jeudi, 13 septembre 2007

Sectus Politicus au Centre

Chaque mois qui passe, la vie du Centre ressemble à un épisode de Dallas. Ambiance assassinat et trahison. Après la fission peu cordiale du centre, nous disposons de deux centres. Belle innovation D'un côté, le Modem navigue heureux, comme si de rien n'était. Alors que sa présence se fait discrète sur la scène médiatique, il annonce attirer les adhérents par dizaines de milliers. Entre un PS qui se disloque, une extrême gauche qui se saborde et un Sarko omniprésent,  cette formation encore inclassable ne trouve pas vraiment sa place dans les médias. De l'autre bord, le Nouveau Centre n'existe que par son capitaine improvisé devenu ministre. Comment le centre en est-il arrivé là ?

 

Jusqu'à ce que Bayrou prenne sa hache pour trouer les cales du navire UDF entre les deux tours de la présidentielle, les dirigeants du parti n'avaient pas trop osé élever la voix contre lui. Seul Gilles de Robien avait pris ses distances en critiquant durement son opposition systématique à la majorité, pour une motivation essentiellement électoraliste. Sa propre candidature à la présidentielle. Certes, Bayrou portait l'espoir d'une alternative à la vision populiste et dirigiste de Sarkozy. Ouverture et décloisonnement de notre système sans sa vision sécuritaire et répressive. A l'époque, nombre de blogueurs influents ont défendu ses couleurs pour échapper à une droite conservatrice et à la gauche la plus archaïque d'Europe. Coalition sans succès. Moi-même, j'ai vu en Bayrou cette échappée enthousiasmante. Avec Alternative Libérale, j'ai défendu sa candidature avec ardeur. J'y ai cru jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'il apparaisse pour ce qu'il était, comme le raconte Jean Arthuis dans une interview éclairante sur les raisons de l'éclatement du centre :

La gouvernance mise en pratique par François Bayrou est aux antipodes de la démocratie. On a assisté à une centralisation du pouvoir, à une dilution des responsabilités [...] On ne gère pas un parti comme on anime une secte.

 


Tout en reconnaissant que Bayrou portait un projet crédible, Jean Arthuis reste manifestement sous le choc de la dérive après le 1er tour :

Il faut qu’il sorte de sa vision messianique qui nourrit les illusions et conduit à l’isolement.

 

Sur son blog, on trouve une illustration supplémentaire de la dérive autocratique de Bayrou en juillet :

La gouvernance de l’UDF prend une bien étrange direction. C’est ainsi que 80 noms viennent d’être rayés du Bureau politique, arbitrairement, hors de toute procédure statutaire.

 

 

2bece1a1f9d42f72f8b97fafe1c2635e.jpgLa déception a été grande pour nombre de ceux qui l'ont soutenu. Aujourd'hui, le radeau semble surtout attirer les rebuts de partis en déliquescence. Notamment les verts, secoués par plusieurs ralliements au Modem. A Marseille, à Lyon ou à Paris pour ne citer que ces noeuds de la scène politique, le Modem se rapproche doucement du PS pour préparer un affrontement en ligne de la majorité. Au prix de quelle compromission ? Parviendra-t-il à maintenir sa lisibilité auprès de son public de centre droit, à défendre ses valeurs historiques "sociales, mais surtout libérales et européennes" ? Enfin, des militants déçus  critiquent déjà la direction autocratique du Modem qu'ils jugent trop bas débit. Ce "radeau de la méduse"-là risque fort de se disloquer définitivement.

 

 

L'autre radeau, c'est le Nouveau Centre. Hervé Morin, récompensé pour son ralliement à Sarko par le portefeuille de la défense. Il tente laborieusement d'y recomposer l'UDF d'avant la fracture : « L'ÉTIAGE, c'est celui de l'ancienne UDF, c'est-à-dire entre 20 000 et 25 000 militants ». Ces adhésions sont d'autant plus vitales que le Nouveau Centre, n'ayant pas obtenu les 1 % fatidiques dans au moins 50 circonscriptions aux législatives, ne bénéficie d'aucun financement public. Mais même à poil, ce centre ne manque pas de classe. Un ministre de la Défense, le fameux Christian Blanc (qui pourrait briguer la présidence de ce parti), Jean Arthuis figurent parmi les têtes prestigieuses des survivants à la déflagration thermo-Bayrouesque.

 

 

Jean Arthuis se prend pour un conseiller matrimonial et rêve d'une recomposition du centre historique. Personne n'y croit. Le Modem est au service d'un homme, Bayrou, tandis que le Nouveau Centre, en tentant de prolonger la tradition centriste, est hélas suspendu au bon vouloir de Sarkozy.

 

d0796be3193a28177717b65360ea0b20.jpgPour ne pas rester sur ce constat amer, je vous livre ce petit plaisir que je ne saurais garder solitaire. Le blog des djeunz libres, coqueluche Modemique des maîtres de la blogosphère, reprend de l'activité avec sa fraicheur habituelle. En ce mois de septembre 2007, Quitterie découvre enfin que les communistes ont pu être très méchants. Cette innocence me donne toujours autant envie me plonger dans les profondeurs de sa réflexion, de caresser les contours de sa pensée pour mieux en saisir le fondement; bref, elle me ferait presque aimer sa formation...

mardi, 13 mars 2007

Et voilà, un candidat de moins, un soutien pour Bayrou de plus

Vous l'aurez remarqué, la photo d'Edouard Fillias a disparu de mon blog. De candidat à la présidentielle, il est redevenu simple militant libéral arpentant inlassablement les marchés avec ses tracts et les plateaux télé avec son impertinence habituelle. La quête des signatures, plus dure encore que celle du Graal, s'est révélée extrêmement difficile. Six mois de travail intensif d'une équipe dédiée, des dizaines de responsables sur le terrain, le recours à des plateaux d'appels téléphoniques, des dizaines de milliers de fax, de kilomètres parcourus sur tout le territoire, pour un résultat insuffisant. Les maires que nous avions convaincu de nous promettre leur signature, encore enthousiastes il y a peu, avouaient avoir perdu toute volonté de soutenir qui que ce soit devant les pressions multiples. Bref, devant le taux de défection trop élevé, force fut de constater que nous ne parviendrions pas à porter notre brillant candidat au premier tour de l'élection présidentielle.
 
 
A partir du 16 mars, seuls les candidats ayant ramassé leurs 500 parrainages ayant la parole, excluant la voix libérale du débat, il nous fallait réagir rapidement. Notre conférence de presse se tint le 13 mars au matin. Devant une salle de journalistes attentifs, nous leur apprîmes la surprise : la décision du comité directeur d'Alternative Libérale de soutenir la candidature de François Bayrou au 1er tour.
 
 
Certains eurent un choc. "Vous ne soutenez pas le candidat ultra-libéral, Nicolas Sarkozy ?"
Non, Nicolas Sarkozy n'a rien de libéral. François Bayrou non plus, certes. Mais Bayrou, lui, n'a pas les réflexes de tyran de Sarkozy, ce côté dominateur et centralisateur, omnipotent. Ni un lourd parti aux ordres : clans, fantassins, nettoyeurs, tout y est pour régler la France au carré. François Bayrou est un homme plus simple, plus ouvert (et avec un parti beaucoup plus...dégagé depuis quelques années de défections) et conscient qu'il ne résoudra pas lui-même toutes les questions nationales : ce seront aussi aux Français de le faire. Surtout, son bâton de dynamite  destiné aux institutions devrait permettre un vrai renouvellement générationnel du monde politique.
 
 
Cela ne signifie aucunement qu'un rapprochement a lieu entre l'UDF, qui a son identité propre, et Alternative Libérale qui garde sa liberté d'expression et d'action. Nous pensons simplement que François Bayrou est le bon candidat pour ouvrir la porte aux réformes que nous, libéraux, défendons.
 
 
Voilà en tout cas un nouveau tournant dans le développement d'Alternative Libérale. De nombreux adhérents et soutiens nous ont exprimé leur surprise, le plus souvent favorablement, parfois plus négativement. En tout cas, ce brassage tonique, en plus d'attirer les médias sur nos thèses trop rarement entendues dans notre paysage politique, va un peu remuer les libéraux, particulièrement ceux qui sont engourdis après des années de marginalisation. Des têtes partiront, de nouvelles les remplaceront. Ainsi va la vie. Une seule certitude : le projet libéral avance, trace son chemin en s'adaptant aux obstacles sans perdre son objectif : faire évoluer la société française vers moins de matraquage fiscal et réglementaire, plus de liberté, plus de responsabilité individuelle.

samedi, 24 février 2007

Bayrou fait un modeste pas vers les libéraux

medium_Bayrou.jpgFrançois Bayrou, patron du traditionnel bourbier de centre mou, est sorti du bois hier, muni d'un bâton pour frotter les fesses de ses adversaires, en annonçant quelques axes de son programme. Il s'est offert une franche partie de plaisir en distribuant les mauvais points pour démagogie avancée à son rival de l'UMP et à sa concurrente du PS qui « à chaque réunion publique ajoutent un, deux, dix milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Cette attitude est irresponsable » va-t-il jusqu'à affirmer. Chapeau. Si le contenu n'est pas vraiment satisfaisant pour un libéral, certaines propositions méritent le respect.

 

Notamment sa guerre officiellement déclarée à la dette et aux déficits : « Lutter contre son accroissement, ça n'est pas un geste de théoricien, c'est un combat social ». Enfin un peu de lucidité dans ce monde de politiques irresponsables. Proposition : "Hors périodes de récession, l'interdiction de financer par la dette les dépenses courantes de l'État sera de toute façon gravée dans la Constitution. Ce principe fort répond exactement aux attentes de Contribuables Associés. Bonne mesure pour imiter l'expansion incontrôlable de notre Etat nounou.

 

Quelques mots sur un Small Business Act, ça ne mange pas de pain et ça plaît au public des PME. Et puis l'annonce d'une réforme (d'avance courageuse, même si tout le monde la promet maintenant) du régime spéciaux de retraites, avec le maintien de la répartition "à la carte". On retrouve là l'idée d'Alain Madelin (qui a passé du temps à aider François à rédiger ce programme, dans l'ombre) et de Christian Saint-Etienne, Sarkophobe notoire.

 

 

Ensuite, c'est le gloubiboulga habituel de l'UDF. Un peu plus de dépenses ici, quelques vagues promesses d'économies que l'Institut de l'Entreprise, dans sa grande naïveté, s'est tout de même amusé à évaluer (comme si les réductions étaient réalisées par qui que ce soit de l'establishment, surtout quand on apprécie à sa juste valeur le travail de Bayrou au Ministère de l'Education dans le passé...). Pas de réforme fiscale ambitieuse, pas beaucoup plus de liberté pour les citoyens. bref, rien de vraiment innovant, seulement un peu de sagesse par rapport aux promesses délirantes de Sarko et Ségo.

 

 

Allez François, encore une vingtaine d'années à ce rythme, et tu seras presque libéral ! 

jeudi, 08 février 2007

Alain Madelin et Marielle de Sarnez au congrès du Bataclan

Le 4 février au Bataclan, après l'ouverture par Edouard Fillias, Alain Madelin a pris la parole pour soutenir notre candidatmedium_Madelin_Masoud.jpg et notre projet. Après avoir brièvement présenté le président-fondateur des cercles libéraux comme celui qui m'avait fait tomber dans la "marmite libérale", j'ai senti Alain madelin ému sur scène. En prononçant son discours, il s'est rapidement remis d'aplomb. S'il pense que nos chances sont faibles à court terme, il sent qu'il se passe quelque chose. Il ne s'est pas battu pour rien. Le relais est passé. Marginalisé au sein de l'UMP, son combat ancien trouve aujourd'hui une voix, et même un choeur de plusieurs milliers de sympathisants qui continueront à militer pour les idées libérales dans les années à venir.
 
medium_Marielle.jpgAprès lui, il y avait Marielle de Sarnez, numéro 2 de l'UDF. Une dizaine de jours auparavant, elle nous avait proposé de venir, espérant établir un contact positif avec nous (et sans doute nous récupérer aussi un peu). Nous décidâmes alors d'accepter et de communiquer autour de sa venue. Car son intervention n'était pas neutre. En venant ainsi, le 3eme parti de France, modéré et bien implanté, a reconnu l'existence d'un mouvement libéral. Quel honneur pour un jeune parti qui n'avait que 10 mois d'existence ! Les médias l'ont bien analysé, et ils furent tous là pour filmer nos invités. Bon accueil de Marielle de Sarnez, son discours connut même un franc succès.
 
Evidemment, une question est venue à l'esprit de certains : s'agit-il d'une alliance, d'un rapprochement ? Nous savons tous que les institutions et l'Europe mis de côté, rien ne nous rapproche. L'UDF est un parti social démocrate (ou chrétien démocrate), certainement pas libéral. François Bayrou pense à sa candidature à la présidentielle, point barre. Cette visite fort sympathique n'avait aucun sens particulier, sinon que deux partis d'ouverture savent dialoguer sans honte. Certes, des connaissances UMP n'ont pas hésité à m'appeler pour traiter cette invitation de "coup de poignard dans le dos de Sarkozy, homme providentiel qu'il faudrait sauver à tout prix à les écouter. D'abord, nous invitons qui nous voulons, nous sommes grands et assumons seuls nos choix. Ensuite, sans même évoquer l'autoritarisme centralisateur de Nicolas Sarkozy, ce sont plutôt les Sarkozystes qui nous mettent des battons dans les roues...les coups de poignard ne sauraient tarder.
 
Et puis grâce à cette intervention d'une centriste de choc, notre campagne a changé de catégorie. Nous sommes rentrés au bas de l'échelle des poids moyens. Maintenant, il nous va falloir concrétiser dans les prochains mois. D'abord avec les 500 signatures. Ensuite, avec ou sans elles, avec notre vague de candidats aux législatives. Certains d'entre eux peuvent marquer de très bons scores et devenir des références localement. Ce jour-là, la voix libérale sera mieux écoutée, et les débats seront un peu moins creux. N'est-ce pas là notre objectif ?

lundi, 29 janvier 2007

Dimanche 4 février : congrès national des libéraux au Bataclan

Congrès_Bataclan.jpgDimanche prochain, les libéraux, militants ou sympathisants, sont invités à se retrouver à partir de 14h30 au Bataclan.

 

Edouard Fillias, candidat à la présidentielle, plusieurs candidats aux législatives de juin et nos invités auront l'occasion de s'exprimer devant vous.

 

Notamment, nous donnerons la parole à :

  • Mathieu Laine, star montante de la nouvelle génération libérale, fondateur de think tank prestigieux, cet avocat est aussi l'auteur de « La grande nurserie » !
    <!--[if !supportLists]-->
  • Michel Godet, professeur au CNAM et auteur de nombreux ouvrages dont « Le courage du bon sens »
  • <!--[if !supportLists]--><!--[endif]-->Francois Bacchetta, président d’Easy-Jet France

  • Annemie Neyts-Uyttebroeck, présidente de l’ELDR, qui regroupe les partis libéraux européens
    <!--[if !supportLists]--><!--[endif]-->
  • André Bercoff, porte-parole de Corinne Lepage
  • Marielle de Sarnez, député européen UDF et vice-présidente de l'ALDE

Ce dernier rassemblement national libéral avant les prochaines échéances électorales sera l'occasion de faire le point avant la bataille. Bataille des idées, mais aussi des candidats sur le terrain. Je vous invite tous à en parler autour de vous et à venir nombreux.

vendredi, 05 janvier 2007

L'UDF menacée par la campagne de Bayrou ?

Comme vous le savez, la politique est une activité économique ayant pour objet la conquête, ou du moins le partage, du pouvoir. Les grands chefs de parti sont des patrons plutôt âgés de grosses PME dont les principales ressources proviennent de l'argent public. Chaque année, sans compter le financement direct des campagnes des candidats aux divers scrutins, 42 partis politiques se partagent 73 millions d'euros. Chaque année, voici le découpage de cette distribution de l'argent des contribuables aux principaux partis :

  • UMP : 32.2 millions d'euros
  • PS, PRG et apparentés : 20 millions d'euros
  • FN : 9 millions d'euros
  • PCF : 3.8 millions d'euros
  • UDF : 4.3 millions d'euros
  • Verts : 2.2 millions d'euros

 

On comprend mieux pourquoi la direction d'un parti constitue un tel enjeu. Les sommes en jeu sont colossales (merci les contribuables), et ce sont elles qui offrent des moyens d'action importants. Le tout sans avoir à chercher le moindre donateur : l'argent tombe tout frais et régulièrement dans l'escarcelle du parti !

 

Cela dit, il faut bien distinguer le financement d'un parti, c'est à dire d'une marque générale, de celui des campagnes de candidats, qui ne concernent que des individus isolés. Le financement par l'Etat des campagnes ne concerne que les dépenses engagées par le candidat sur son apport personnel, aucunement les dons (eux ne seront pas remboursés du tout pour éviter l'enrichissement personnel). Donc le candidat prend un risque en finançant lui-même sa campagne : au-dessus de certains seuils, il est remboursé. En deça, il en est entièrement de sa poche.

La campagne présidentielle permet à chacun des candidats de toucher un financement public de 750.000, voire 7.5 millions d'euros pour leurs propres dépenses, et constitue une grosse étape dans la promotion tant d'une marque (le parti) que d'une personnalité (le candidat). Le parti espère s'appuyer sur le succès relatif du porte-parole principal, souvent le patron lui-même, même si ses cadres n'en partagent ni les valeurs...ni la stratégie. A l'UMP, fourre-tout de gaullistes, de souverainistes, de néo-libéraux et de crypto-Boutinistes, c'est manifeste. A l'UDF, c'était moins apparent jusqu'à quelques craquelures comme celle que décrit Marie-Christine Blin, ex-"candidate au soutien de l'UDF pour l'élection présidentielle" (kezako ?)  :

 

"En mettant au point ma participation au processus interne de désignation, j'ai découvert que François BAYROU, cornaqué par Marielle de SARNEZ, a amené les dépenses de fonctionnement de l'UDF à un tel niveau que nous sommes, en réalité, trop pauvres pour aider un candidat à l'élection présidentielle sans mettre notre survie en péril, comme notre trésorier  l'a dit aux Echos "

 

Celle-ci semble suffisamment énervée pour avoir lancé une procédure judiciaire. Etait-ce vraiment nécessaire de fragiliser ainsi l'UDF quelques mois avant la présidentielle ? Elle risque surtout de compliquer la vie et d'alourdir la campagne déjà difficile de François Bayrou. Enfin, je ne vais pas pleurer sur les concurrents : à chacun ses boulets.

 Mais ce qu'elle avance n'est pas absurde :

"L'UDF ayant cautionné un emprunt de 8.000.000 € de François BAYROU en accordant une hypothèque sur son siège social, lui-même non encore entièrement payé, il ne nous reste plus qu'à espérer que plus de 5 % des votants souhaitent qu'il accède à l'Elysée. "

 

Un candidat qui engage 8 millions d'euros de dépenses en nom propre pour sa campagne à la présidentielle et qui ne franchit pas la barre des 5 % est mis en faillite (Christine Boutin, qui a perdu plus de 3 millions de sa poche en 2002, porte des robes hippies à fleur du plus mauvais goût depuis lors...bref, on ne sait pas ce qu'elle fume pour s'en remettre) car l'Etat ne le remboursera pas d'un seul kopeck en dessous de ce seuil fatidique. C'est alors la caution qui devra payer les pots cassés. En l'occurrence, François Bayrou menace la pérénité financière de l'UDF avec cette implication aussi lourde de son parti. S'il n'atteint que 4.99 %, ce qui serait déjà un bon score, l'UDF devrait payer 8 millions d'euros au banquier du hérault déchu. Et les législatives s'annonceraient sous de mauvais auspices pour les candidats d'un parti en faillite. Vu l'état de la France, aurions-nous besoin de voter pour ceux qui se sont plombés financièrement sans aide extérieure ? Compte tenu d'une règle de jeu aussi perverse (et taillée sur mesure pour les "gros" partis : UMP et PS), ce quitte ou double est bien risqué, François...