mardi, 20 novembre 2007
Hugo Chavez : encore un tyran accueilli en sauveur
La venue de Hugo Chavez à Paris fait la une de nombreux quotidiens, à croire qu'il arrivait avec Ingrid Bettencourt dans les bras. Hélas, il vient nous dire qu'il ne sait rien, mais qu'il a confiance. Le chef des guérilleros marxistes colombiens, les FARC, lui aurait promis qu'Ingrid est envie. Mais il ne dispose toutefois pas d'autres preuves plus concrètes de cette affirmation d'un terroriste sanguinaire. Pour ne pas être venu pour rien, il nous promet une preuve d'ici la fin de l'année. C'est déjà ça. Est-ce une raison pour dérouler le tapis rouge et faire des courbettes devant ce dictateur qui aurait pu jouer dans Bananas ?
Rappelons qu'Hugo est le nouveau Castro sud américain. Il muselle la presse de son pays, exproprie les entreprises qui ont investi des milliards de dollars dans son économie et annonce une nouvelle constitution sur mesure. L'Etat vénézuélien deviendra officiellement un Etat socialiste, avec un président aux pouvoirs renforcés au nom de la légitimité populaire, une modification de la définition de la propriété privée, l'élargissement des prérogatives de l'Etat en matière d'expropriation, la suppression de l'indépendance de la banque centrale, la politisation de la police et de l'armée, l'encadrement de la liberté d'expression au nom du socialisme. Bref, une vraie république populaire qui verra la misère exploser, l'économie s'effondrer sous le poids du repli autarcique et de la corruption galopante et les libertés individuelles de plus en plus bafouées. Il n'a pas hésiter à faire tirer à balles réelles sur les étudiants en colère. Qui veut de ce tyran sur notre territoire ?
Les proches de Chavez, ceux qui ont participé à cette "révolution bolivarienne" dés la première heure, commencent prendre leur distance avec ce Lider Maximo. L'armée a des doutes, elle qui a sauvé Chavez d'un putsch ! Mais Hugo est un vrai populiste qui sait manipuler les foules. Assis sur l'une des plus grosses réserves de pétrole au monde, il distribue largement les revenus en aides sociales qui achètent les voix des plus défavorisés. Classes moyennes et supérieures n'ont qu'à bien se tenir si elles ne veulent pas finir lynchées. Lorsque le général Baduel a critiqué les derniers projets de Chavez, dont il était l'un des plus proches, le tyran a laissé une foule imposante scander le slogan prometteur : "Trahison, Baduel au peloton d'exécution".
Ceux qui osent le critiquer sont vite traités de "laquais de l'impérialisme" et évincés des emplois importants. Demain, nous assisterons sans doute aux premières disparitions d'opposants. En attendant, on sabre le champagne à l'Elysée avec ce margoulin sans envergure mais qui rêve tout de même de propager sa vision à tout le continent sud américain, au point d'inquiéter Lula au Brésil.
18:15 Publié dans Dans le monde, Libertés individuelles, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : Hugo Chavez, Ingrid Bettencourt |
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