de régimes spéciaux. Ces retraites très précoces sont calculées sur les derniers salaires et non pas, comme dans le privé, sur les 25 dernières années. Les contribuables assurent l'équilibre de ces régimes qui coûtent chaque année de nombreux milliards d’euros de plus que les cotisations prélevées.
Rappelons que la Cour des comptes vient de publier un rapport accablant sur ces privilèges qui représentent plusieurs
dizaines de milliards d’euros. Les trois principaux régimes spéciaux de retraite (EDF-GDF, SNCF et RATP), touchent déjà près de 500 000 bénéficiaires retraités (dont 20 % ont moins de 60 ans !) et comptent 361 000 cotisants actifs. Ce ratio va rapidement se dégrader, aux dépens des contribuables qui devront éponger ces déficits colossaux. Les partenaires sociaux, malgré leur position défensive, connaissent des débats internes houleux entre ceux qui en profitent et les autres. Il suffit de lire ce que publie l'IFRAP (Institut de Recherche sur les Administrtaions Publiques) pour comprendre les enjeux. Espérons qu'ils comprendront que ce régime d'exception, profondément inéquitable, est choquant pour tout le monde.
14:25 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : deficit public, regimes speciaux, edf, gdf, ratp, sncf, retraites |
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