dimanche, 06 mai 2007

Rive droite, rive gauche

C'est formidable, tout le monde a le sourire, l'air heureux et content de soi. Ségolène semble enfin souriante, enfin débarassée du poids de cette campagne qui a dû être très éprouvante. Elle s'exprime comme si elle avait gagné. Nicolas lâche une larme discrètement salle Gaveau. Il nous a sorti un bon speech, avec une touche atlantiste qui fait chaud au coeur. Je pense avec joie à tous les apparatchiks gaullistes de l'UMP qui ont mal. Bon, il nous a servi une lampée de Kyoto, personne n'est parfait. Ce qui est vraiment à craindre, c'est que Nathalie Kosciusko Morizet soit nommée ministre du gouvernement Fillon. Bon, restons optimistes...

 

Bref, ce résultat fait le bonheur de tout le monde. De tout le monde ? Non, les éléphants du PS font la gueule. Ils savent que leur derrière est assis sur un siège éjectable. Ségolène ne veut plus d'eux au PS, les législatives ne sont pas gagnées et leur avenir semble d'un coup bien plus sombre qu'il y a quelques heures. Ségolène a exprimé clairement qu'elle comptait reprendre ce parti loqueteux en main pour le décrasser. Comment ? Personne n'en sait rien , à commencer par elle-même. Mais une chose est sûre. Au cours de cette "révision des 100.000", certains vont dérouiller...

 Peut-être même cela annonce-t-il a fin de l'extrême gauche. Croisons les doigts pour que le PS se rapproche du mouvement démocrate à venir, voire même qu'il se démembre. Le PS ancien n'est plus. L'extrême gauche n'a plus de parrain. Elle est probablement condamnée. Enfin.

 

 

Le score est en plus bien tranché. Les Français veulent des réformes, et des réformes profondes. Les Français ont soutenu un candidat de la majorité sortante, ce n'est donc pas un vote CONTRE mais un vote POUR un projet. Il nous faut tous en tenir compte. D'un libéralisme limité, ce projet n'est pas idéal pour les libéraux. Il ouvre toutefois des perspectives, à nous d'avoir un regard critique sur son déroulement, de juger sans concession ce qui nous parait dangereux pour les liberté individuelles, pour la démocratie ou pour le retour de notre prospérité. A nous aussi de soutenir les choix libéraux, même s'ils sont difficiles et contestés dans la rue par le dernier bastion de la réaction que sont la CGT, FO ou Sud.

 

Soyons impartiaux, honnêtes et francs dans nos jugements à venir. Préparons activement les législatives dans un esprit constructif.