mardi, 27 mars 2007

Bonne nouvelle : la Suède supprime l'ISF

Devant le constat des dégâts économiques causés par l'ISF, le premier ministre suédois de centre droit au pouvoir depuis septembre, Fredrik Reinfeldt, a annoncé son intention de supprimer rapidement l'ISF. Bel exemple de social-démocratie en phase avec son temps. Pour le ministre des Finances, Anders Borg, il s'agit de suivre l'air du temps : « Quand les pays, les uns après les autres, suppriment l'impôt sur la fortune, et que nous nous retrouvons parmi les derniers pays à toujours l'avoir, alors il faut prendre ce type de décision ». Faible rentabilité, exonérations aux effets pervers, démotivation des créateurs de richesses, les effets de cet impôt spoliateur sont bien connus. Il y a deux ans en Allemagne, cet impôt a été déclaré inconstitutionnel parce qu'il « viole la liberté d'action de l'homme ».


Hélas, la France refuse de sortir du socialisme et continue à assumer cet impôt aussi idéologique que nuisible à l'emploi, qui vient s'ajouter à une fiscalité déjà très élevée. Avec l'Espagne et la Finlande (où le débat de sa suppression est ouvert), nous formons le club des ringards.

Aucun des grands candidats n'a la sagesse de proposer la disparition de ce symbole de la haine du riche qui contribue à la molesse de notre croissance et à la fuite de nos patrimoines productifs et de nos talents. Alternative Libérale est là pour le rappeler : en faisant fuir les riches, nous attisons les tensions sociales et les rancoeurs, nous faisons également fuir l'emploi et la croissance.

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jeudi, 14 septembre 2006

Suède : modèle socio-démo...craque !

La Suède, merveilleux pays exemplaire, modèle de la social-démocratie, est en train de craquer. Pas pour des raisons financières, bien que le taux de prélèvement obligatoires y soit le plus élevé au monde à 55 % du PIB. Mais bien pour des raisons de moral.

 

medium_suede.jpgDans les années 80, les réformes avaient bouleversé ce pays. Les socialistes occidentaux y avaient alors vu un bel exemple de collectivisme accepté. Le taux marginal de l’impôt sur le revenu, qui pouvait atteindre 80%, fut rapidement ramené entre 56% et 59% (de quoi se plaignent les Français ?). Mais de là, il fut difficile d'aller plus loin, les Suédois gardant une mauvaise image des baisses d'impôt ! Jusqu'à aujourd'hui.

Le pays est allé très loin dans des domaines essentiels : école, santé, retraites, transports, énergie... En 1991, le ministre de l'Education a transféré la compétence en matière d'enseignement scolaire aux communes, bel exemple de décentralisation totale ! En 1994, ils permit le développement d’une offre d’écoles privées largement diversifiée. Les Suédois ont toujours apprécié l'autogestion et les profs restent proches de la sensibilité libérale sur ce point. La concurrence règne sainement entre les écoles.

A la fin des années 80, le débat sur la fourniture de services de santé par des groupes privés avait ouvert les esprits. Déjà, les premières initiatives visant à recourir à des entreprises privées pour fournir des services de crèche ou d’assistance aux personnes âgées étaient venues des municipalités. Le transfert des compétences en matière de santé vers les 21 régions a ouvert la porte à des expérimentations libérales de plus en plus étendues. Dans la région de Stockholm, le grand hôpital Sankt Göran a été privatisé et deux autres hôpitaux sont devenus des sociétés de droit privé contrôlées par le conseil régional de Stockholm.

 

En 1998, le système des retraites s'est ouvert à la capitalisation. Le mécanisme de la répartition s'ajuste depuis automatiquement selon des critères démographiques et de conjoncture économique, afin de ne pas risquer la faillite financière. Le système, dans son ensemble, incite à repousser le départ à la retraite le plus tard possible.

 

Depuis le milieu des années 90, la Suède est devenue le marché le moins régulé d’Europe dans les transports, les télécoms et l’énergie. Ces mutations très largement inspirées des modèles Thatcher. La transformation du réseau postal suédois, le plus ancien en Europe, est un exemple de réforme structurelle conduite paisiblement dans un souci d’efficacité. 2.500 bureaux de poste fermés, 3.100 nouveaux points de services postaux dans les commerces de proximité. Les syndicats ont soutenu cette réforme en invoquant le principe simple selon lequel « il ne sert à rien d’utiliser de l’argent public pour produire des services que trop peu de gens demandent ». Même les centrales nucléaires et les métros urbains sont privés !

 

Mais voilà, tout craque. Le "parti des travailleurs" menace de gagner les prochaines élections, après 70 ans de social-démocratie, sur des questions de principe. La gauche social-démocrate use de l'argument habituel "ça va servir les classes supérieures". Effectivement, il s'agit de faire revenir les riches qui ont fui depuis longtemps, de redynamiser l'économie qui vit sur ses lauriers fanés. L'immigration, qui compose 12 % de la population, commence à agacer car elle pèse lourdement sur le généreux système social du pays. Pourtant, l'obsession sécuritaire et l'utopie collectiviste sont encore encore bien présentes. La politique du "zéro accident", du "zéro risque" et de l'égalitarisme forcené asphyxie un pays qui n'a plus vraiment de projet. Une partie de la population en a assez de discuter pour savoir si les hommes doivent uriner assis, pour ne pas se distinguer des femmes, s'il faut obliger les hommes à un partage des taches ménagères à la maison par une loi, si la vie doit s'effacer derrière le dogme "tous pareils !" et de la prévention absolue, aseptysée. Le pays s'est momifié.

 

Le slogan de la droite : Nous voulons rendre le pouvoir aux gens, nous voulons que le malade, l'écolier, les individus redeviennent importants.

Réponse du peuple très bientôt.

10:15 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Suède, social démocrate, privatisation, concurrence | | | Digg! Digg |  Facebook