jeudi, 10 juin 2010

Disons merde aux dealers, et bonjour aux honnêtes commerçants

Usages_.jpgQuoi qu'en pense notre classe politique tétanisée par la question, la tendance est inexorable. Un nouveau livre vient de sortir sur le sujet. Après que la République Tchèque de vaclav Klaus ait décidé de libéraliser un chouilla la fumette, au moment où la Californie réflechit à la légalisation de la production et de la distribution de produits cannabiques (pour mieux les taxer) 15 ans après l'introduction du cannabis à usage thérapeutique, la France est toujours à l'arrêt sur ces épineuses questions. Le citoyen lambda ne se pose pas trop la question s'il fume de temps à autre. Il fume, c'est tout. Conscient des risques d'addiction au même titre que l'alcool, le jeu ou d'autres consommations emballantes, il sait consommer avec modération.  Le plus gros risque, c'est le contact avec le dealer. Et ceux qui ont basculé dans l'excès ne diffèrent pas des accrocs aux autres produits qui font perdre la raison, et dieu sait qu'ils sont nombreux. Bref, le débat public n'avance pas, mais la banalisation de la chose est incontestable. Même si une immense majorité de Français ne touche pas (ou plus) à ça.

 

En revanche, savons-nous combien la lutte contre le trafic et la consommation de cannabis nous coûte ? Le sociologue et professeur d'université Michel Kokoreff illustre son propos :

Un exemple : le coût global d’un usager interpellé représenterait plus de 3 000 euros pour la collectivité. Comme il y a eu 800 000 interpellations entre 2002 et 2009, on estime un coût minimum entre 2,7 et 6,2 milliards d’euros. Pour quel effet ? Nous devrions pouvoir en débattre collectivement.

 

Ces milliards sont-ils utiles, que faisons-nous de ceux qui ont été pris en flagrant délit ? Cet argent ferait mieux d'être investi dans les centres de désintoxication divers, voire même d'être rendu aux contribuables qui en feraient sûrement meilleur usage, regagnerait un peu de bonheur et serait moins attiré par les paradis artificiels qui s'offrent à lui. Surtout, ceux-ci se professionnaliseraient enfin, échappant à l'emprise des dealers de l'ombre. Bar-tabac-cannabis, donnez-moi un paquet de Gauloises Afghanes. Ne rêvons. De toute manière, je ne fume pas.

 

Note : il y a tout de même une punition pour les hommes qui fument...

vendredi, 18 décembre 2009

Un gouvernement européen de droite légalise la culture et la détention de drogues

SupermarketDe la part d'un gouvernement de droite plutôt libérale, c'est une surprise. Comme tous les parents, je n'ai pas envie que mes enfants consomment du cannabis, de l'ectasy ou des champignons autres que ceux que je cuisine. Et pourtant, le gouvernement tchèque en a décidé ainsi. Sans doute le dernier rapport sur les drogues de l’agence sur les drogues de l'Union Européenne n'y est-il pas étranger. Elle montre que la jeunesse tchèque est la première consommatrice de cannabis et d'ecstasy en Europe avec un record de  44% des moins de 24 ans ayant fumé un joint, contre 30 % pour la moyenne européenne. Ce marché aujourd'hui illicite profite surtout aux réseaux mafieux qui n'assurent ni le service après vente, ni la garantie sur la qualité du produit.

 

C'est sans doute ce qui a incité le gouvernement tchèque à adopter lundi dernier un projet d’amendement déterminant quelles plantes figureront dorénavant dans la catégorie des stupéfiants, et quelles limites de poids et de quantité de substances actives seront autorisées avant d'être considérées comme un délit pénal. La semaine précédente, le cabinet avait déjà autorisé et encadré la culture de plantes à substance hallucinogène : ainsi, chaque citoyen tchèque pourra cultiver en toute légalité, à partir de janvier, cinq plants de cannabis, de coca, de baldingère faux-roseau et de quarante types de psilocybe - espèce de champignon hallucinogène. Oui, vous avez bien lu. Le président Vaclav Klaus ne s'est pas opposé à cette avancée du gouvernement. Il faut dire que son premier ministre est un obscur fonctionnaire à qui on oserait presque recommander une petite fumette.

 

A compter du 1er janvier 2010, il sera donc possible de détenir sur soi 1,5 g d'héroïne, 1 g de cocaïne, 2 g de pervitine (métamphétamine de production tchèque) ou 15 g de cannabis. L'objectif de cette première étape de la légalisation ne consiste pas à inciter les citoyens tchèques à consommer ces produits toxiques, mais à responsabiliser les consommateurs, à limiter l'accès des jeunes à ces produits nocifs, à couper l'herbe (et les champignons) sous le pied des réseaux de traffiquants. Il manque à ce stade le contrôle d'une production élargie - elle reste artisanale et individuelle à ce stade - et de la distribution commerciale. Le pas suivant consistera à étendre le processus en cours à la production industrielle du terroir. C'est la position que j'avais déjà tenue en 2006.

 

Supermarket

Cette décision ne tombe pas du ciel, elle a déjà reçu des soutiens très sérieux de personnalités éminentes... apparamment non consommatrices de ce genre de produits (ou en tout cas qui n'en abusent pas), et je ne parle pas de Dany Cohn Bendit. Par exemple, Willem Buiter, Professeur à la London School of Economics, ancien chef économiste de la BERD, ancien membre de la Banque d'Angleterre avait eu l'audace de publier une grande tribune dans le Financial Times dont je m'étais fait l'écho en 2007 : "For the sake of liberty and security : legalise all drugs". Arnold Swartzenegger a aussi émis l'idée pas si folklorique que ça que les revenus tirés d'une légalisation du commerce de ces produits pourrait contribuer à combler les déficits abyssaux de la Californie. La position de la Drug Policy Alliance Network a elle-même aussi évolué dans ce sens ces dernières années. En France, Alain Madelin s'était déjà exprimé dans ce sens :

"...en matière de santé publique, la frontière entre les drogues licites, comme l'alcool, le tabac et certains médicaments, et certaines drogues illicites est des plus discutables."

 

Cannabis.jpgCette décision courageuse, si elle devait être votée par le parlement tchèque, ouvrirait la porte à l'étape suivante : la culture et la distribution encadrée et taxée de ces mêmes produits. Cela permettrait non seulement le contrôle et la traçabilité des produits en vente, mais aussi de financer directement l'information des jeunes et les centres de désintoxication.

mercredi, 27 mai 2009

Le cannabis au secours des déficits

tax.JPGUn lecteur naïf pourrait imaginer, à la lecture de ce titre surprenant, que l'auteur incite les stressés de la dette à se rouler un pétard...et qu'il a montré l'exemple en s'imbibant de THC préalablement à la rédaction de ce post. Pas du tout du tout. Je suis le premier à reconnaître la toxicité du cannabis. Plus sérieusement, je souhaite évoquer le débat public qui est en train de se tenir en Californie autour de cette consommation à usage souvent festif mais aussi parfois thérapeutique (300.000 Californiens ont une carte autorisant l'usage de cannabis pour raisons médicales). Le sujet est très sérieux, quoi qu'en pensent les défoncés et les réacs. Il est difficile, personne ne le nie. Surtout pas les parents qui, comme moi, tentent d'apprendre à leurs enfants les risques d'une telle consommation. Pour mémoire, j'ai parlé de  la tribune de Willem Buiter, Professeur de la London School of Economics, publiée l'été 2007 dans un quotidien réputé pour ses penchants dangereusement libertaires, le Financial Times : "For the sake of liberty and security : legalise all drugs". Mais dans ce papier, il n'évoquait pas un autre aspect en train de devenir dominant dans le débat : le gain fiscal que les gouvernements pourraient escompter de la légalisation de la production et du commerce de drogues actuellement illicites. J'avais esquissé le sujet dés 2006.

 

Subissant la crise plein fouet, la situation économique de la Californie est catastrophique. Voyant l'Etat dont il est gouverneur au bord de la faillite, Arnold Schwartzeneger a commencé par couper le salaire et le temps de travail des fonctionnaires pour réduire la dépense publique. Il faut dire que la fête est finie et qu'il est temps de payer l'adition. Les Californiens sont ouverts à toutes les solutions...autres que la hausse de leurs impôts qu'ils ont été 70 % à rejeter, raisonnement parfaitement légitime et justifié. Monter les impôts a des effets négatifs sur le pouvoir d'achat, sur la croissance, et cela n'incite nullement l'administration à réduire ses dépenses comme elle le devrait. C'est à elle de faire des efforts, les citoyens sont largement sollicités comme ça. Alors il faut trouver d'autres idées. Et voilà comment, à l'instar d'autres Etats, la Californie commence à réflechir sérieusement à taxer le cannabis pour financer ses déficits. Un parlementaire de San Francisco a déjà déposé une proposition de loi créant un impôt sur la culture, l'achat, et la vente du cannabis. Sa base, conservatrice, est de 14 milliards de dollars de revenus annuels. Il faut dire que le développement d'une puissante agriculture cannabique semi-légale (le gouvernement fédéral ne reconnaît pas cette décision de l'Etat de Californie, d'où des bisbilles fréquentes avec les producteurs agréés) commence à susciter des envies du fisc...qui se verrait bien taxer le stock officiellement vendu mais aussi les volumes actuellement écoulés (simple hypothèse) au marché noir par les 500 dispensaires officiels.

 

Nous connaissons depuis longtemps les coûts induits de la prohibition : absence de suivi de la qualité des produits distribués au détail, absence d'encadrement de la vente, notamment auprès de la jeunesse, enrichissement de mafias qui ont d'autres activités autrement plus dangereuses, coût élevé des ressources déployées pour la lutte contre ce marché illicite, etc. Le Monde nous rappelle aussi un effet indésirable : Paul Gallegos, district attorney d'un comté ("chef procureur"), est arrivé à la conclusion que le mieux serait de légaliser le cannabis parce que "Le maintien de ces lois inapplicables sape l'autorité de l'Etat. La justice devient une farce, la population perd tout respect envers les institutions." Et puis il voit un avantage à la légalisation : "Le prix du cannabis s'effondrerait, les trafiquants se retrouveraient au chômage. En fait, les deux seuls groupes vraiment opposés à la légalisation sont les forces de l'ordre, pour des raisons culturelles, et les dealers, pour des raisons économiques." Bien vu, il pourrait ajouter que les forces de l'ordre évoquent aussi les risques de déflagration sociale de ghettos qui bénéficient aujourd'hui de la manne de cette économie parallèle.

 

Dans ce débat sociétal difficile, il y a des opposants : Eric Voth, président de l'Institut des politiques mondiales sur les drogues, juge que "le nombre de personnes qui deviendront des consommateurs ou qui vont aggraver leurs habitudes en raison de la disparition des contraintes imposées par la loi, va coûter au système bien plus que ce qui pourrait être généré sous forme de revenus fiscaux". Surtout que si le prix du cannabis s'effondre, les recettes fiscales escomptées aussi. A ce sujet, je recommande à la Californie de s'inspirer de la PAC et d'établir des quotas pour parvenir à une stabilité des prix au détriment du consommateur, comme pour le lait il y a encore quelque temps (non, c'est une boutade). Si l'usage récréatif de la marijuana reste interdit, treize Etats ont déjà dépénalisé sa consommation, et 40 % des Américains soutiennent sa légalisation selon plusieurs sondages. L'histoire va inexorablement dans ce sens.

 

N'oubliez jamais que si c'est le fisc qui a eu la peau d'Al Capone, c'est aussi lui qui a eu celle de la prohibition. Vous aimez les taxes sur l'alcool ? Vous adorerez celles sur le cannabis.

jeudi, 09 août 2007

De la drogue dans le Financial Times

Ames sensibles, s'abstenir

 

Vous pensiez que le quotidien financier de la City, le prestigieux FT, était un journal sérieux ? Peut-être aurez-vous un autre avis après la lecture de cet article signé Willem Buiter, Professeur prolixe à la London School of Economics, ancien chef économiste de la BERD, ancien membre de la Banque d'Angleterre. Voici son blog (ici) et son profil (). En fait, cela vous confirmera à quel point les britanniques savent être pragmatiques concernant certains tabous. Après la publication d'un rapport sur la dangerosité du cannabis par The Lancet et The Independent (10 ans après avoir défendu l'inverse), cet article vient apporter une saine contradiction.

 

Sans remettre en question la toxicité de ces produits, Willem Buiter annonce la couleur dès le départ, en excluant de son propos les produits qui pourraient mener à des menaces pour autrui :

As an economist with a strong commitment to personal liberty and responsibility, my preference would be to see all illegal drugs legalised [...]

Following legalisation, the production and sale of these drugs should be regulated to ensure quality and purity.

 

Il pense même déjà aux recettes fiscales que le gouvernement pourrait retirer d'une vente encadrée (donc fiscalisée) de ces produits festifs. L'argent pourrait d'ailleurs renforcer les moyens de réinsertion des vrais toxicomanes (ou des alcooliques). Son propos est aussi cohérent que serein. Et la mise en oeuvre de ses recommandations ne peut se faire qu'à l'échelle de plusieurs pays afin de ne pas concentrer rapidement l'afflux des toxicos de toute l'Europe. Son argumentation est rigoureuse, tant sur le plan national qu'international. Il ne constitue absolument pas un encouragement à se droguer. Je ne pense pas que cet homme aurait envie de voir ses enfants consommer de telles substances, pas plus que moi. Son raisonnement n'en est pas moins limpide et convaincant. Et de la part d'une personnalité aussi prestigieuse, le propos est audacieux :

 Article FT drugs.pdf

 

Je vous laisse en juger.

dimanche, 17 septembre 2006

Commerce équitable : ajouter le cannabis à la liste ?

Soyons clairs. La drogue est un produit nocif, détestable dont je ne souhaite absolument pas encourager la consommation. Il m'est arrivé de chichonner un peu. C'est comme les murges, c'est drôle jusqu'à un certain âge. Ensuite, le côté un peu ringard l'emporte...sauf si un oinj tourne au sein d'un groupe de bons copains. Bon, le débat n'est pas là. Quel est l'état des lieux ?

 

medium_drugs.jpgLes politiques sur les drogues privilégient depuis longtemps la prohibition de la production, du trafic, de la vente et de la consommation d'un large éventail de substances classées illicites. Le seul résultat de l'emploi massif de forces de police et d'autres ressources à cette fin, c’est l’envol des prix de ces produits interdits. Les gains de ce marché lucratif ont nourri la croissance de réseaux criminels organisés, avec les conséquences dramatiques que nous constatons régulièrement. Notamment, les mafias qui vivent du trafic de drogue incitent à la criminalisation de la clientèle qui souhaite financer sa consommation au prix fort. La prohibition ne permet pas non plus le contrôle de la qualité des produits. Cette absence de contrôles expose les consommateurs à des risques qui dépassent souvent la dangerosité des substances elles-mêmes.

 

Le développement de ce marché grâce à la prohibition incite aussi des pans agricoles entiers de pays en voie de développement à se tourner vers la production de ces produits demandés. Les hauts plateaux marocains produisent un volume colossal de cannabis pour servir le marché européen. Or, le prix payé aux paysans est faible, très faible rapporté au prix servi chez nous sous le manteau. Il y a là matière à fonder un réseau de production et distribution labellisée "commerce équitable", non ? La Drug Policy Alliance ne va pas jusque là mais défend une approche non répressive de la question des drogues. Ses directeurs ne sont pas des illuminés mais des personnalités sensées telles que Georges Soros, le directeur financier de Virgin, de prestigieux universitaires, un mélange d'hommes d'affaires et de responsables d'ONG environnementales, de lutte contre le SIDA ou contre les dépendances aux drogues et à l'alcool. Etonnant, non ?

 


Résultat, notre politique, qui figure parmi les plus répressives d’Europe, aboutit à l’un des taux les plus élevés de consommation de cannabis chez les jeunes, qui sont également atteints par les effets nocifs de l’alcool ou de la cigarette. La consommation de produits toxiques, qui incluent l’alcool et la cigarette, se banalise. L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle que l’usage régulier d'alcool touche 18 % des garçons et 6 % des filles de 17 ans, et que les «ivresses régulières» progressent : presque un jeune sur deux dit avoir bu au moins 5 verres d'alcool en une seule occasion au cours du mois précédent. Presque un tiers des jeunes de 17 ans dont fumeurs quotidiens. Enfin, 15 % des garçons de 17 ans et 6 % des filles consomment régulièrement du cannabis, même si un jeune sur deux l’a expérimenté. Plus grave, presque 6 % des garçons conduisent parfois leur deux-roues après avoir bu et fumé un joint. Clairement, nous sommes loin d’une situation acceptable.

 

J'ajoute aussi que la consommation française de psychotropes licites, notamment les anti-dépresseurs, est l’un des plus élevés de l’OCDE. De ces médicaments prescrits, de l’alcool, du cannabis ou des autres produits illicites, qui peut juger objectivement de leur nocivité respective ou de leur degré d’addiction ? 

 

 

medium_200600016758.back.3.jpgAprès tout, qui peut légitimement juger des limites à fixer à notre plaisir personnel ? Un échange libre entre adultes consentants pleinement responsables ne devrait pas être l'affaire de l'Etat. N’évoquons même pas l’usage prohibé du cannabis à des fins médicales alors que la prescription de morphine, bien plus lourde de conséquence, est autorisée. Bref, les critères de la prohibition ne sont pas clairs. Hélas, la prévention est rendue d’autant plus difficile qu’elle concerne des comportements jugés délictueux. Il s'agit simplement d'en finir avec l'hypocrisie : oui, les drogues peuvent provoquer des accoutumances. Menons donc une politique de prévention par l’information, par le renforcement des moyens des centres de désintoxication. Légaliser, bien le débat soit compliqué, c'est s'attaquer aussi à cette forme d'insécurité.

 

Une première étape consisterait à enfin permettre de faire pousser du cannabis chez soi pour usage personnel. C'est facile, pas cher et la qualité du produit fini est sûre. Mieux que du bio ! Le matériel existe et ne coûte pas cher. les graines sont vendues par correspondance. Inutile de chercher dans le catalogue de la Redoute ou de Truffaut, ils ne proposent encore rien sur ce créneau. En France, un réseau de boutiques, les "growshops", peuvent déjà vous conseiller...

 

Ensuite, il serait audacieux d’expérimenter pendant 5 ans, dans un cadre strictement encadré, la production et la vente du cannabis et de ses dérivés. Une taxe équivalente à celle du tabac sur le cannabis serait destinée à financer l’information préventive et les centres de désintoxication Si cette expérience de légalisation encadrée de produits cannabiques se déroule bien au terme de la période d’essai, il serait plus facile d'ouvrir un débat national, fondé sur les mêmes principes, concernant la cocaïne ou l’ecstasy, produits extrêment banalisés. Encore une fois, les termes du débat visent à tuer une économie souterraine extrêmement dangereuse et à privilégier une approche préventive et des traitements curatifs aux punitions inutiles dans le cas de la toxicomanie. Nous n'en sommes pas là en France, sinon sur les plateaux d'Ardisson et dans certains milieux, notamment certains cercles festifs du monde de la culture ou de la pub.

17:20 Publié dans Libertés individuelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : joint, drogue, cannabis, prohibition | | | Digg! Digg |  Facebook