mardi, 12 juin 2007

Le 17 juin, mon soutien va à Jean-François Legaret

A la lecture des programmes des deux candidats présents au second tour, mon choix va clairement à Jean-François Legaret (UMP), qui a réussi à être en première position dans 3 arrondissements sur 4 (l'inverse de la situation en 2002).

 

Son adversaire, Martine Billard, est une députée verte dogmatique qui a voté NON au référendum sur le TCE, qui est fermement opposée aux OGM, à la voiture, au nucléaire, à la suppression de la carte scolaire, à l'autonomie des établissements scolaires, au bouclier fiscal, à la suppression des droits de succession, mais favorable à l'occupation illégale des immeubles temporairement vides. Si ses combats pour l'amélioration des conditions carcérales, pour le droit de mourir dans la dignité ou pour le mariage des personnes de même sexe me conviennent, il ne suffisent pas à compenser nos divergences.  Et le soutien de Daniel Cohn-Bendit n'y change rien.

 

Le candidat UMP, lui, a les pieds sur terre. Certes, il sera cumulard avec ses deux mandats (maire et député). Mais le centre de Paris mérite mieux que notre députée actuelle. Ses projets parisiens sont intéressants et plus proches des nôtres que ceux de Martine Billard : stationnement intelligent, principe du référendum municipal, projet de péage urbain...

mercredi, 30 mai 2007

Le Parisien affirme mais n'enquête pas

5fbdec8835a7a10e89ef6477f450ef2a.jpgDans son édition du jour, le Parisien présente brièvement la bataille des législatives dans la 1ere circonscription de Paris. Certes, ce quotidien ne s'intéresse qu'aux candidatures "crédibles". Le lecteur avisé que je suis aimerait connaître les critères de jugement utilisés pour distinguer les candidats "crédibles" des "non crédibles". Manifestement, la marque fait tout, au détriment des faits, des profils ou de l'avis des habitants de la circonscription. Cet article écrit au pifomètre parle donc bien entendu des deux principaux candidats, la députée sortante Martine Billard (verts) et le challenger UMP. Jusque là, nous sommes dans une démarche logique dont je comprends la légitimité. Mais en fin d'article, afin de lui donner du piquant, la journaliste a choisi de présenter un outsider, lui assurant une belle promotion gratis : Mario Stasi (Modem), candidat qui a démarré mollement sa campagne il y a une semaine sous l'étiquette Modem. Absent des murs et des rues jusque très récemment, personne ne sait de qui il s'agit. Et pourtant, le Parisien en parle comme d'un candidat qui pourrait créer la surprise.

 

Etant le candidat le plus présent sur le terrain depuis plusieurs mois, et constatant que ma notoriété est bien plus forte que celle de cet avocat peu engagé (pas de programme, pas de slogan et pas de réelle présence sur le terrain jusqu'il y a peu) dans la circonscription, je comprends mal comment un journal peut lui accorder une telle publicité sans manifestement avoir la moindre connaissance des faits locaux. Le prétendu journaliste qui a pondu ce texte est-il encarté au Modem pour pareille démarche ?

 

En tout cas, force est de constater que le handicap est lourd si on ne fait pas partie de la bande des trois partis de pouvoir. Espérons que le résultat du 10 juin mettra au grand jour l'hypocrisie de cette connivence.

vendredi, 11 mai 2007

Au revoir Martine, bonjour Dominique

medium_Martine_Billard.JPGMartine Billard, députée verte sortante de la 1ere circonscription de Paris et co-investie par les Verts et le PS, elle devait rassembler les forces unie de la gauche des 4 premiers arrondissements de Paris. Mais voilà : l'annonce du maire PS du IVe, Dominique Bertinotti, de se présenter contre elle "avec ou sans l'investiture PS", annule toutes les chances de réélection de Martine Billard. Le pacte de 2002 qui offrait des places libres aux verts, bien qu'en cours de renouvellement, prend fin de fait dans notre quartier avec cette décision unilatérale du maire PS (qui ne risque même pas l'excommunication pour cet écart de conduite). Dominique Bertinotti a le soutien de Ségolène Royal, du caractère et des convictions. Social-démocrate européiste, elle ne peut être que meilleure que l'inconnue Billard.

 

medium_Dominique_Bertinotti.jpgLes autres verts en attente de confirmation d'accord (contrat définitif prévu dimanche) doivent commencer à trouver qu'il fait chaud. Chaud pour leurs fesses. Déjà que le PS sort extrêmement fragilisé d'une présidentielle désastreuse, les socialistes ne vont peut-être pas trouver la sérénité pour glisser des candidatures vertes au chausse-pied sur la carte électorale. Il suffit de lire la raison qui a motivé Dominique Bertinotti à se présenter : elle "constate simplement que les écologistes ont fait à Paris de très petits scores et qu'il faut savoir lire les résultats". Soit 1.53 % des voix à Paris.

 

Cruelle, elle ajoute qu'"on ne peut pas seulement analyser le très faible score des Verts comme un résultat du vote utile" mais aussi comme "une émergence électorale du centre". Bref, elle s'inscrit "dans la nécessité de rechercher de nouvelles convergences, au-delà des frontières traditionnelles de la gauche, comme l'a annoncé Ségolène Royal au soir du second tour". Avec une gauche débarrassée de ses vieux oripeaux marxistes, les verts ont du souci à se faire s'ils veulent survivre.