jeudi, 18 janvier 2007
Sarko truande ses chiffres, premières baffes de Ségo au nom de "l'ordre juste" : ça promet
Le Christ multipliait les pains, Sarko multiplierait les adhérents et les spectateurs... Ah si c'était vrai ! Un paquet d'artistes subventionnés qui officient devant des salles vides feraient vite appel à son talent. Mais voilà, la réalité est plus triste. Le Canard Enchainé nous a appris, il y plusieurs semaines, que le nombre réel d'adhérents de l'UMP tournerait autour de 120.000 et non pas 300.000 comme annoncés. Nicolas Sarkozy, par exemple, figurait 20 fois dans le fichier central que le Canard avait alors réussi à pirater.
Usine à Multiplier le Public : patron Sarko, le David Copperfield de la politique
Et lors du grand congrès d'investiture du petit Nicolas, le week-end dernier, l'UMP a su organiser une manipulation (acceptée ?) de tous les médias digne de la RTBF ! Tous sont tombés (un peu facilement) dans le panneau sauf le Canard Enchainé, comme d'habitude. Un témoin important, Carlo Revelli (fondateur d'Agoravox), nous confirme son impression dans cet excellent texte :
"Pour avoir assisté à quelques matchs de foot dans des stades où 80 000 personnes étaient réunies, je n'avais pas vraiment l'impression de retrouver la même mesure, mais bon...
Mais là où j'ai été carrément épaté, c'est en lisant Le Canard enchaîné du 17 janvier, qui montre un document interne de l'UMP selon lequel il n'y aurait eu que 25 000 personnes "
Pourtant, TF1, France2, France3 et tous les médias nationaux gardent le chiffre de 80.000 personnes, sans chercher à en savoir plus... Le seul plan de salle aurait dû éveiller leur attention. Bref, tous les Français ont cru leurs médias habituels et ont conservé le chiffre impressionnant de 80.000 gus suffisamment motivés pour aller écouter leur gentil gourou en apportant leur déjeuner (car à 3.5 millions d'euros pour l'évènement, pas question de prévoir un déjeuner pour les spectateurs !). Si Sarko est élu, nous sommes assurés de voir le chômage à 4 % en 6 mois, et la dette disparue en un an. Magique. Vive l'information honnête et indépendante des leaders politiques !
Trous de couac qui ne manquent pas d'air : Ségo, c'est plus fort que toi !
Ségo, elle, agit avec une fermeté plus respectable et nous prend un peu moins pour des cons. Lorsque son porte-parole Arnaud Montebourg avance que "le seul défaut de Ségolène, c'est son compagnon" (et patron du PS tout de même), elle considère à juste titre qu'il est allé un grand pas trop loin. Qu'il se mêle un peu de ses fesses !
Pourtant, ses propos collaient bien au ton de Canal +, libre et insolent. Mais le politiquement correct n'est jamais loin, et Arnaud a rapidement dû présenter ses excuses aux deux compagnons, profondément affectés. Carton rouge, il ne jouera pas le match pendant les 30 prochains jours. Voilà un "débat participatif" interrompu un peu brutalement.
Arnaud, tu voulais lancer un embargo sur la Suisse, maintenant tu pousses Ségolène à officialiser sa séparation déjà ancienne avec François (avec des arrière-pensées ?), et tu voudrais sans doute que ce dernier démissionne. Quelle est la prochaine étape : bombarder l'Iran ? Allô la lune : il est de temps de prendre ton petit temesta et de revenir sur terre.
16:40 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : Arnaud de Montebourg, Ségolène Royal, François Hollande, Nicolas Sarkozy, PS, UMP, congrès national |
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La « richitude », maladie textuellement transmissible devenue ISF-résistante
Alors que la grande migration des riches vers des cieux moins hostiles continue, la classe politique persiste à chasser cet animal en voie de disparition dans notre belle contrée. Elle bataille pour fixer le seuil fatidique au-delà duquel on est « riche », ce qui est bien entendu honteux dans leur bouche. Ces leaders politiques, responsables de cet appauvrissement de notre écosystème, justifient leur propre contribution à l’ISF avec un ton presque empreint de regrets. En insistant sur la culpabilité du succès économique, ce déni de réalité condamne surtout les Français à subir un déclin prolongé.
Si nos entrepreneurs, nos artistes, nos sportifs qui rencontrent le succès et nos retraités fortunés s’expatrient pour fuir nos prélèvements confiscatoires, qui va investir son argent dans nos entreprises performantes, fabriquer des richesses et créer des emplois utiles en France ? La richesse n’est pas une maladie honteuse qu’il faut cacher ou faire fuir. Fruit d’un travail hautement productif, ce pactole résulte avant tout de la satisfaction d’un nombre important de clients et de partenaires. Une fois constituée, la fortune se dépense largement dans des activités locales à haute valeur ajoutée et s’investit dans des projets prometteurs, eux-mêmes créateurs de richesse à leur tour.
Certes, un pays sans riches est un pays sans inégalités. C’est sans doute là ce que recherchent nos dirigeants politiques qui, eux, vivent heureux sous les ors de la république. Mais la SMICardisation des salariés, la précarité de l’emploi et le chômage de masse sont largement dus à notre environnement hostile à la prise de risque et au succès. Il est urgent de supprimer l’ISF, injuste et contreproductif, de supprimer les droits de donation et de succession afin de reconnaître la valeur des efforts consentis et à réduire la progressivité de l’impôt sur le revenu vers un taux unique, proportionnel au revenu. C’est à ce modeste prix que nous relancerons la confiance et son corollaire, la dynamique d’hypercroissance. C’est la condition nécessaire pour faire chuter le chômage et améliorer la qualité de vie presque générale.
Autrement, demandons officiellement au dernier "riche" d'éteindre la lumière en refermant la barrière de la frontière derrière lui.
14:05 Publié dans Economie, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : riche, ISF, expatriés, Johnny Haliday, Suisse, Ségolène Royale, François Hollande |
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