lundi, 15 octobre 2007

Delanoë : le 18 octobre, ne comptez pas sur Velib'

Le 18 octobre, nous savons tous ce qui nous attend. Heureusement, le cauchemar annoncé par les "partenaires sociaux"...c'est pour notre bien. Imaginons un peu les multiples parades permises par la concurrence entre modes de transport : utilisation des couloirs de bus pour les voitures, multiplication des interventions pour redistribuer les vélos de Velib et permettre le maximum de déplacements. Mais n'y comptez pas. Bertrand Delanoë ne lèvera pas le petit doigt pour aider tous ceux qui ont besoin de travailler pour vivre. Sur Europe 1 ce matin, un journaliste rapportait ses propos au sujet de Velib : "La mairie de Paris n'est pas là pour gêner les grévistes". Entendez : "la Mairie de Paris est très contente du bordel qui va pénaliser la vie de toute l'Ile de France, et notamment des Parisiens".

 

En bref, la mairie souhaite que ce soit un succès pour nos irréductibles syndicalistes. A l'approche des municipales, la carte de l'extrême gauche est indispensable pour rallier l'électorat vert. Et tant pis pour la France qui bosse !

17:49 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Grève du 18 octobre, Velib, Bertrand Delanoë | | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 19 juin 2007

Le père dela-Noël livre des vélos aux Parisiens

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Depuis le 13 juin, Decaux lance sa grande campagne de promotion du Vélib'. Le 15 juillet, soit une petite année avant les municipales, Delanoë compte offrir le vélo quasiment gratuit aux Parisiens et aux touristes de passage. Bientôt, 14.000 vélos (20.600 d'ici la fin de l'année) seront disponibles partout à Paris (voir carte), fixés à 750 stations (1.451 d'ici la fin de l'année) en libre-service 7j/7 24h/24 installées tous les 100 à 270 mètres. L'objectif : inciter les clients à utiliser ces vélos pour les déplacements courts, afin d'optimiser la rotation des vélos aux bornes. Le fonctionnement (voir présentation) est simple :

  • Au choix : abonnement annuel (29 euros), hebdomadaire (Ticket 7 jours à 5 euros) ou quotidien (Ticket 1 jour à 1 euro)
  • Caution sous forme de prélèvement pré-établi (vous ne payez pas immédiatement mais uniquement lors d'un incident, par exemple si vous ne rapportez pas le vélo au bout de 24 heures)
  • La première demi-heure est gratuite, de quoi traverser Paris d'est en ouest à un bon rythme. Sur des durées supérieures, ce sera 1, puis 2 puis 4 euros par demi-heure supplémentaire. Ou alors vous pouvez déposer votre vélo à une borne, installez-vous à une terrasse de café 5 minutes pour souffler et boire un coup, et reprendre un vélo gratuit pour 30 minutes

Vous prenez votre vélo à une borne avec votre carte d'abonné, et le rangez sur une autre borne à votre convenance. Pas plus difficile que ça...en espérant que certaines bornes ne seront pas vides (en haut de Montmartre) et d'autres pleines (en bas de la butte par exemple). Aussi un camion s'occupera-t-il d'équilibrer le taux d'occupation des bornes la nuit. Petit détail : nombre de places de stationnement ont sauté, 200 pour certains arrondissements, 2 % du parc global selon d'autres.

 

Pour le contribuable parisien, le coût se réduit à l'investissement initial probablement lourd (estimation difficile à obtenir), pour construire ces stations et les raccorder à EdF. En échange, la Mairie de Paris pourrait recevoir 18 millions d'euros par an de revenus grâce au Vélib' ! Voilà une solution gagnant-gagnant pour le contribuable, les clients et l'entreprise, partenaire historique de la Ville de Paris : JC Decaux.

Le prix des vélos, le fonctionnement des stations et l'entretien général seront assurés par Decaux selon un cahier des charges exigeant. En échange, Decaux ne conservera que 1.600 panneaux publicitaires au lieu des 2.000 actuels. Estimation des recettes publicitaires annuelles : 50 millions d'euros. Un peu de pub, beaucoup de vélos ! La Mairie toucherait une redevance annuelle supplémentaire de JC Decaux de 15 millions d'euros sur 10 ans, soit, en plus des 2 millions actuellement versés par Decaux, un total annuel de 3.5 millions d'euros selon Challenge, le journal qui soutient activement Delanoë.

En plus, la Mairie conserverait l'essentiel des revenus de Vélib', abonnements et demi-heures supplémentaires. L'estimation de ces recettes tourne autour de 25 millions d'euros. Pour terminer cette cuisine complexe, un budget serait retrocédé à Decaux en fonction du chiffre d'affaire de Vélib et des panneaux publicitaires, environ 9 millions d'euros par an dans ces estimations. Il resterait environ 20 millions par an pour la Mairie, dont 18 millions au titre de Vélib ! De quoi amortir rapidement l'investissement initial. je suis impatient de voir le résultat.

 

Toutefois, Laurent J. Masson, dans MoteurNature, pose une bonne question concernant ce qu'on ne voit pas :

Est-il normal qu'une municipalité lance une activité commerciale qui vienne concurrencer les entreprises locales de manière déloyale, puisqu'elle se dote de facilités auxquelles elles n'ont pas accès ? Nous avons identifié plus d'une dizaine de loueurs de vélos à Paris, ces petites entreprises n'ont pas le droit de mettre des vélos sur la voie publique, à disposition immédiate par carte bancaire. Ils n'auront pas non plus la chance d'être associé à Velib', qui est bien au-delà de leurs capacités, même tous réunis. L'exploitant est une grosse entreprise unique, JC Decaux.