mardi, 14 juillet 2009

La culture reste une arme politique majeure

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09:26 Publié dans Culture, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : orelsan, culture, segolene royal, censure | | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 20 avril 2009

Sainte Ségo et le pardon des péchés de Sarko

Voiture balais qui vient nettoyer les frasques de Nicolas Sarkozy, notre Ségolène nationale se voit sans doute en route vers la béatification. J'avoue être impressionné par cet exercice de bravitude. Il faut être au degré zéro de l'amour-propre pour s'agenouiller voler aussi ras-de-bitume. Seconde station, après Dakar, de son chemin de croix médiatique menant vers une hypothétique élévation, Ségo a écrit à Zapatero pour s'excuser pour les propos peu amènes de Sarko à son encontre. Elle agit sûrement ainsi pour racheter ses propres péchés au passage.

 

On imagine aujourd'hui la liste de mails demandant à la future Sainte de s'excuser pour ce qu'a dit Sarko. Au prochain salon de l'agriculture, nous la verrons errer dans les travées à la recherche de la victime de notre fougueux président, celui qui s'était fait retoquer d'un "Casse-toi, pôv'con". Et puis elle va devoir aller s'excuser auprès des habitants de la Cité des 4000 à la Courneuve qui ont été menacés de karcherisation, sans oublier les marins-pêcheurs, les préfets qui se prennent une dérouillée, etc. Je passe sur la liste des députés UMP traités de "connard", de "sans couille" et d'autres qualificatifs aussi explicites. Elle va pouvoir pousser les conversions. Bref, elle a largement de quoi faire les 12 stations restantes pour terminer son chemin de croix. Elle a même de quoi refaire le parcours plusieurs années de suite. A ce rythme-là, elle ne finira pas à genoux mais sur les rotules.

 

Mais elle ne doit pas perdre de vue que le héros de ce cheminement se finit cloué sur les planches. Mais peut-être finira-t-elle dévorée par les lions éléphants avant la prochaine grande échéance. 2012, c'est encore loin.

 

 

20:18 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : ségolène royal, pardon, sarkozy | | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 22 novembre 2008

La fin du PS pour 42 voix ?

Aubry Royal.jpgSégolène Royal a perdu de quelques voix dans un scrutin que les deux candidates ont certainement bien truffé. Au jeu du bourrage d'urne probable, les clans "Tout Sauf Ségo" et la grande Martine ont été meilleurs que Ségolène. Cette dernière peut contester le scrutin,  et même légitimement, il n'en ressortira plus rien. La haine est trop forte, trop personnelle entre les deux camps. Un troisième scrutin serait -il obtenu d'un tribunal, il n'y aurait pas plus de chance de réconciliation, mais une certitude: un enlisement durable au moment où le PS a besoin de toutes ses forces pour redémarrer.  Bref, le PS va probablement exploser. Le camp autour d'Aubry, patchwork hétéroclite de petits notabliaux de la politiques soutenant chacun son éléphant, se serait résolu à la défaite parce qu'il a besoin de cette gamellle pour vivre (la politique se résume souvent à ça dans les grands partis). Pas le clan Ségo,  dont l'ambition est trop forte pour se satisfaire d'une pétaudière ringarde tenue par l'Aubry terne.

 

Premier vainqueur, Nicolas Sarkozy qui sait l'opposition au tapis pour au moins deux ans, européennes et (probables) régionales. Peut-être l'occasion de reprendre des régions au PS (s'il existe encore le jour venu).

Deuxième vainqueur, François Bayrou. Il va pouvoir ratisser large au PS et devenir officiellement le parti de centre-gauche de l'échiquier politique national. Et même tenter de faire monter Ségolène chez lui en loucedé pour discuter recrutement Bon, le jeu des egos domine trop pour rendre ce scénario crédible.

 

Bref, Ségolène se prend une seconde claque en 18 mois, et celle-là est plus grave que celle de la présidentielle. Cet échec marque la première faute lourde d'un parcours jusque-là cohérent et plutôt réussi vu les handicaps qu'elle a dû surmonter. Que ceux qui l'admirent se rassurent, elle a de la ressource. Et puis peut-être Carla Bruni-Sarkozy viendra-t-elle à son secours. Après le fond souverain de Nicolas, pourquoi pas un fond  Ségo par Carla ?

mercredi, 19 novembre 2008

Je vote Ségo

Sego.jpgRassurez-vous, je n'ai pas ma carte au PS, mais seulement au tout jeune Parti Libéral Démocrate. Comme tout le monde, j'ai pu constater le vide abyssal de son programme, suivre ses gaffes et sa démagogie douteuse. Mérite-t-elle pour autant la nuée de critiques qu'elle se prend ? Le "Tout Sauf Ségo" de l'intelligentsia parisienne aboutit à des attaques personnelles terriblement injustes et qui n'ont jamais été adressées à aucun autre tenor du parti, même pour des erreurs bien plus graves. Et pour les raisons suivantes, je soutiens sa démarche au sein du PS :

  • Positionnement du parti au centre gauche. Benoît Hamon, derrière le côté beau gosse et orateur sympa, n'hésite pas à dire : "Si Besancenot s'inscrit dans une logique de rassemblement, je travaillerais avec lui". Gloups. Martine Aubry, dinosaure venu du nord, incarne vraiment ce dogmatisme idéologique d'un vieux socialisme figé depuis 1981. Ségolène Royal, elle, a choisi la direction opposée, plus saine pour la France : pragmatique et social-démocrate. Comme Delanoë, après tout. Sauf qu'une différence majeure les distingue.
  • Objectif : la présidentielle. Elle veut mettre le PS en ordre de bataille, et elle veut gagner. Bertrand Delanoë, lui, s'est couché dés l'annonce de son score décevant. Lui se retire lorsqu'il perd une bataille, elle pense au coup d'après quoi qu'il arrive. Elle ne veut plus non plus d'un parti de petits d'élus, heureux de leur situation locale qui les fait vivre, sans avoir aucunement l'ambition de se retrouver dans le même camp que le gouvernement. Lorsque Michel Rocard dénonce la structure du PS qui se compose d'un tiers d'élus accrochés à leur mandat, d'un tiers de militants qui rêvent d'être élus à leur tout, et d'un dernier tiers de curieux qui se lassent vite et s'en vont, il illustre bien cette déconnection entre les cadres et la base. Elle ne veut plus de ce confort mou qui vit de sa posture stérile d'opposition.
  • Renouvellement. Sans à priori idéologique (pour ne pas dire sans convictions), elle n'hésite pas à s'entourer de talents nouveaux tels que Vincent Peillon et Manuel Valls. Cela signifie qu'elle écrira la ligne du PS sur une feuille encore vierge. Avec elle, aucun tabou. Sa langue de bois n'est pas celle de l'immobilisme idéologique mais du tâtonnement, de l'expérimentation. Cela permettra-t-il d'ouvrir des dossiers que le PS n'osait toucher jusque là ? C'est bien possible.
  • Tendance à défendre le principe de subsidiarité. Dans nombre de ses discours, elle défend l'expérimentation locale, la remontée des idées et des expériences. Sa vision général peut donc s'apparenter à une démarche "bottom-up" (du bas vers le haut), très différente du jacobinisme traditionnel du PS (malgré l'introduction ratée de l'autogestion et de la décentralisation par le PSU).

 

Bon, cela ne me la rend pas sympathique ni convaincante. Mais entre le jeune gauchiste Hamon, le dinosaure Aubry et Ségo, y a pas photo. C'est Ségo. Malgré son handicap, elle est sans doute la plus apte à bouleverser le désordre qui règne au sein de la pétaudière du PS. A former les alliances qui permettront au PS minoritaire de menacer la droite. Bref, je la vois davantage former une vraie opposition qui incite l'actuelle majorité à ne pas déconner agir de façon un peu trop improvisée.

 

Petite réapparition du Béarnais. Servant d'alibi aux luttes intestines du PS, le Modem de François Bayrou est naturellement revenu sur le devant de la scène. Cette recomposition possible du PS sert ses intérêts. A force de semer à gauche et de labourer d'effectuer un travail de rapprochement subtil avec Ségo, il devrait accueillir les déçus du résultat de jeudi, et mieux se positionner pour une alliance future avec elle si elle devait l'emporter. Tout un programme.

14:57 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : segolene royal, congres de reims, francois bayrou, ps, modem | | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 22 août 2007

Le PS : logiciel en panne dans le trou d'air

"Nous sommes au bout d’un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées."

 

Ce n'est pas moi mais Manuel Valls, député-maire d'Evry qui le dit

 

Ségo a disparu des médias. Malgré sa belle photo sur la plage dans le JDD et l'annonce plusieurs fois répétée de son retour (ah bon, elle est partie ?) à la rentrée, les sondages ne lui donnent pas beaucoup d'espoir. L'engouement n'y est plus. En passe de décrocher la direction du FMI (malgré l'opposition de la Russie), DSK la rattrape et menace de la dépasser. Et lorsqu'on en vient à la question habituelle : "qui pour incarner la rénovation du PS ?", DSK devance nettement l'ex candidate à la présidentielle.

 

 

Bref, le militant socialiste cherche désespérément une direction idéologique plus moderne pour son parti fragmenté. Ségo, jouant la mère moralisatrice armée d'un fouet, incarnait la rupture avec l'archaïsme traditionnel du PS, alliant vision laxiste et anticapitalisme primaire. Manuel Valls, maire apprécié et bon représentant de la jeune génération d'élus socialistes, va dans un sens un moins sado et il le dit dans... le Figaro :

 

Nous sommes dans une économie de marché, il faut l’admettre définitivement. Nous devons dire également que le travail est une valeur, que nous ne sommes pas favorables à une société de l’assistanat. Nous devons tirer le bilan des 35 heures, être au clair sur les retraites et reconnaître que nous avons perdu une grande partie des salariés, séduits par le discours de Nicolas Sarkozy. Nous devons être aussi le parti de l’entreprise et des entrepreneurs, créateurs de richesses. ...».

 

 

Ca vallait le coup d'être lu. Bon, rien de vraiment nouveau au parti de la rose, cela fait des années qu'on entend ce type de discours qui n'aboutit pas. Mais ça fait toujours du bien de lire ça de temps en temps. Et pour finir, signé le même Valls :

 

 "Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu’elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu’il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l’immigration. "

 

Il n'y pas à dire, le monde change.

dimanche, 29 avril 2007

Rumeurs et désinformation dans le monde des médias

François Bayrou a traité récemment Nicolas Sarkozy de "Berlusconi français" :

«Par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, [il] va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été (…) Par son tempérament et les thèmes qu’il a choisi d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantages aux plus riches (…) Je pense qu’il y a des ressemblances entre Berlusconi et Nicolas Sarkozy.»

 

Il s'appuie sur des rumeurs qui se sont accumulées dans ce sens depuis plusieurs mois. Pourtant, la situation est-elle aussi claire ? Entre les relations de copinage qui permettent de faire passer des messages (et ni le PS ni l'UDF ne s'en privent) et la pression sous la menace, la différence est grande. Lorsque la magistrat Portelli tente de faire passer un buzz sur le blocage de son livre par l'équipe de Sarkozy, c'est de la pure invention d'un esprit rongé par la hargne. Je n'ai pas de sympathie particulière pour Nicolas Sarkozy, même si je me suis résigné à voter pour lui au second tour. Je n'hésite pas à le critiquer régulièrement pour ses prises de position ou ses erreurs de jugement. Mais cela ne m'empêche pas de refuser certains coups bas visant à diaboliser ce leader de la droite conservatrice (et probablement futur président).

 

Situation confuse de l'entre deux tours. Le 29 avril, le vice-président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) avait démenti que "Ségolène Royal ou son entourage" ait "exercé des pressions sur notre syndicat". Alors que les critiques ont fusé contre Nicolas Sarkozy, soupçonné d'avoir fait pression pour que n'ait pas lieu le débat Bayrou-Royal, le président de ce même syndicat nous informe qu'il n'y a au aucune pression de la part du président de l'UMP. Au contraire, ce syndicat qui ne compte pas que des amis de Sarkozy  accuse Ségolène Royal d'avoir tenté d'influencer la presse. Il déplore "une formidable machine à désinformer [qui] s'est alors mise en marche".

"Oui, le syndicat a été délibérément l'instrument d'une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n'y a pas eu de pression de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe, et aussi par vous-même à travers vos déclarations".

 

Le vice-président de ce syndicat, également président du PRG et soutien officiel de Ségolène Royal, dément les propos de son président de syndicat. Qui a raison ? En tout cas, rien ne permet d'étayer la thèse de pressions de Sarkozy sur les médias, à tout le moins sur la presse régionale. On connait l'épisode Genestar, ce qui pose de vraies questions. Mais ces rapports incestueux entre des grands groupes de presse et les gouvernants sont tout aussi critiquables que l'engagement à gauche des médias, qui aboutit à une lecture faussée et sélective de l'actualité. Par exemple lorsque Liberté Chérie rassemble plusieurs milliers de personnes dans la rue, peu de médias viennent filmer l'évènement et aucun des responsables de l'association n'est invité sur une grande chaine en prime time. Lorsqu'une petite association inconnue, manifestement d'une gauche anti-libérale primaire, organise un petit évènement, les grandes chaînes leur déroulent le tapis rouge et leur font tous les honneurs.

 

 

La question de l'indépendance des médias se pose donc autant vis-à-vis des grands groupes travaillant avec le pouvoir que vis-à-vis de l'Etat. Les médias publics n'ont aucune raison de l'être ou de le rester. Hélas, personne n'envisage leur transformation en association autonome ou leur mise sur le marché. Sauf Alternative Libérale.

dimanche, 15 avril 2007

Esprit, sors de là

Au PS, il y a le feu à la maison. Ce corps est habité par un esprit mauvais, le socialisme le plus ringard. Il en souffre tellement depuis le réferendum du TCE que sa survie est en question. Un sondage des RG, dénommé "Mercure", donnerait Nicolas Sarkozy en tête, selon le Nouvel Obs, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier. Bref selon les RG, le deuxième tour pourrait opposer Nicolas Sarkozy au leader du Front National... ou à François Bayrou. La pression pour un vote utile en faveur de François Bayrou est grande. Manip du Nouvel Obs et de la "gauche éclairée" ou informations fondées sur des faits réels ?
 
L'enjeu est lourd : la survie du PS. Si Ségolène Royal a réussi son hold up (préparé depuis longtemps) sur un PS moribond tenu par des éléphants défendant une idéologie d'un autre âge, le parti est une pétaudière au bord de l'implosion. Les anticapitalistes les plus archaïques (Mélanchon, Fabius) cottoient des socio-démocrates modernes (DSK, Bockel, Vals), européens convaincus des bienfaits de la concurrence et du marché. Certains esprits plus plus ouverts et véritablement influents, tels Michel Rocard ou Bernard Kouchner, sentent que cette occasion est à la fois historique et effrayante. Le PS peut mourir demain (2eme échec à passer au second tour d'une présidentielle), ou se transformer en un parti moderne véritablement social-démocrate. Voire à la pointe des réformes tant attendues.  
 
A l'origine des demandes de rapprochement de Bayrou et de Royal, aussi utopiques soient-elles, deux figures majeures hautement crédibles annoncent une révolution  culturelle de la gauche : Michel Rocard et Bernard Kouchner. Soit celle-ci se modernise et devient une force de progrès comme les travaillistes australiens ou néozélandais qui ont fait de leur pays des exemples de réussite. Soit elle s'enferme dans ses contradictions philosophiques et meurt. Au profit d'une UDF qui, ouverte aux différentes sensibilités, offre les meilleures perspectives de réformes structurelles à terme. Bayrou, pas la vacuité de son programme mais la ferme intention de sortir de notre impasse actuelle, est une éponge aux idées modernes.
 
Or, le PS dispose de personnalités capables de lancer cette dynamique. Un rapprochement entre les esprits les plus ouverts de la gauche et l'UDF me semble le plus prometteur. Il placerait nos confédérations syndicales devant un choix cornélien : faire trébucher un centre-gauche réformateur au profit d'une droite conservatrice bien plus brutale, ou laisser faire. Quoi qu'il arrive le 22 avril, les prochains mois promettent du changement. Il est temps !
 
Pour les libéraux, une porte est en train de s'ouvrir, sachons y placer le pied. Nous serons en bien meilleure position pour pousser nos réformes après cette recomposition inéluctable.

22:10 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : PS, François Bayrou, Ségolène Royal | | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 08 mars 2007

Après la maison Borloo à 100.000 euros, la maison Royal à 260.000 euros

Le nombre d'offres exploserait immédiatement si le couple Royal-Hollande mettait sa maison au prix déclaré au fisc depuis des années... et pareil s'il proposait la vente au double de ce prix. Déclaration à 260.000 euros pour grande maison avec vue sur la mer à Moulins, piscine... Même mise à prix à 520.000 euros, il y aurait une immense foule de preneurs.  

Il faut dire que six experts immobiliers choisis par le Canard Enchaîné (pas vraiment à droite) estiment la valeur de cette maison autour de 933.000 euros ! On se demande comment va réagir le fisc ? Au final, le patrimoine immobilier de Ségolène Royal et de François Hollande s'élève, selon Le Canard (qui a aussi fait évaluer la fameuse SCI déclarée 750.000 euros à "environ 1.2 millions"), à plus de 1,8 million d'euros ce qui aurait dû les amener à payer plus de 6.000 euros d'ISF par an (avec un arriéré sur 10 ans !). «Les contribuables fortunés ont certes une fâcheuse tendance à minimiser la valeur de leur patrimoine de 10 à 15%, explique l’hebdomadaire fin connaisseur de la question, mais la candidate à l'Elysée pulvérise les records de sous-évaluation immobilière».

 

Pourquoi pas une "class action" de contribuables qui se sentent lésés par ce couple qui ne cesse de leur faire la morale, d'affirmer qu'ils "n'aiment pas les riches" ? Je suppose que 1.8 million d'euros, ce n'est pas encore "riche" mais plutôt "classe moyenne" pour eux ?

 

Pourquoi ne pas permettre aux citoyens qui le souhaitent d'acheter les biens immobiliers des politiques aux postes exécutifs au double de la valeur déclarée ? Ainsi, une sous-estimation offrirait une belle opportunité aux gouvernés de se faire un peu d'argent sur cette sous-évaluation ? Allons, je propose que Ségolène Royal fasse mieux que Borloo en mettant sa maison à 260.000 euros : c'est un peu plus cher, mais tellement plus agréable !

08:30 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ségolène Royal, maison Moulins, patrimoine déclaré, ISF | | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 10 février 2007

C'est Noël toute l'année, mais attention au père fouettard...

Notre dette publique totale atteint plus de 3.300 milliards, soit 195 % du PIB selon l'estimation de Christian Saint Etienne que ni l'Institut de l'entreprise, ni l'Institut Montaigne ne remettent en cause. Il est encore possible au gouvernement de n'afficher qu'un tiers de cette somme, 1.100 milliards d'euros, en ignorant la dette "hors bilan" composée des engagements futurs pour les retraites du secteur public et du secteur privé. Mais plus pour longtemps. Les normes comptables IAS obligeront bientôt notre gouvernement à intégrer les engagements des retraites du secteur public dans ce chiffre, soit "seulement" 900 milliards qui s'ajouteront aux 1.100 milliards de la dette brute actuelle, un quasi doublement. Les retraites du secteur privé, 1.300 miliards d'euros au bas mot, seront encore pour un temps exclues de la définition stricte de "dette publique"...même si le régime tombait en faillite ?
 
Alors que le ciel risque de nous tomber sur la tête, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n'ont pas peur de promettre des dizaines de milliards de dépenses publiques supplémentaires aux Français. Les estimations d'experts indépendants oscillent entre 35 milliards et 55 milliards d'euros, de quoi donner le vertige. Alors que les classes moyennes sont exsangues, que les plus riches fuient progressivement vers des cieux plus cléments, l'aspirateur de pouvoir d'achat tournera à plein : la machine à s'endetter et, sans doute aussi, à augmenter les impôts, montera en régime avec ces cadors de la dépense de l'argent d'autrui. L'avenir est décidément bien sombre.
 
 
Alternative Libérale est le seul parti à prôner une baisse drastique des dépenses de l'Etat. Face à la folie socialiste façon "canal historique" de Ségolène Royal et face à la dérive dépensière du candidat UMP qui après 5 ans de pouvoir, nous laisse un pays dans un état désastreux, un seul vote utile : Alternative Libérale !

vendredi, 02 février 2007

Chirac - Ségo : le tandem de choc !

L'un a toujours eu le coeur à gauche mais a réussi à embarquer la droite dans son projet politique. L'autre a des valeurs solidement ancrée à droite, mais est parvenue à faire un hold up sur la gauche. Tous deux ont un talent commun : une vision politique qui fait passer Rumsfeld pour un maître en géostratégie et un talent pour les gaffes.

 

Lorsque la seconde assure la promotion de la justice chinoise, l'autre ne trouve pas inquiétant que Téhéran dispose de la bombe nucléaire. Nous avons là deux ADM, deux capacités de nuisance de masse. Ségolène comprend bien mieux la problématique du string à l'école que des affaires internationales ou des questions de Justice. La gauche adore. Chirac adule Poutine et les tyrans africains (Saddam pendu, c'est un ami qui s'en va) sans s'inquiéter outre-mesure de la menace iranienne au Liban, en Irak ou potentiellement pour Israël. La droite révère son Maître.

 

Une pensée me rassure : nous risquons, au pire, de subir une catastrophe après l'autre. Avec un peu moins de chance, rétrospectivement, nous aurions pu avoir l'un Président et l'autre Premier Ministre ! Nous l'avons echappé belle...