lundi, 06 avril 2009

Les alliés infréquentables de Besancenot

Bloc.jpgSujet tabou. Notre démocratie ne supporterait pas de fait tomber cette jeune icône de son piédestal. Nous ne sommes pas prêts à admettre que le petit facteur de Neuilly s'est acoquiné avec des révolutionnaires, des vrais. La "révolution" fait encore frissonner ceux qui ont été des révolutionnaires de pacotille dans leur jeunesse. Quelques centaines de millions de morts plus tard, les barbares révolutionnaires n'hésitent pas à mettre le feu à des bâtiments et à menacer l'intégrité physique des "défenseurs du capitalisme" (entendez forces publiques, banquiers et cadres de multinationales) au nom du même idéal. Certes, aucun lien n'est prouvé entre Besancenot, patron du Nouveau Parti Anticapitaliste (et accessoirement soutien de Rouillan), et l'ultra-gauche la plus radicale. Mais on le devine très proches de cette nébuleuse sans hiérarchie officielle mais unie dans la sauvagerie. En parcourant le web, on découvre la richesse de cette mouvance de plus en plus structurée. Et lors du sommet de l'Otan à Strasbourg, elle a montré de quoi elle était capable.

 

cocktail.jpgLe "Black Bloc" regroupe indistinctement tous les "anti-quelque chose", anti-capitalistes, anti-fascistes, anti-pollution, anti-défense nucléaire, etc. Tous unis dans la violence. Grâce à Internet, des formations à la révolte et au sabotage se diffusent rapidement, les SMS permettant aux groupes de s'organiser dans l'action de terrain. Leur objectif assumé est relativement clair :

Le bloc noir s’inscrit généralement dans une idée d’action directe impliquant parfois des destructions de banques, de bâtiments institutionnels ou de sociétés multinationales (souvent de petites franchises en réalité plus que les gros centres de direction...), magasins, stations d’essence, caméras de vidéo-surveillance, etc. Attaquer la propriété privée est bien en deçà de l'attaque psychologique quotidienne de la publicité et des médias de masse et considérablement réduite de la brutalité et bavures de la police (??--> quelqu'un semble attendre des précisions).

 

Aux foulards noirs se sont ajoutés les masques de ski (protection contre les gaz lacrymo) et les protections de hockey. Si votre enfant vous demande cette panoplie, posez-vous des questions sur ses intentions. Le témoignage d'un militant de la première heure vous donne un petit aperçu de l'état d'esprit de ces nouveaux barbares. Depuis les premières années d'activisme organisé, l'expérience de ces militants s'est enrichie. D'ailleurs, comme le signale le Figaro, la barbarie n'interdit pas l'esprit de camaraderie :

"Dans les cortèges ils affichent envers les manifestants pacifistes une attitude respectueuse, se portant même au secours des «blancs» quand la police charge. Ce qui leur garantit une relative bienveillance dans le camp des modérés. Dans les cortèges ils affichent envers les manifestants pacifistes une attitude respectueuse, se portant même au secours des «blancs» quand la police charge. Ce qui leur garantit une relative bienveillance dans le camp des modérés." (ouf, on est rassuré)

 

Le Figaro ne s'inquiète pas de la multiplication de ces "casseurs bien de leur temps". Même la ménagère de moins de 50 ans veut en savoir plus sur la question. Pour répondre aux attentes de ce public en quête d'activités ludiques, les grandes chaînes de télévision n'hésitent plus à faire la promotion des camps de formation de cette ultra-gauche qui veut la peau de notre système : comment bloquer l'arrivée d'un convoi d'uranium, comment faucher des champs OGM, etc. Il manque presque les coordonnées des animateurs de ces stages pour pouvoir s'inscrire directement dans la foulée. Bref, ces violences se banalisent doucement.

 

Dans la réalité, cette tendance est très menaçante. Cette politique de saccages systématiques commence à agacer les professeurs d'université. Et il faut s'attendre à ce qu'un jour, la relève d'Action Directe naisse de ces mouvements de lutte armée. Du cocktail molotov aux armes de guerre, le pas est vite franchi. Besancenot, quand assumeras-tu publiquement ces amis infréquentables ? Ségolène Royal, elle en tout cas, est dans la course en justifiant les séquestrations : " Les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue: [...] Ce qu'on appelle la révolte, c'est une réaction contre la violence qui s'exerce contre les salariés et contre le pays. "

12:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : black bloc, manifestations, violence | | | Digg! Digg |  Facebook