mardi, 26 juin 2007
Soutien au tandem Pecresse-Sarkozy sur l'Université
Dans notre monde globalisé, aux distances raccourcies, nous savons tous que l'enjeu de la prospérité, c'est l'enseignement supérieur et la recherche. L'enseignement supérieur assure la transmission du savoir et le renouvellement des idées. Un monde ouvert offre beaucoup plus d'opportunités à chacun, mais il exige aussi davantage de qualités pour en profiter. La première étape, pour notre pays, c'est de remettre l'université sur les rails. Après plusieurs décennies d'immobilisme bureaucratique, les grandes écoles ont aujourd'hui un avantage très net sur les cursus universitaires.
Le projet de réformes des universités proposé par Nicolas Sarkozy et présenté par Valérie Pécresse va dans le bon sens. Le fait que le président ait repris les négociations en main et accepté une semaine de discussions de plus pour ne pas donner une image de passage en force est bon signe. Certaines modalités telles que l'autonomie automatique ou choisie semblent faire débat alors qu'elles remettent pas en question le fond de la réforme. Pourquoi pas ? Tout doit être fait pour mettre les forces obscurantistes en difficulté. Je ne crois pas trahir les libéraux en avançant que nous souhaitons tous voir le gouvernement mettre rapidement en oeuvre ce premier pas vers une vraie libéralisation de l'enseignement supérieur, même si quelques questions restent ouvertes. La réelle autonomie aux facs s'appliquera au recrutement et à la rémunération des enseignants, à la recherche de partenariats et de sponsors. Cela ne résoudra pas tout :
- Quand pourront-elles exiger des frais de scolarité convenables afin d'offrir des moyens décents aux étudiants, assurance d'un meilleur "retour sur investissement" pour eux ?
- Les chaires seront-elles encore permanentes ou, enfin, attribuées pour une durée limitée et renouvelable ?
- La sélection s'appliquera pour l'entrée en Master, la seconde phase du cursus LMD. Quand sera-t-il possible aux universités d'exiger une sélection à l'entrée de la Licence, afin de s'assurer que les futurs étudiants soient véritablement motivés ? Le taux d'échec, au cours du DEUG, constitue un gâchis autant humain que financier.
- Quelles seront les marges de manoeuvre pour faciliter les changements de cursus au cours des premières années, pour multiplier les ponts entre les cursus technologiques et généraux ?
- Quand sera-t-il possible de créer de nouvelles universités et de décerner des dîplômes LMD librement ?
Il est probable que les militants de l'UNEF, aussi peu représentatifs des étudiants qu'ils sont nuisibles, contribuent à démarrer des mouvements de blocage des facs dès la rentrée d'automne. Les libéraux devront être prêts à se mobiliser pour défendre cette réforme ambitieuse et cruciale. Une certaine gauche rétrograde a longtemps préféré sacrifier des générations entières d'étudiants à sa cause en faisant des campus des bastions de résistance marxiste. La gauche a fermé les yeux. La droite n'a pas eu plus de courage. Aujourd'hui, nous ne devons pas rater le coche.
Prochain épisode : rapprocher la recherche, actuelllement fonctionnarisée dans des institutions poussiéreuses, à des universités rénovées de pointe dont certaines sont déjà remarquablement bien classées compte tenu de leurs handicaps anciens.
15:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : Réforme des universités, Valérie Pécresse, Niclas Sarkozy, Bruno Juliard |
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