jeudi, 14 mai 2009
Lâcher de ballons : pollution nocive ?
Le prochain dessin animé de Pixar risque-t-il d'être interdit pour incitation à un comportement écologiquement incorrect ? Nous n'en sommes pas encore là, mais l'association Robin des Bois devrait relancer le débat qu'il a ouvert depuis son communiqué fin 2004 :
" En France, un million de ballons s’envole chaque année dans le ciel pour célébrer des causes qu’elles soient bonnes ou mauvaises – anniversaires, promotions, appels publics, festivités…
[...]
Les ballons en latex fabriqués en Asie, transportés en Europe par porte-conteneurs, sont gonflés à l’hélium produit par Air Liquide à partir du gaz naturel ; ils constituent une gêne ou un risque réel pour la circulation aérienne. 70% montent en quelques heures à 8 km et explosent. Les fragments retombent sur terre et en mer. Les autres se dégonflent en cours d’ascension et retombent dans un périmètre de quelques dizaines de km2. Les ballons de la fête et de l’espoir rentrent dans le régime alimentaire et les tubes digestifs des dauphins, des tortues, des cachalots, des requins, et des oiseaux.
Dès leur envol, les ballons sont des déchets. Ils sont par vocation voués à l’abandon. Les responsables des lâchers sont immédiatement défaillants, et les ballons non captifs vont au gré des aléas météorologiques polluer l’environnement, échapper aux collectes dédiées et rejoindre le cortège des déchets transfrontaliers. "
Ils ont repris ce thème avec l'explosition en 2008 :
Le 31 décembre 2007, sur 2 km de littoral français, Robin des Bois a ramassé 31 fragments de ballons orange, 28 de jaune, 26 de rouge, 17 de violet, 16 de rose, 14 de bleu, 14 de vert, 13 de blanc et 2 de gris, plus 7 fragments de ballons publicitaires et des attelages de plusieurs ballons de divers coloris. C’était la marée de décembre, mois des fêtes, des kermesses et de Noël.
Cette dénonciation fait sourire, d'autant plus que le lâcher de ballons est extrêmement fréquent comme le confirme un simple googling. En milieu fermé, pas de danger. Mais lâchés dans le ciel, ces petits objets entraînent des dommages sur la faune, la flore, ils portent atteinte au droit de propriété d'autrui en venant polluer toits et jardins. Sans imposer une interdiction brutale qui serait perçue comme inique, le devoir d'information sur ces dangers semble nécessaire. Lâchons nos ballons dans des espaces clos, et faisons-en des oeuvres d'art.
Il y a une forte demande dans ce sens. Jeff Koons vend ses "Balloon Dogs" et ses "Balloon Flowers" plusieurs millions de dollars. Mais vous pouvez faire plus simple, fabriquer une oeuvre accessible, après une ballade sur la plage un 1er janvier, en imitant les plus grands contemporains, comme Daniel Spoerri :

05:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : lacher, ballons, pollution |
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