jeudi, 06 décembre 2007

Zapatero supprime l’ISF en Espagne…pour faire payer les riches

Le Premier Ministre socialiste espagnol, Jose Luis Rodrigez Zapatero, vient de promettre la suppression de l’ISF s’il est réélu en 2008. Rappelons que la Suède a supprimé cet impôt cette année alors qu’il avait déjà disparu en Allemagne, en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas. Seules la Norvège et la France maintiennent l’ISF, le dispositif Suisse étant très particulier. Je me demande quand notre pays supprimera à son tour cet impôt inefficace et nocif pour notre croissance et pour l’emploi ? Sommes-nous condamnés à toujours être les derniers à appliquer les mesures partout mises en œuvre avec succès ?

 

Le nouveau secrétaire général du Parti Socialiste madrilène, Tomas Gomez, confirme cette approche du leader socialiste : « baisser les impôts peut être progressiste ». L’ISF « pénalise l’argent familial et affecte de manière croissante les classes moyennes maintenant que les plus grosses fortunes distribuent leur patrimoine via d’autres schémas juridiques… ». En France, nous constatons que l’ISF cause les mêmes dégâts auprès des 460.000 foyers fiscaux qu’il touche. Si 85 % des assujettis à l’ISF sont dans les tranches basses et ne payent en moyenne « que » 3.500 euros par an, son impact sur les tranches supérieures est désastreux.

 

D’après des membres de la commission des finances, des cabinets d'avocats fiscalistes et de nombreux experts, dont l'Institut Montaigne, ce sont 150 milliards d’euros de capitaux qui ont quitté le pays depuis l’origine de l’ISF. Ses gains apparaissent dérisoires à côté des pertes en revenus imposables, en emplois, en TVA perçue et en investissements réalisés ailleurs par ces patrimoines qui s’expatrient. Le manque à gagner en impôts engendré par l’ISF est donc considérable. En plus de coûter le double de ce qu’il rapporte, l’ISF a fait perdre 200.000 emplois à la France.

 

Stoppons l’hémorragie, incitons les Français expatriés à revenir en supprimant l’ISF. Sans être décisive, tout le monde mesure l’impact que cette décision pourrait avoir sur ces locomotives de la croissance. Sa disparition serait rapidement compensée par des rentrées fiscales bien supérieures, elle apporterait une bouffée d’oxygène au marché de l’emploi en rapatriant capitaux et investisseurs.