vendredi, 14 novembre 2008
L'homosexualité reste un tabou politique
Trois affaires quasi simultanées viennent de percuter l'actualité sur la question de l’homosexualité, confrontant une nouvelle fois notre beau pays à ses conservatismes. Si la classe politique de droite comme de gauche reste nerveuse (peut-être à cause de la jurisprudence Boutin, condamnée à porter des robes à fleurs hippies et des lunettes ridicules), parfois au point de commettre des gaffes malheureuses (hélas révélatrices de préjugés lourds), il faut reconnaître qu'en débattre sereinement reste un défi. L’instrumentalisation violente qui en est faite par chaque camp risque bien, une fois de plus, d’enliser des débats autrement plus importants autour du mariage (ou du contrat d’union civile) des personnes de même sexe, et autour de l’homoparentalité. Certes, l'homosexualité se banalise lentement au gré des conflits chaotiques entre tenants et opposants de l'alignement du noyau familial homo sur celui de la famille hétéro, "traditionnelle". Mais la route reste longue pour rattrapper nos voisins européens qui, par exemple, ont déjà reconnu l'homoparentalité. Lorsque j'ai publié une tribune sur la question en 2005, je dois avouer avoir été choqué par le nombre de courriers (anonymes) profondément insultants (quand ils ne contenaient que des mots) en retour. Le sujet est encore très casse-gueule.
La première histoire, la plus lamentable, a pour origine des propos consternants de Gérard Longuet en juillet dernier. Ce membre des Réformateurs (dont le site ne fonctionne plus, les Réformateurs n'ont pas renouvelé leur abonnement, les radins !) de l'UMP a associé, au cours d'un concours de gaffes d'une séance de travail avec Xavier Darcos (évoquant le rôle des enseignants en maternelle se résumant à "faire faire des siestes à des enfants ou leur changer les couches"), l'homosexualité avec la pédophilie. Lui qui voulait poser "une question malicieuse" a directement plongé avec ces phrases : "C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête...". La réponse de Gérard Longuet ne répond pas franchement à cet incident : "le Ministre Xavier DARCOS a exprimé son intention de diffuser au sein de l’école des informations luttant contre l’homophobie. Gérard LONGUET s’est réjouit de cela, peut-être sur un ton ironique qui a pu en choquer certains, déclarant qu’il lui paraissait préférable de lutter contre la pédophilie d’abord, qui est un délit, qui concerne aussi bien les hétérosexuels que les homosexuels." Oui, cela a pu en choquer certains. Et... ?
Ensuite, Christian Vanneste, que je connais un peu, vient d'être définitivement relaxé suite à des propos douteux qui lui ont valu des poursuites d'associations homosexuelles. Douteux mais pas illégaux selon la Cour de Cassation : "si les propos litigieux, qui avaient été tenus, dans la suite des débats et du vote de la loi du 30 décembre 2004 ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d’expression, la cour d’appel a méconnu le sens et la portée des textes et principe ci-dessus susvisés ;" La diversité implique de vivre avec des personnes dont nous ne partageons pas les mêmes valeurs. Je n'apprécie pas ce que pense Christian Vanneste de l'homosexualité, cela ne m'interdit nullement de pouvoir discuter sereinement avec lui. Voire de partager ou de vouloir engager le débat sur certains de ses points de vue, comme celui-ci : "Si on l’assume, ça doit être dans la discrétion et non en s’affichant comme membres d’une communauté réclamant des droits particuliers et une reconnaissance particulière sur le plan social. " Cette affirmation a du sens dans l'absolu, mais elle ne répond pas à la nécessité de faire évoluer le cadre juridique des familles constituées autour de parents de même sexe. Ce combat est en grande partie communautaire. L'harmonisation juridique et la banalisation déliteront sans doute progressivement ce lien trop identitaire.
Enfin, Bertrand Delanoë a essuyé une cuisante défaite au PS. Sa motion, soutenue par François Hollande, reste loin derrière celle de super Ségo. Le contenu des motions n'intéressant personne (à juste titre), il a payé 3 handicaps, par ordre décroissant :
- Le plus lourd, celui d'être le premier bobo de Paris. L'arrogance du centre du monde de la France agace prodigieusement en région. Avant même d'évoquer sa mauvaise gestion de la capitale, il reste le parigo trop sûr de lui. Pas faux.
- Vient ensuite son positionnement presque libéral (je rassure les socialistes, il y a de la marge), en tout cas substituant à l'étiquette socialiste celle de social démocrate. Ce parti d'élus locaux a déjà dû accepter du bout des lèvres l'économie de marché. Ce n'est pas pour se retrouver à la droite de Nicolas Sarkozy, presque adoubé socialiste européen, en pleine crise financière !
- Le soupçon d'homophobie, ou au moins "d'homosceptiscisme" (on revient à notre sujet). Sans l'avoir entendu reprendre cette raison dans son discours (très bref) de perdant, ce facteur a certainement dû jouer, quoi qu'en pensent certains. La banalisation en cours de cette préférence sexuelle n'est pas encore venue à bout de toutes les réticences. Surtout quand on joue la carte communautariste à fond comme Delanoë, ainsi que le confirme Sophie Coignard dans "Le marchand de sable". Surtout de la part d'un Parisien...
Bref, le sujet reste ouvert, autant que les plaies. Il faudra d'autres incidents, d'autres affaires pour faire avancer ce débat cahin-caha. Espérons toutefois qu'avec le temps, il se calmera pour laisser un espace d'échange plus serein entre sensibilités différentes, parfois opposées. Derrière nos jugements de valeur, derrière des morales différentes, il y a la vie de couples, de familles, d'enfants. Qu'on défende l'évolution vers un cadre pour l'union de personnes de même sexe et l'homoparentalité ou non, nous devons apprendre à accepter les erreurs, les maladresses et les dérapages du camp d'en face sans verser dans la violence ou dans la judiciarisation des échanges. C'est possible.
15:21 Publié dans Société, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : homoparentalite, homosexualite, sexe, chritian vanneste, gerard longuet, bertrand delanoe |
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lundi, 15 octobre 2007
Delanoë : le 18 octobre, ne comptez pas sur Velib'
Le 18 octobre, nous savons tous ce qui nous attend. Heureusement, le cauchemar annoncé par les "partenaires sociaux"...c'est pour notre bien. Imaginons un peu les multiples parades permises par la concurrence entre modes de transport : utilisation des couloirs de bus pour les voitures, multiplication des interventions pour redistribuer les vélos de Velib et permettre le maximum de déplacements. Mais n'y comptez pas. Bertrand Delanoë ne lèvera pas le petit doigt pour aider tous ceux qui ont besoin de travailler pour vivre. Sur Europe 1 ce matin, un journaliste rapportait ses propos au sujet de Velib : "La mairie de Paris n'est pas là pour gêner les grévistes". Entendez : "la Mairie de Paris est très contente du bordel qui va pénaliser la vie de toute l'Ile de France, et notamment des Parisiens".
En bref, la mairie souhaite que ce soit un succès pour nos irréductibles syndicalistes. A l'approche des municipales, la carte de l'extrême gauche est indispensable pour rallier l'électorat vert. Et tant pis pour la France qui bosse !
17:49 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : Grève du 18 octobre, Velib, Bertrand Delanoë |
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mardi, 19 juin 2007
Le père dela-Noël livre des vélos aux Parisiens
Depuis le 13 juin, Decaux lance sa grande campagne de promotion du Vélib'. Le 15 juillet, soit une petite année avant les municipales, Delanoë compte offrir le vélo quasiment gratuit aux Parisiens et aux touristes de passage. Bientôt, 14.000 vélos (20.600 d'ici la fin de l'année) seront disponibles partout à Paris (voir carte), fixés à 750 stations (1.451 d'ici la fin de l'année) en libre-service 7j/7 24h/24 installées tous les 100 à 270 mètres. L'objectif : inciter les clients à utiliser ces vélos pour les déplacements courts, afin d'optimiser la rotation des vélos aux bornes. Le fonctionnement (voir présentation) est simple :
- Au choix : abonnement annuel (29 euros), hebdomadaire (Ticket 7 jours à 5 euros) ou quotidien (Ticket 1 jour à 1 euro)
- Caution sous forme de prélèvement pré-établi (vous ne payez pas immédiatement mais uniquement lors d'un incident, par exemple si vous ne rapportez pas le vélo au bout de 24 heures)
- La première demi-heure est gratuite, de quoi traverser Paris d'est en ouest à un bon rythme. Sur des durées supérieures, ce sera 1, puis 2 puis 4 euros par demi-heure supplémentaire. Ou alors vous pouvez déposer votre vélo à une borne, installez-vous à une terrasse de café 5 minutes pour souffler et boire un coup, et reprendre un vélo gratuit pour 30 minutes
Vous prenez votre vélo à une borne avec votre carte d'abonné, et le rangez sur une autre borne à votre convenance. Pas plus difficile que ça...en espérant que certaines bornes ne seront pas vides (en haut de Montmartre) et d'autres pleines (en bas de la butte par exemple). Aussi un camion s'occupera-t-il d'équilibrer le taux d'occupation des bornes la nuit. Petit détail : nombre de places de stationnement ont sauté, 200 pour certains arrondissements, 2 % du parc global selon d'autres.
Pour le contribuable parisien, le coût se réduit à l'investissement initial probablement lourd (estimation difficile à obtenir), pour construire ces stations et les raccorder à EdF. En échange, la Mairie de Paris pourrait recevoir 18 millions d'euros par an de revenus grâce au Vélib' ! Voilà une solution gagnant-gagnant pour le contribuable, les clients et l'entreprise, partenaire historique de la Ville de Paris : JC Decaux.
Le prix des vélos, le fonctionnement des stations et l'entretien général seront assurés par Decaux selon un cahier des charges exigeant. En échange, Decaux ne conservera que 1.600 panneaux publicitaires au lieu des 2.000 actuels. Estimation des recettes publicitaires annuelles : 50 millions d'euros. Un peu de pub, beaucoup de vélos ! La Mairie toucherait une redevance annuelle supplémentaire de JC Decaux de 15 millions d'euros sur 10 ans, soit, en plus des 2 millions actuellement versés par Decaux, un total annuel de 3.5 millions d'euros selon Challenge, le journal qui soutient activement Delanoë.
En plus, la Mairie conserverait l'essentiel des revenus de Vélib', abonnements et demi-heures supplémentaires. L'estimation de ces recettes tourne autour de 25 millions d'euros. Pour terminer cette cuisine complexe, un budget serait retrocédé à Decaux en fonction du chiffre d'affaire de Vélib et des panneaux publicitaires, environ 9 millions d'euros par an dans ces estimations. Il resterait environ 20 millions par an pour la Mairie, dont 18 millions au titre de Vélib ! De quoi amortir rapidement l'investissement initial. je suis impatient de voir le résultat.
Toutefois, Laurent J. Masson, dans MoteurNature, pose une bonne question concernant ce qu'on ne voit pas :
Est-il normal qu'une municipalité lance une activité commerciale qui vienne concurrencer les entreprises locales de manière déloyale, puisqu'elle se dote de facilités auxquelles elles n'ont pas accès ? Nous avons identifié plus d'une dizaine de loueurs de vélos à Paris, ces petites entreprises n'ont pas le droit de mettre des vélos sur la voie publique, à disposition immédiate par carte bancaire. Ils n'auront pas non plus la chance d'être associé à Velib', qui est bien au-delà de leurs capacités, même tous réunis. L'exploitant est une grosse entreprise unique, JC Decaux.
06:25 Publié dans Environnement, La vie à Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
| Tags : Paris, Bertrand Delanoë, vélo, JC Decaux, Velib |
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vendredi, 25 mai 2007
Les Halles : le combat continue
Depuis le milieu des années 70, lorsque le quartier des Halles a été reconstruit sous l'égide la SEM Paris Centre (détenue à 80 % par la Mairie de Paris et présidée par un élu PS au Conseil de Paris), l'ensemble des infrastructures a souffert d'un succès populaire qui a entrainé leur usure rapide. Un certain nombre d'erreurs de conception exigeait une vraie rénovation d'ensemble :
- Les pavillons imaginés par l'architecte Jean Willerval ("parapluies"), outre leur dessin contesté dès l'origine et très daté, sont attaqués par la corrosion. Leurs recoins sont inadaptés à un des sites les plus passants de Paris (sécurité, déchets, urine...). Leur entretien est difficile et coûteux. Leurs terrasses présentent des problèmes d'étanchéité. Ils abritent des équipements pour lesquels ils n'étaient pas faits (conservatoire dans ce qui devait être une serre...)
- Les accès aux transports collectifs sont insuffisants. L'essentiel des passages se fait par un escalier roulant unique, très "anxiogène", pris d'assaut aux heures de pointe.
- La salle des échanges de la gare RER est malcommode: il est difficile de s'y orienter, avec des correspondances (3 RER, 5 métros) complexes. Les conditions d'évacuation doivent être mises aux normes, comme le désenfumage. L'accessibilité aux personnes handicapées, âgées ou avec enfants est à revoir.
- Morcelé, le jardin offre des cheminements compliqués, barrés par le "cratère" du premier forum. Il n'offre que 44% de surface végétalisée praticable. L'état phytosanitaire de certains arbres est médiocre. Des problèmes d'étanchéité se posent entre dalle et sous-sol.
- Le nouveau Forum est totalement détaché de la vie du quartier.
- Les accès et sorties des voies souterraines - par ailleurs sous-utilisées - sont autant d'obstacles pour les piétons et vélos.
La mairie de Paris a donc lancé le chantier dès 2002 en partenariat avec la Région Ile de France et sous la responsabilité du Département de Paris. Avec autant d'instances différentes, le chaos était assuré d'avance. Mais Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France surtout fameux pour ses frasques récemment condamnées par la Justice, nous l'a annoncé clairement : Chaque année, 41 millions de visiteurs dont 25 millions de Franciliens fréquentent cet espace central du commerce et du tourisme régional. Le coeur populaire et cosmopolite de l'Ile-de-France, échangeur unique des réseaux RER, métro et bus, constitue, pour les usagers des transports publics, l'une des principales portes d'entrée dans notre région.
En bref, taisez-vous Parisiens ! Cette affaire ne regarde ni les propriétaires des Halles (notamment Unibail, propriétaire de la Galerie Commerciale), ni les riverains qui vivent autour de cette zone, ni les commerçants qui animent tout le quartier. Non, cette affaire regarde des élus qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise mais qui se voient grands urbanistes de notre belle cité. Heureusement, certains élus et associations de quartier ont réagi pour exprimer leur insatisfaction.
Car pendant que Delanoë nous annonce que : Parce qu'il s'agit d'un enjeu pour tous, une grande concertation est menée avec les habitants et les usagers, les Parisiens attendent toujours la concertation annoncée. Pour le moment, un concours international a été lancé sur un cahier des charges trop flou. Résultat : le projet le moins "exotique" a été retenu sur une base minimaliste. Rien d'enthousiasmant pour les riverains, pas plus que pour les commerçants ou Unibail. Tout le monde est déçu. Surtout, tout le monde a le sentiment de s'être fait berner par le maire de Paris. Mon adversaires aux législatives, le maire UMP du Ier arrondissement Jean-François Legaret, est le seul à avoir une idée précise sur le dossier. Il n'hésiste pas à évoquer un choix “en creux”, un choix minimaliste, un choix frileux. Je le rejoins au moins sur ce jugement.
Récemment, Yves Contassot a annoncé que le projet était enfin définitif après une large concertation. Les associations ont immédiatement réagi à cette manipulation grotesque :
L’association ACCOMPLIR n’est pas la seule à protester contre ce coup de force qui tourne la concertation en dérision. Plusieurs autres associations ont adressé des textes de protestation au Maire de Paris : l’Atelier des Halles, l’Association Châtelet-les Halles, le conseil de quartier des Halles, le Comité Lalanne, le groupe interassociatif des Halles, le collectif Parole des Halles. Toutes ces contributions sont en ligne à partir de la page d’accueil du site www.accomplir.asso.fr.
L’Association ACCOMPLIR va continuer à se battre, comme elle le fait depuis quatre ans, pour la préservation d’un jardin de qualité aux Halles, ce qui passe par la correction des dysfonctionnements, la rénovation de ce qui a vieilli, et un meilleur dessin des circulations, mais certainement pas par une opération table-rase que rien ne justifie, qui aura un coût exorbitant et va priver arbitrairement les usagers grands et petits de tout ce qu’ils aiment et qui fonctionne bien dans ce jardin.
Trop d'acteurs, un dossier trop politisé et l'absence de concertation ont abouti à ce gâchis de temps et d'énergie. Pour le moment, rien n'est joué parce qu'aucun projet réellement satisfaisant n'a pu émerger de cette confusion des genres. Espérons que les municipales de 2008 ne constitueront pas une occasion de plus de saccager le travail des associations de riverains et de commerçants du quartier, d'Unibail et des acteurs DIRECTEMENT concernés.
13:45 Publié dans Environnement, La vie à Paris | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : Rénovation des Halles, David Mangin, Urbanisme Paris, Bertrand Delanoë |
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vendredi, 13 avril 2007
Guerre des couloirs de bus
"Le boulevard Saint-Marcel, à Paris, dans le Ve arrondissement, est-il devenu particulièrement dangereux pour les piétons après une série d'aménagements ? Deux piétons - une mère de famille et un quinquagénaire - ont été tués en un mois sur cet axe, alors qu'ils traversaient le boulevard en empruntant un passage protégé. À chaque fois, ils ont été percutés par des voitures.En 2005, trente et un accidents de la circulation, blessant 38 personnes, ont été dénombrés sur ce boulevard, qui a fait l'objet il y a deux ans d'importants aménagements,.."
00:19 Publié dans La vie à Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : circulation, couloirs de bus, Bertrand Delanoë, ken Livingstone, péage urbain, rapport Kopp Prud'homme Bocajero |
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