mardi, 17 avril 2007
Jacques Boutault, maire du 2eme, devrait se mettre au vert
"A Paris, libérons l'espace urbain au profit de l'humain". Si le titre de l'article publié hier dans le Monde fait déjà froid dans le dos, la suite fait peur. Ou bien ses camarades l'ont envoyé au front malgré lui en lui demandant de faire feu de tout bois, ou alors notre Jacques municipal a pêté une durite. Dans un cas, c'est pathétique, dans l'autre c'est plus inquiétant. Ce dérapage incontrôlé est le fait d'un maire, pas d'un jeune activiste inconséquent de ses paroles et de ses actes !
Au départ, Claude Lanzmann avait publié une tribune agacée dans le Monde de début avril, rapidement reprise par le Perroquet Libéré. Poulagas omniprésents, politique de l'emmerdement maximum et vision asphyxiante de la circulation parisienne, il est vrai que le texte était dur à encaisser par sa justesse.
Celui des "intégristes obtus de l'écologie" dénoncés par l'artiste qui a décidé de réagir, c'est mon maire Jacques Boutault. Je le croyais sain d'esprit, calme et posé, il n'en est rien. Contrairement au ton de Lanzmann qui ciblait une vision figée dans le dogme de la coercition anti-voitures, le maire réagit en tapant sur le riche, sur le bourgeois friqué qui, forcément, méprise le petit peuple et crache sur le voisin. Réaction bien triste de la part d'un élu ! Là où le premier cogne sur un chaos volontairement orchestré, le second s'en prend au statut social à coup de clichés risibles d'archaïsme : "Le bien commun ne semble pas vous préoccuper. Il s'arrête au vôtre de bien-être, circonscrit au cadastre germanopratin". C'Est la guerre entre une certaine gauche caviar et les verts...
Qui plus est, la plupart des habitants du 2e arrondissement, même bohêmes dans leur enbourgeoisement, sont potentiellement visés par ce dénigrement terriblement bas, indigne de la part d'un élu de ce niveau :
- "C'est que, coincé dans votrez auto, vous ragez de voir le petit peuple vous filer sous le nez, certes tassé dans son bus, ...
- "Ce qu'il y a de nouveau et surprenant pour le nanti que vous êtes..."
- "Je m'étonne de votre aveuglement et de votre mauvaise foi qui n'a d'égal que votre ego surdimensionné. Vous avez les moyens, cher monsieur, de vous offrir un taxi aux heures de pointe ? Vous êtes un bourgeois que le métro dégoute ? Qu'à cela ne tienne, dites-le sans ambages et allez au bout de votre raisonnement. Offrez-vous donc un abonnement avec code d'accès privilégié ! Puisque vos propos sentent la haine à plein nez, offrez-vous donc ce luxe : dites que le métro pue aux heures de pointe et l'on aura enfin compris qu'il n'est pas pour vous.
- Cela sent mauvais, d'autres remugles d'un autre temps."
On retrouve les valeurs de tolérance, d'écoute et de respect propres à l'extrême gauche. Vive les débats participatifs. A ce rythme, ils vont nous ressortir la guillotine (ou la hache, plus écolo ?). Monsieur Boutault, tout le monde n'a pas une voiture avec chauffeur ou un budget illimité de taxis remboursé par les contribuables parisiens. Et quand vous aurez 70 ans, j'espère être là pour vous filmer aller faire vos courses en rollers !
Je vois tout de même là une source de joie : entre le PS et le verts, ça va être la fête avant les municipales ! Perdront-ils ensemble ou séparés ?
00:50 Publié dans Environnement, Journal de campagne, La vie à Paris, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : Claude Lanzmann, Jacques Boutault, couloirs de bus |
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vendredi, 13 avril 2007
Guerre des couloirs de bus
Le rapport Kopp/Prud'Homme/Bocarejo avait bien mis en valeur l'impact formidable de la politique des transports de Bertrand Delanoë : un peu plus de pollution, beaucoup plus d'embouteillages et infiniment plus d'emmerdements. L'action de Ken Livingstone (qu'on ne peut pas franchement qualifier de libéral), à côté du plan de déplacements de notre maire socialiste, est une réussite planétaire. Sans épiloguer sur ce thème déjà traité, constatons que les Parisiens commencent à se rebeller, maintenant qu'ils constatent que la dégradation de leur vie quotidienne n'est pas temporaire comme on le leur promettait.
"Le boulevard Saint-Marcel, à Paris, dans le Ve arrondissement, est-il devenu particulièrement dangereux pour les piétons après une série d'aménagements ? Deux piétons - une mère de famille et un quinquagénaire - ont été tués en un mois sur cet axe, alors qu'ils traversaient le boulevard en empruntant un passage protégé. À chaque fois, ils ont été percutés par des voitures.En 2005, trente et un accidents de la circulation, blessant 38 personnes, ont été dénombrés sur ce boulevard, qui a fait l'objet il y a deux ans d'importants aménagements,.."
Une association de Parisiens "anticouloirs de bus" est née, organisant des happenings dans les couloirs de bus parisiens, incitant les automobilistes à les emprunter sans vergogne. Leur souhait n'est pas de les voir tous disparaître, mais de sortir de cette folie anti-voitures qui pénalise notamment les familles et les personnes âgées, et d'ouvrir des débats moins idéologiques, moins dogmatiques sur les déplacements à Paris.
Avis aux informés, je cherche des infos sur ce noyau audacieux.
00:19 Publié dans La vie à Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : circulation, couloirs de bus, Bertrand Delanoë, ken Livingstone, péage urbain, rapport Kopp Prud'homme Bocajero |
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