vendredi, 09 octobre 2009
Environnement néfaste aux libertés
Le capitalisme a eu la peau du communisme, il aura celle de la sociale démocratie qui est arrivée au terme de sa logique et ne peut aller plus loin. Le socialisme a perdu toute crédibilité en menant ses promoteurs d'échec en échec. L'histoire ne touche toutefois pas à sa fin. Hélas, la soif de pouvoir des hommes a pris une nouvelle forme, donnant naissance à une nouvelle idéologie d'asservissement. Celle-ci permet tous les excès dans sa quête d'un homme nouveau, d'un homme lavé (sans détergent) de son péché originel : celui de vouloir améliorer sa vie et celle de ses enfants. Cette idéologie nous propose d'instaurer arbitrairement une société artificielle, aseptisée, c'est celle du développement durable à risque zéro. Elle a pour nom "écologie". L'idée est séduisante. A priori, nous sommes tous préoccupés par notre environnement, par la disparition de certaines espèces, de forêts primaires, par la pollution des nappes phréatiques et les menaces de marées noires. La guerre de l'eau est préoccupante. Mais lorsqu'on érige un principe flou au rang de religion et qu'on en détourne son sens dans une perspective de prise de pouvoir - pouvoir sur la société et les individus -, le danger devient réel.
Le risque de cette dérive écologiste est bien souligné par Claude Allègre : "En tant que scientifique et citoyen, je ne veux pas, comme certains, que l'écologie contribue à accentuer la crise et fasse encore plus souffrir les plus démunis. Je ne crois pas que les problèmes nombreux posés à la planète - eau, poussière, polluants, pesticides, réserves halieutiques, écologie côtière, biodiversité - doivent conduire à la décroissance économique et à la mise en pièces de l'économie de marché." L'enjeu n'est pas seulement économique et social, il est aussi culturel et, surtout, politique. L'un de ses grands prêtres, menacé à maintes fois de prison par la justice française, habitue petit à petit les Français au viol de la propriété privée, au principe actif de précaution qui revient à cogner large pour que Dame Nature trie elle-même les coupables, tant pis pour les innocents. José Bové est devenu une icône des "anti", et sa soif de pouvoir est insatiable. Les gens de son espèce ont compris qu'ils disposaient là des outils nécessaire pour asseoir leur pouvoir sur le peuple. Et nous remarquons tous que cette communauté presque cléricale s'élargit vite. Finis les Waechter, Voynet, il faut de vrais prophètes : Stern, Hulot, Al Gore (très judicieusement reconverti), ou celui qui ne se déplace qu'en hélico de chez lui au bureau, Arthus-Bertrand surnommé "écotartuffe" par ceux qui le connaissent. Les Courtillot et autres scientifiques qui contestent la vision du GIEC et de ses déclinaisons nationales sont exclus du débat... qui n'a pas lieu.
A nouveau, le consommateur, le bourgeois, le capitaliste, l'ambition matérielle sont condamnés par ce nouveau dogme. Impôts, taxes, réglementations sont conçus "pour notre bien", dans une perspective morale. Si ces écolos ont souvent été les plus ardents combattants des religions au nom d'une interprétation falsifiée de la laïcité, c'était sans doute pour mieux préparer le nouveau culte de la déesse nature. La scientologie, à côté de ces ayatollahs, ce sont des enfants de coeur. Cette nouvelle secte de l'écologie nous promet surtout un appauvrissement général, et une accélération du délitement social résultant de l'infantilisation déresponsabilisante de tout un peuple.
10:20 Publié dans Environnement, Libertés individuelles, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rechauffement, climatique, ecologie, carbone, co2 |
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samedi, 25 novembre 2006
Une excellente initiative de la SNCF !
La SNCF a décidé de faire sa promotion en comparant les prix, le temps et la pollution des différents modes de transport. Evidemment, l'avion s'en sort très mal. Air France, qui vit encore grâce à de précieux avantages nationaux (meilleurs emplacements dans nos aéroports par exemple) rue dans les brancards pour bloquer cette concurrence trop loyale. La publicité est un secteur extrêmement encadré par la loi, afin de prévenir les effets pervers d'une trop grande liberté de communication. La liberté en France, c'est mal.
Cette fausse pudibonderie morale permet aux annonceurs de placarder des femmes à quatre pattes à poil, tenues en laisse par une autre femme avec un contenu implicitement sexuel (pour vous, peut-être pas, mais l'effet que ça me fait ne me laisse aucun doute là-dessus), parce qu'il s'agit de mode ou de parfums. Lorsque nos enfants prennent le métro, ils ont régulièrement droit à d'immenses affiches de femmes (ou d'hommes) nues, pulpeuses. De quoi réveiller nos sens pour arriver à l'école ou au bureau en pleine forme. Aussi de quoi accélérer le processus de puberté pour les plus jeunes. Et je ne parle pas de violence : films, jeux vidéos dont la promotion s'avère extrêmement violente.
Mais comparer les émissions de CO2 et inciter aux comportements plus écolo, non. Jusqu'alors, la RATP a su jouer sur ce concept sans riposte des constructeurs automobiles. C'est exactement ce que propose « l'écocomparateur » lancé début octobre sur le site www.voyages-sncf.com. Premier acte, Air France a qualifié les chiffres, défavorables au transport aérien, de « grossièrement faux ». L'accusation a immédiatement été rejetée par l'Agence pour l'environnement et l'énergie, partenaire de la SNCF. Entre copains, on sait se serrer les coudes.
Avec l'explosion du commerce électronique (un Français sur trois a déjà acheté en ligne), les comparateurs de prix (parfois intéressés avec le soutien de certaines marques) multiplient les polémiques. Fin août, la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) annonçait une enquête sur le secteur. Plus les Français sont adeptes des comparateurs – 57 % des acheteurs en ligne les consultent avant achat –, plus ils s'en créent. Et la fiabilité est un argument souvent mis en avant. La DGCCRF entend donc contrôler « l'indépendance des sites vis-à-vis des vendeurs » et la fiabilité de l'information donnée aux consommateurs. Son rapport est attendu début 2007. Je préfèrerais que des associations de consommateurs, en concurrence, se chargent de cette comparaison des comparateurs. Après tout, c'est aux consommateurs qui le souhaitent de payer pour de telles institutions indépendantes. Nos gouvernants jacobins ont encore trop besoin de créer de nouvelles commissions pour caser les bras cassés de la politique.
En attendant, vive la publicité comparative !
Et bravo à la SNCF pour son initiative.
16:17 Publié dans Economie, Environnement, Libertés individuelles, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : SNCF, Air France, Publicité comparative, CO2 |
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mardi, 14 novembre 2006
Taxe environnementale sur les importations : nouvelle forme de protectionnisme
Dominique de Villepin est un malin ! Pour surfer sur la vague écolo déclenchée par le film d'Al Gore et le rapport de Sir Nicholas Stern, il vient de suggérer une excellente "mauvaise idée" pour pénaliser nos importations de façon très adroite. L'Europe, moins stupide qu'il ne le croyait, réagit déjà défavorablement à cette proposition de technocrate mercantile. L'environnement mérite des solutions justes et innovantes mais ne doit pas devenir une usine à recycler les propositions démogagiques.
Notre premier ministre souhaite taxer les produits importés de pays qui n'ont pas signé le protocole de Kyoto. Si le principe "pollueur payeur" auquel il fait référence, foncièrement libéral, est bon, l'application qu'il en fait s'en détourne clairement. Ce ne sont pas les entreprises ou les consommateurs pollueurs qui paieraient, mais l'ensemble des acteurs, quel que soit leur comportement, de certains pays choisis selon un critère bien réducteur. Quid des signataires du protocoles de Kyoto qui sont loin de leurs objectifs ? Bref, le critère de sélection apparait manifestement comme un un mur érigé entre le bloc BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et tous les pays qui sont en train de nous rattraper.
Surtout, on sait que le souci environnemental constitue un enjeu important à partir d'un certain niveau de niveau de vie. Plutôt que de freiner l'émergence de pays dynamiques par ces sanctions ciblées, il faut au contraire les laisser se hisser à notre niveau pour devenir aussi sensibles de leur environnement que nous du nôtre (et sans doute plus efficacement, car nous avons nous-mêmes encore du chemin à faire : balayons un peu devant chez nous avant de faire la leçon aux autres).
Pour illustrer cette corrélation, il suffit de prendre l'exmple de la déforestation. Les pays qui subissent la déforestation appartiennent souvent aux zones géographiques les plus défavorisées. Au contraire, l'exploitation du bois est extrêmement bien conçue dans les pays riches, au point qu'ils connaissent même une reforestation importante.
Bref, Villepin nous sert encore une soupe indigeste, qu'il veut nous faire avaler avec des histoires indignes d'un premier ministre.
13:27 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Villepin, environnement, taxe, CO2 |
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mercredi, 08 novembre 2006
Un impôt volontaire écologique : prélude aux impôts de demain ?
"Après avoir calculé leurs émissions de gaz à effet de serre, des entreprises mais aussi des particuliers acceptent de les compenser en finançant des projets écologiques" dans le Figaro d'aujourd'hui.
Action Carbone propose à ceux qui le souhaitent de mesurer le volume de gaz carbonique qu'ils ont émis. Le site est bien conçu, sobre et très pédagogique. Nous sommes loin des discours effrayants qui, même s'ils sont fondés, nous incitent davantage à baisser les bras qu'à agir quotidiennement avec des actes simples. Leur vision est plutôt rassurante :
"La compensation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas la 1ère réponse dans la lutte contre le changement climatique. La réduction des émissions par des comportements économes et responsables est en effet l’action essentielle et prioritaire à mettre en œuvre. Cependant, certaines émissions sont « inévitables » et c’est à ces dernières que la compensation peut apporter une réponse.
Notre action n’est donc pas un moyen de déculpabilisation face aux émissions de gaz à effet de serre mais une action de responsabilisation supplémentaire pour réduire notre impact."
Ce discours me plaît car il sonne raisonnable. reste à payer, deuxième étape, la plus importante.
Fondé par l'Ademe et l'association GoodPlanet (créée en juillet 2005 et présidée par Yann Arthus-Bertrand), il permet en outre de verser l'équivalent d'un impôt volontaire à un fonds. Le montant proposé est de 15 euros par tonne de CO2. Evidemment, le premier partenaire de ce projet à apparaître dans la liste, c'est la Caisse des Dépôts, toujours là pour dépenser l'argent des contribuables pour acheter une bonne conscience au secteur public. Bon. Mais plus bas (donc moins visibles), "Défi pour la Terre", la fameuse association de Nicolas Hulot.
Qu'il s'agisse d'un financier ou d'Arthus Bertrand, qui a versé 22.600 euros pour compenser ses nombreux déplacements en avion (gourmands en kérozène), de nombreux individus écologiquement responsables ont versé leur écôt à l'association. Des entreprises ont également choisi de participer à ce projet, comme Cortal Consors, Yves Rocher et Lexmark !
L'ensemble des versements finance des projets "sobres" en carbone (énergies renouvelables, efficacité énergétique..) mais aussi des projets de séquestration de carbone afin d'absorber une partie du carbone émis et de l'enfouir. Déjà, deux concurrents proposent un type similaire ddirecte : l'ONG Geres (groupe Énergies renouvelables environnement et solidarité fondée au début des années 80) et une entreprise baptisée Climatmundi (calcul d'émissions pour vos voyages en avion très réussi !).
Bref, le principe de cet impôt volontaire pourrait marquer un changement dans l'approche fiscale, non ? Ne pourrions-nous pas basculer progressivement certains impôts et taxes sur ce mode ?
Rêvons un peu. Pourquoi ne pas offrir aux contributeurs des avantages urbains, par exemple ? La Ville de Paris pourrait faciliter la vie des imposés, comme forme d'incitation à payer cet impôt, sans nuire pour autant aux autres. A quand une carte "Privilèges VdP" avec certains tarifs négociés (stationnement, parkings), des files de priorité (crèche ...), un accès VIP aux élus de Paris et, pourquoi pas, un service de conciergerie pour toutes les démarches locales municipales ou administratives ?
En attendant, à mon chéquier !
10:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : environnement, import, ecologie, CO2, rechauffement |
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