jeudi, 19 avril 2007
Le gouvernement francais coupable de non-assistance à pays en danger
Alors que la Commission européenne tente d'ouvrir nos marchés aux productions des zones Afrique, Caraïbes et Pacifique, extrêmement devaforisées, la France, à la tête d'une petite coalition de pays, a imposé son veto pour bloquer cet accord de partenariat economique. Depuis deux semaines, le gouvernement français lutte pied à pied contre ce projet de suppression de toute barrière douanière (ni taxes, ni quotas).
Cet égoïsme est criminel. Le consommateur francais, vous et moi, nous continuerons à payer nos produits alimentaires plus cher, mais surtout ces pays continueront a dépérir sans pouvoir exporter les fruits de leur propre travail, le marché étant bloqué ici, et innondé ailleurs de nos produits lourdement subventionnés. Les Etats-Unis agissent de la meme manière, ce qui ne justifie pas que nous le fassions aussi. Seules la Suède et l'Angleterre luttent en faveur de l'ouverture franche des frontières européennes, conscientes des gains pour tous. En bloquant les opportunités d'exportation de ces pays, nous les empêchons d'acquérir, avec les devises ainsi gagnées, des technologies nouvelles pour améliorer leur productivité et, à terme, leur niveau de vie. Nous excluons ainsi de nombreux pays désespérés du cercle vertueux, et les enfermons dans une fatalité, celle de la frustration légitime des peuples piégés, sentiment que nous compensons par des subventions prises dans les poches des contribuables occidentaux mais qui entretiennent la corruption de leurs dirigeants impuissants.
Une fois de plus, les pays riches protègent un secteur marginal mais électoralement sensible, au détriment des autres citoyens et, surtout, des pays qui cherchent a améliorer leurs conditions de vie en accédant à nos marchés (et si leurs produits ne parviennent pas jusqu'à nous, ce seront les hommes qui viendront chercher des opportunités en franchissant ces frontières absurdes et injustes). Le découpage électoral national donne poids absolument disproportionné aux zones rurales. Et nos institutions pyramidales renforcent le poids des notabliaux de ces départements les plus ruraux. Eux vivent de la PAC, ou croient en vivre alors qu'elle les incite à ne pas sufisamment penser en termes d'innovations pour ouvrir de nouveaux marchés.
Le protectionnisme est un cancer de pays riches...
souvent en voie d'appauvrissement.
22:05 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Cycle de Doha, protectionnisme, Commission européenne, PAC, agriculture, subventions |
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