vendredi, 21 janvier 2011

Emplois verts : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

Par Aurélien Véron et Henri-Louis Delsol, tribune publiée dans les Echos

 

Les annonces du Grenelle de l'environnement sont symboliques de la politique actuelle. Leurs effets à long terme sur la croissance ne seront pas à la hauteur des attentes. Il faut libérer l'économie au lieu de gérer le quotidien.

 

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vendredi, 09 octobre 2009

Environnement néfaste aux libertés

Le capitalisme a eu la peau du communisme, il aura celle de la sociale démocratie qui est arrivée au terme de sa logique et ne peut aller plus loin. Le socialisme a perdu toute crédibilité en menant ses promoteurs d'échec en échec. L'histoire ne touche toutefois pas à sa fin. Hélas, la soif de pouvoir des hommes a pris une nouvelle forme, donnant naissance à une nouvelle idéologie d'asservissement. Celle-ci permet tous les excès dans sa quête d'un homme nouveau, d'un homme lavé (sans détergent) de son péché originel : celui de vouloir améliorer sa vie et celle de ses enfants. Cette idéologie nous propose d'instaurer arbitrairement une société artificielle, aseptisée, c'est celle du développement durable à risque zéro. Elle a pour nom "écologie". L'idée est séduisante. A priori, nous sommes tous préoccupés par notre environnement, par la disparition de certaines espèces, de forêts primaires, par la pollution des nappes phréatiques et les menaces de marées noires. La guerre de l'eau est préoccupante. Mais lorsqu'on érige un principe flou au rang de religion et qu'on en détourne son sens dans une perspective de prise de pouvoir - pouvoir sur la société et les individus -, le danger devient réel.

 

Le risque de cette dérive écologiste est bien souligné par Claude Allègre : "En tant que scientifique et citoyen, je ne veux pas, comme certains, que l'écologie contribue à accentuer la crise et fasse encore plus souffrir les plus démunis. Je ne crois pas que les problèmes nombreux posés à la planète - eau, poussière, polluants, pesticides, réserves halieutiques, écologie côtière, biodiversité - doivent conduire à la décroissance économique et à la mise en pièces de l'économie de marché." L'enjeu n'est pas seulement économique et social, il est aussi culturel et, surtout, politique. L'un de ses grands prêtres, menacé à maintes fois de prison par la justice française, habitue petit à petit les Français au viol de la propriété privée, au principe actif de précaution qui revient à cogner large pour que Dame Nature trie elle-même les coupables, tant pis pour les innocents. José Bové est devenu une icône des "anti", et sa soif de pouvoir est insatiable. Les gens de son espèce ont compris qu'ils disposaient là des outils nécessaire pour asseoir leur pouvoir sur le peuple. Et nous remarquons tous que cette communauté presque cléricale s'élargit vite. Finis les Waechter, Voynet, il faut de vrais prophètes : Stern, Hulot, Al Gore (très judicieusement reconverti), ou celui qui ne se déplace qu'en hélico de chez lui au bureau, Arthus-Bertrand surnommé "écotartuffe" par ceux qui le connaissent. Les Courtillot et autres scientifiques qui contestent la vision du GIEC et de ses déclinaisons nationales sont exclus du débat... qui n'a pas lieu.

 

A nouveau, le consommateur, le bourgeois, le capitaliste, l'ambition matérielle sont condamnés par ce nouveau dogme. Impôts, taxes, réglementations sont conçus "pour notre bien", dans une perspective morale. Si ces écolos ont souvent été les plus ardents combattants des religions au nom d'une interprétation falsifiée de la laïcité, c'était sans doute pour mieux préparer le nouveau culte de la déesse nature. La scientologie, à côté de ces ayatollahs, ce sont des enfants de coeur. Cette nouvelle secte de l'écologie nous promet surtout un appauvrissement général, et une accélération du délitement social résultant de l'infantilisation déresponsabilisante de tout un peuple.

jeudi, 01 février 2007

Ecologie spontanée

Si je ne crois pas qu'un projet de société puisse être exclusivement fondé sur l'écologie, il m'apparait évident que le respect de l'environnement doit se propager progressivement à tous les domaines d'action individuelle et collective. Ce ne sont donc pas tant les grandes décisions gouvernementales qui feront évoluer nos modes de vie que le quotidien de chacun, cette prise de conscience de chaque acteur. Dans cette approche responsabilisante, les assurances commencent à bien saisir la demande de leur clientèle dans ce sens.

 

Alors que l'assurance automobile diversifie et enrichit un peu plus ses offres chaque année sous la pression de la concurrence, l'environnement devient un facteur sensible dans le calcul des primes. Vous connaissiez les dépannages gratuits, des véhicules mis à disposition gratuitement, notamment lorsque vous vous trompez de carburant (je suis un expert de ce type des ituation). Savez-vous que certaines assurances commencent à proposer de belles ristournes sur les véhicules propres ? Renseignez-vous, l'incitation est réelle.

La Macif, toujours engagée, a décidé de jouer la carte environnement à fond : les propriétaires de voitures hybrides voient leur cotisation responsabilité civile chuter de 30 %, La Maaf et Axa ont embrayé en allant jusqu'à 50 %de réduction sur la prime la première année sur les véhicules électriques ou hybrides.

 

La concurrence va dorénavant aussi se jouer sur ce critère-là.

mercredi, 08 novembre 2006

Un impôt volontaire écologique : prélude aux impôts de demain ?

medium_31643.5.jpg"Après avoir calculé leurs émissions de gaz à effet de serre, des entreprises mais aussi des particuliers acceptent de les compenser en finançant des projets écologiques" dans le Figaro d'aujourd'hui.

 

Action Carbone propose à ceux qui le souhaitent de mesurer le volume de gaz carbonique qu'ils ont émis. Le site est bien conçu, sobre et très pédagogique. Nous sommes loin des discours effrayants qui, même s'ils sont fondés, nous incitent davantage à baisser les bras qu'à agir quotidiennement avec des actes simples. Leur vision est plutôt rassurante :

"La compensation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas la 1ère réponse dans la lutte contre le changement climatique. La réduction des émissions par des comportements économes et responsables est en effet l’action essentielle et prioritaire à mettre en œuvre. Cependant, certaines émissions sont « inévitables » et c’est à ces dernières que la compensation peut apporter une réponse.

Notre action n’est donc pas un moyen de déculpabilisation face aux émissions de gaz à effet de serre mais une action de responsabilisation supplémentaire pour réduire notre impact."

Ce discours me plaît car il sonne raisonnable. reste à payer, deuxième étape, la plus importante.

 

Fondé par l'Ademe et l'association GoodPlanet (créée en juillet 2005 et présidée par Yann Arthus-Bertrand), il permet en outre de verser l'équivalent d'un impôt volontaire à un fonds. Le montant proposé est de 15 euros par tonne de CO2. Evidemment, le premier partenaire de ce projet à apparaître dans la liste, c'est la Caisse des Dépôts, toujours là pour dépenser l'argent des contribuables pour acheter une bonne conscience au secteur public. Bon. Mais plus bas (donc moins visibles), "Défi pour la Terre", la fameuse association de Nicolas Hulot.

 

Qu'il s'agisse d'un financier ou d'Arthus Bertrand, qui a versé 22.600 euros pour compenser ses nombreux déplacements en avion (gourmands en kérozène), de nombreux individus écologiquement responsables ont versé leur écôt à l'association. Des entreprises ont également choisi de participer à ce projet, comme Cortal Consors, Yves Rocher et Lexmark !

 

L'ensemble des versements finance des projets "sobres" en carbone (énergies renouvelables, efficacité énergétique..) mais aussi des projets de séquestration de carbone afin d'absorber une partie du carbone émis et de l'enfouir. Déjà, deux concurrents proposent un type similaire ddirecte : l'ONG Geres (groupe Énergies renouvelables environnement et solidarité fondée au début des années 80) et une entreprise baptisée Climatmundi (calcul d'émissions pour vos voyages en avion très réussi !). 

 

Bref, le principe de cet impôt volontaire pourrait marquer un changement dans l'approche fiscale, non ? Ne pourrions-nous pas basculer progressivement certains impôts et taxes sur ce mode ?

 Rêvons un peu. Pourquoi ne pas offrir aux contributeurs des avantages urbains, par exemple ? La Ville de Paris pourrait faciliter la vie des imposés, comme forme d'incitation à payer cet impôt, sans nuire pour autant aux autres. A quand une carte "Privilèges VdP" avec certains tarifs négociés (stationnement, parkings), des files de priorité (crèche ...), un accès VIP aux élus de Paris et, pourquoi pas, un service de conciergerie pour toutes les démarches locales municipales ou administratives ?

 

En attendant, à mon chéquier !

10:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, import, ecologie, CO2, rechauffement | | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 25 août 2006

Greenpeace et les grincheux : le thon monte !

Le bateau de Greepeace a décidé d'organiser une campagne d'information sans porter atteinte aux droits de quiconque. Leur thème est important : la pêche au thon dépasse largement les quotas fixés par l'Europe et menace l'espèce du thon rouge avec 50.000 tonnes pêchées au lieu de 32.000 tonnes autorisées. Particulièrement en France, où la pêche illégale représente presque la moitié de la pêche totale ! Cela dit, la Libye et la Turquie sont également gros pêcheurs (ou pécheurs) : les quotas ne s'appliquent pas à ces pays-là. Des destructeurs de parcelles OGM aux pêcheurs qui ratiboisent la faune marine hors quotas européens, les Français se sont habitués à vivre sans Etat de droit. Cela n'empêche pas d'essayer de se faire entendre. 

 

medium_les-thoniers-senneurs-ont-abor.jpgGreenpeace disposait d'une autorisation pour accoster dans le vieux port à Marseille. Mais voilà qu'elle est retirée oralement peu de temps avant l'arrivée du navire de Greenpeace, et qu'un groupe de thoniers décide de bloquer l'accès du port à Greenpeace avec des moyens violents. Comme d'habitude, les forces de l'ordre laissent faire, certainement sur ordre du préfet...et du maire, qui soutient le leader (également UMP) des thoniers. Même le ministre de l'Agriculture et de la Pêche (membre du Gosplan) soutient les pêcheurs contre la loi ! Bref nous sommes, comme d'habitude, en plein réflexe clientéliste.

 

Sans avoir particulièrement confiance dans la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT), ni dans la mise en oeuvre d'une quelconque mesure de nos autorités pour faire respecter les décisions de quotas, il sera intéressant de lire son rapport sur le sujet que cette affaire a remis temporairement au sommet de l'actualité, en octobre prochain.

Une chose est sûre : Greenpeace a pu surfer sur l'évènement et rappeler son message avec une belle intensité médiatique. Si je ne partage pas certaines valeurs de Greenpeace, je leur reconnais de l'audace, du courage et de la pugnacité.

11:05 Publié dans Environnement, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thon, écologie, Greenpeace | | | Digg! Digg |  Facebook