vendredi, 06 juin 2008

Mariage annulé, tempête dans un verre d'eau

Comment l'anecdote intime d'un mariage annulé peut-elle passionner autant les Français alors que des périls bien plus graves menacent la France, la planète et la couche d'ozone ? Pas un débat sans évoquer cette affaire, pas un dîner sans que chacun donne son avis sur la question. 73 % des Français sont choqués par l'annulation du mariage, mais jamais pour les mêmes raisons. La république serait-elle en danger ?

La mésaventure de ce couple lillois aura sans doute relancé temporairement les ventes de quotidiens chargés d'animer l'opinion publique. Instrumentalisée par l'opposition, elle aura aussi servi de prétexte pour attaquer assez bassement le gouvernement...qui n'a rien à faire dans cette histoire (Rachida Dati est tout de même parvenue à fragiliser davantage sa position au sein du gouvernement par un retournement de veste contraint et forcé par l'Elysée).

Difficile d'avoir une vue simple et tranchée sur ce dossier qui concerne avant tout deux individus. Un homme et une femme se rencontrent, tombent amoureux et décident de se marier. Rien d'original jusque là. Lui insiste régulièrement sur l'importance de la virginité. Elle lui promet répondre à ce critère déterminant pour lui. Vient la nuit de noce. Comme le dit joliement Maître Eolas : L'épouse lui révèle alors qu'elle a déjà eu une relation sentimentale qui, si elle n'a pas eu de fruit, lui a coûté une fleur. Ne s'agit-il pas simplement d'une banale rupture de confiance qui vient percuter une relation encore fragile ? L'a-t-elle jugé trop conservateur, l'a-t-il estimée indigne de confiance ? Ces considérations sont d'abord celles de deux personnes qui ont choisi d'annuler leur mariage sur ce constat qu'ils n'étaient peut-être pas faits l'un pour l'autre.

Cette exigence de virginité est encore fréquente. L'abstinence hors du mariage reste une valeur importante pour beaucoup de monde, et il est d'ailleurs choquant de lire les commentaires plus ou moins explicites sur la religion du mari, histoire de détourner le débat sur la prétendue menace islamique et sur les barbus fantasmés qui menacent de venir jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. La question de la virginité n'est ni l'apanage des musulmans, ni celui des juifs ou des catholiques pratiquants. 

Si j'avoue ne pas être sensible au cliché romantique de la virginité préservée pour l'offrir à l'autre (au contraire, un peu d'expérience ne nuit pas au plaisir), je ne cherche pas pour autant à imposer à autrui mes préférences personnelles. A chacun ses choix de vie. Je suppose que la nuit du mariage a été une épreuve particulièrement triste pour ces deux personnes et pour leur famille. L'ex-épouse a certainement payé son mensonge au prix fort. Qu'est-ce qui justifie un tel emballement médiatique et politique autour d'une triste histoire, déjà vieille de 2 ans, de la naissance avortée d'un couple ? La Justice a tranché dans le respect de la loi, rien à redire sur ce point. Laissons-les en paix, et souhaitons-leur de trouver le bonheur chacun de leur côté.

jeudi, 04 octobre 2007

Scandale EADS : le capitalisme d'Etat a besoin de libéralisme

Si l'affaire EADS ressort aujourd'hui, les éléments de ce casse de l'année sont connus depuis mai, comme l'indique cet ancien post. Simplement, le rapport de l'AMF vient remis au parquet après ces mois d'enquête préliminaire. Espérons que Rachida Dati laissera l'instruction suivre son cours normal. Parmi les 21 dirigeants menacés de mise en examen pour «délit d'initié» et «diffusion de fausses informations»,  il y a en effet le pote du président de la république, Arnaud Lagardère. Ensuite, il y a aussi 1.200 investisseurs qui ont manifestement eu connaissance des mauvaises nouvelles latentes et qui ont volé les autres actionnaires en vendant leurs titres avant leur publication. Une première association de petits porteurs s'est déjà constituée partie civile contre eux. D'autres suivront. CDC Ixis, qui s'était engagé à racheter de grosses quantités de titres (forcément à la demande de Bercy, alors que l'APE, agence de gestion des particpations de l'Etat, avait recommandé dés janvier à l'Etat de liquider son stock d'actions EADS) au prix de l'époque, réflechit à un moyen d'annuler son engagement sous la pression médiatique. Augustin de Romanet, directeur général de CDCva plus loin : "Si des agissements nuisant aux actionnaires étaient avérés, la CDC se joindrait à la procédure". En tout cas, Thierry Breton va pouvoir sortir de l'ombre avec cette affaire qui l'implique directement.

 

Pour sa défense, Arnaud Lagardère a choisi de se présenter comme un idiot plutôt que comme un escroc. J'aimerais savoir en quoi l'un empêcherait l'autre. La star des parachutes dorés, l'ex-président "au courant de rien" Noël Forgeard, réfute tout en bloc. Pourtant, les faits devraient leur coûter cher. Parmi les 21 responsables mis en cause, les langues commencent déjà à se délier : « Aucun des deux coprésidents exécutifs d'EADS à l'époque n'avait de compétence en matière de relations avec les marchés financiers. Ceux-ci n'ont pas été informés comme ils l'auraient dû ». Pour une entreprise du CAC 40, c'est un peu léger. Visiblement, la culture managériale du groupe n'était pas plus leur spécialité, la maitrise technologique non plus. La gouvernance d'Etat, comme d'habitude, fait monter les meilleurs. Au moins ces responsables qui témoignent couverts par l'anonymat avouent-ils leur faute : « Nous avons été laxistes. Nous avons même commis une faute. La direction financière devait prendre des mesures conservatoires et, au minimum, bloquer toutes les demandes de cessions de titres dès septembre 2005. Personne n'aurait dû vendre en novembre 2005 et mars 2006 ainsi qu'a fortiori en avril 2006 ». Si Forgeard et Lagardère pouvaient faire de même... Il faut dire qu'ils risquent deux ans de prison et une jolie fortune au terme de la loi.

 

Sans être juriste, un délit d'initié est une affaire très grave. C'est pourquoi je ne peux qu'espérer que les dirigeants seront condamnés à des peines de prison pour l'exemple. Pour les libéraux, la meilleure régulation est avant tout judiciaire, certainement pas législative ou réglementaire. Laissons faire dans le respect du Droit, et sanctionnons rigoureusement les délits qui conteviennent aux règles de fonctionnement des marchés. Nous retrouvons la distinction fondamentale entre le capitalisme, qui n'est qu'un mode de production, et le libéralisme qui est une pensée. Le capitalisme est un système qui peut prendre différentes formes et ne peut donc rien avoir de "moral" en soi. Le capitalisme de connivence français, le capitalisme d'Etat russe,  le capitalisme sauvage chinois ou le capitalisme trop rigoureusement encadré (loi Sarbanes-Oxley, lois anti-trust ...) des Etats-Unis constituent chacun un environnement économique singulier.  Aucun ne satisfait les libéraux, même si leur jugement est plus sévère avec certaines formes vraiment trop choquantes. Pour rendre un système capitaliste plus éthique, il est nécessaire d'instaurer un cadre libéral : abolition des corporatismes et autres privilèges, ouverture des frontières, suppression de réglementations inutiles ou indirectement coûteuses et judiciarisation des actes de fraude et autres délits.

 

 

Pour information : Art. L. 465-1. du Code Monétaire et Financier, Titre VI "infractions relatives à la protection des investisseurs"

Est puni de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de dix millions de francs dont le montant peut être porté au-delà de ce chiffre, jusqu'au décuple du montant du profit éventuellement réalisé, sans que l'amende puisse être inférieure à ce même profit, le fait, pour les dirigeants d'une société mentionnée à l'article L. 225-108 du code de commerce, et pour les personnes disposant, à l'occasion de l'exercice de leur profession ou de leurs fonctions, d'informations privilégiées sur les perspectives ou la situation d'un émetteur dont les titres sont négociés sur un marché réglementé ou sur les perspectives d'évolution d'un instrument financier admis sur un marché réglementé, de réaliser ou de permettre de réaliser, soit directement, soit par personne interposée, une ou plusieurs opérations avant que le public ait connaissance de ces informations.

dimanche, 20 mai 2007

Salade mixte à la sauce aigre douce

Voilà le gouvernement Fillon nommé. Derrière les quelques noms qui étonnent et donnent espoir, une certaine déception. Déjà, pas un libéral en vue ! Bravo les réformateurs. Félicitations pour votre action, pour votre absence de la scène politique; avec un groupe de 100 députés, il fallait le faire.

 

Pour commencer, Xavier Bertrand est Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité. Apparatchik rentré à 16 ans au RPR, son action politique est marquée par l'absence totale de convictions : 21eme fausse réforme inutile de l'assurance santé sous l'égide du brillant Douste Blazy, instauration de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Pour achever ce portrait d'un personnage insipide, Maître Eolas l'a épinglé pour une absurdité dont il a été le témoin.

 

L'homme qui valait 100 Milliards (de dépenses publiques), Jean-Louis Borloo, est aux commandes de la "stratégie économique" (concept éminemment antilibéral), super ministère aux compétences élargies. Tous à vos chéquiers, il va falloir banquer pour cet homme qui s'est avéré l'un des plus dépensiers sous Raffarin. Sa loi du 1er août 2003 de rénovation urbaine proposait quelques pistes intéressantes au milieu d'une marée de mesures dirigistes dont les effets restent mitigés.

 

Plus grave, le cas d'Alain Juppé qui devient l'unique ministre d'Etat deux ans et demi après sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Maître Eolas nous rappelle le commentaire de la cour d'appel de Versailles, nettement plus mesurée dans ses propos que le tribunal correctionnel de Nanterre :

« Il est regrettable qu'au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l'occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n'ait pas appliqué à son propre parti les règles qu'il avait votées au parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n'ait pas cru devoir assumer devant la justice l'ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. » Le candidat Sarkozy avait annoncé une moralisation de la vie politique. Le président Sarkozy a l'air moins pressé. A rapprocher de l'investiture de Christian Vanneste dans le nord, alors que le même candidat Sarkozy déclarait dans le Figaro le 31 janvier (Via Embruns, lui même via Guy Birenbaum) que « Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux ».

 

La nomination de Christine Boutin me surprend beaucoup. Pourquoi placer cette passionaria au Ministère du Logement et de la Ville ? Parce qu'elle préside la "Droite humaine" (sympa pour le reste de la droite...supposée "moins humaine") prétendument forte de 7.500 adhérents ? Homophobe anti-PACS devenue presque homophile depuis que les sondages donnent les Français favorables à l'extension du mariage aux personnes de même sexe ("bon, les homos ne sont pas comme nous" pense-t-elle tout de même à voix haute). Anti-européenne, elle milite pour le non au référendum sur le TCE et se bat contre une "Europe ultra libérale". Pour se donner une image moins surannée, elle a volé ses robes à la troupe Deschamps-Makeïeff et ressemble à une hippie en bigoudis.

 

Que font MAM et Roselyne Bachelot dans ce gouvernement soi-disant du renouveau, de la rupture ? Deux apparatchiks sans convictions, véritables femmes du système qui ont fait la preuve de leur incompétence dans les ministères qu'elles ont occupés  par le passé. Ce double choix est consternant de ringardise.

 

Valérie Pécresse, aussi mignonne soit-elle, s'annonce comme une MAM en puissance : étatiste pure formée à l'ENA, sans convictions personnelles, elle est au service...du parti. Cela dit, la ligne établie par Nicolas Sarkozy dans le domaine de l'enseignement supérieur va dans le bon sens. Quid de la recherche ? Espérons en tout cas qu'elle sera une négociatrice adroite et qu'elle aura le courage d'aller rapidement au bout de cette première étape vers une vraie liberté pour l'enseignement supérieur.

 

Le Premier ministre François Fillon a déclaré que la "première de nos priorités c'est de gagner la bataille des élections législatives" des 10 et 17 juin. Il prend cela très à coeur, au point de se présenter lui-même : "Je suis attaché au suffrage universel. Je crois que c'est ce qui donne la force politique dont j'ai besoin pour conduire le gouvernement". Voilà un sacré cumul de missions, chacune me semblant pourtant sacrément lourde !
 
Onze autres membres du nouveau gouvernement ont choisi de suivre son exemple, dont le ministre d'Etat Alain Juppé, déjà maire de la "petite ville" de Bordeaux qui l'occupe très peu. Onze ministres se présentent ainsi aux législatives. Un signe qu'ils prennent très à coeur leur fonction, au point de vouloir la cumuler avec un poste de député qui, c'est évident pour eux, ne sert à rien sinon à valider ce que proposera leur propre gouvernement. C'est bien parti pour le pays.

jeudi, 17 mai 2007

Rachida Dati : reconnaissance méritée d'un profil atypique

medium_Rachida_Dati.jpgLe parcours de cette femme révèle une personnalité affirmée, une volonté farouche et une grande ouverture sur le monde. Elle est l'anti-déterminisme personnifié. Chez elle, pas de fatalité. On peut même dire qu'il vaut mieux l'avoir avec soi que contre soi. Un modèle pour ceux qui ont perdu la foi en eux-mêmes : avec elle, tout devient possible !
 
A quatorze ans, elle fait du porte-à-porte pour vendre des produits cosmétiques. Puis anime un centre aéré, travaille dans une grande surface. A seize ans, c’est le grand tournant. Standardiste et aide-soignante dans une clinique privée, elle glane la presse abandonnée dans les salles d’attente. 
 
 
Elle a beaucoup de culot, de la suite dans les idées et une pugnacité qui feront leur effet. A 21 ans, en faculté d’économie à Dijon, elle lit que l’ambassade d’Algérie donne une réception à Paris. Le ministre Albin Chalandon sera présent. Par courrier, elle demande une invitation à l’ambassade, qui accepte. Là, elle n’hésite pas à interpeller Roger Hanin, qui est encore l’un de ses amis, ni à demander un rendez-vous à Albin Chalandon, qui deviendra l’un de ses mentors.  Il la prendra trois ans comme comptable chez Elf Aquitaine. pendant ce temps, elle poursuit des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises.
 

En 1989, elle rencontre Jean-Luc Lagardère à l’occasion de la remise du prix de « la fondation de la vocation », décerné à sa sœur aînée. Même technique, elle lui demande un rendez-vous. Un an plus tard, elle entre comme auditeur chez Matra et se fait financer un MBA par l’entreprise Lagardère.

 

Elle passe ensuite un an à Londres, au sein de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement), toujours dans l'audit. Elle y rencontre Jacques Attali qui la suivra tout au long des années suivantes. C'est lui qui lui conseillera de devenir magistrate. En attendant, elle continue son parcours détonnant. En 1994, elle est contrôleur de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, et conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation Nationale.

 

Elle entre à l'ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) où elle étudie de 1997 à 1999. Elle devient auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny puis en poste comme juge commissaire aux procédures collectives au tribunal de grande instance de Péronne et enfin comme substitut du procureur au tribunal d'Evry.

 

En 2002, elle écrit à Nicolas Sarkozy spontanément. Et voilà comment elle devient une proche conseillère et travaille sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance ». Ce n'est qu'en décembre 2006 qu'elle s'inscrit à l'UMP.

 

Aujourd'hui, c'est la consécration !

Initialement, le petit milieu parisien la voyait finir ministre des questions tournant autour de l'intégration. Mais s'appuyer sur le cliché d'une beurette issue de milieu défavorisé pour offrir une caution morale à ce poste sensible aurait été une sinistre bêtise, digne d'un ENArque. Nicolas Sarkozy, qui ne cesse de nous surprendre, a su éviter ce piège. Il a décidé de s'appuyer sur son talent et ses compétences plutôt que sur l'image qu'il pouvait en tirer.

 

Elle est aujourd'hui, sauf retournement de dernière minute, Garde des Sceaux. Nous la jugerons sur ses actes, d'autant plus que la droite est attendue au tournant : poursuites à l'encontre du citoyen Chirac, lutte contre la corruption dont l'UMP, comme le PS, est passée maître (de la corruption, pas de la lutte), réformes à venir de la Justice et de l'ordonnance de 1945, erreur programmée des peines plancher, etc.

mardi, 01 mai 2007

Arnaud et Rachida

Ayant suivi plusieurs débats entre Rachida Dati, redoutable porte-parole de l'écurie Sarkozy, et Arnaud Montebourg, socialiste romantique et un peu désabusé depuis qu'il a été trahi par les siens, j'ai l'impression que leur rapport a évolué. Son regard, son calme inhabituel pendant qu'elle lui lardait le dos de ses griffes assassines lundi soir, tout laissait penser à un abandon de sa part à lui. D'habitude si réactif, virulent, le voilà filant doux, presque aimable. Moi-même, j'ai eu de la sympathie pour lui, si serein pendant qu'il était laminé par une Rachida en grande forme, efficace et percutante. Avant de voir une séquence, présentation des deux adversaires :
 
Voilà un court portrait de cette femme brillante qui ne lâche jamais rien à ses adversaires :
 

 
Et voilà notre bel Arnaud' également rude dans ses échanges...en général, filmé par l'excellent Nicolas Voisin :
 
 

 
 
Maintenant, voici un échantillon d'échanges au cours duquel elle décide de lui mordre le mollet et de ne plus le lâcher. Il s'embrouille un peu, attaque le bilan UMP sur une hausse des régularisations au lieu de s'en féliciter. Il se laisse presque faire, et son regard est anormalement tendre... 
 

 
 
Sur la question du regroupement familial, Arnaud se laisse coincer avec délice. Ce n'est plus le même homme. Yves Calvi tente de le réveiller, il continue à planer sur son nuage. Etrange KO debout, non ?
C'est le printemps...

22:40 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Rachida Dati, arnaud Montebourg | | | Digg! Digg |  Facebook