mercredi, 16 mai 2007

Malgré le SPD, l'Allemagne reste le moteur de l'Europe

Les chiffres de la croissance sont sans concession pour la France. Loin de l'accélération promise par l'UMP depuis deux ans, les premiers chiffres de 2007 déçoivent. A côté de ce bilan médiocre, l'Allemagne continue à connaître une bonne croissance. Malgré une hausse de 3 points de sa TVA (qui reste toutefois inférieure à la nôtre), son économie se porte bien et les indices de confiance restent au beau fixe. 

 

Le SPD, membre de la coalition au pouvoir, en a profité pour tenter d'instaurer un équivalent du SMIC en Allemagne. une mesure aussi populiste que nocive qui devrait choquer les citoyens lucides et honnêtes. La séduction joue en effet sur l'inculture  concernant les mécanismes de l'échange d'une partie de la population. Le SPD a cru pouvoir améliorer son image en jouant sur ce mécanisme compassionnel. Hélas, nous savons que le SMIC entraîne autant de popularité que de chômage. A croire que le SPD veut grossir les rangs des chômeurs pour y piocher une clientèle plus importante !

 

Heureusement, le CDU et Angela Merkel ont bloqué cette mesure pour maintenir le système actuel, bien plus libéral : la rémunération , comme le temps de travail, n'est pas établie au niveau national, mais librement déterminée par des accords de branche entre partenaires sociaux sans intervention de l’Etat. Dans une étude parue dans le quotidien Die Welt, les instituts économiques Ifo et IW estiment à plus de 600.000 les emplois menacés en cas d'introduction d'un salaire minimum de 7,7 euros l'heure. Le patron des patrons allemands Dieter Hundt va jusqu'à avancer un chiffre de 1,7 million d'emplois à temps plein. Les syndicalistes allemands, aujourd'hui maîtres des négociations par branche, se déclarent aussi résolument opposés à cette mesure : « nous sommes tous opposés à un salaire minimum unique ». L'estimation des conséquences d'un tel seuil national.

 

La France devrait réfléchir au principe de la substitution de salaires minimums négociés pour chaque branche par les partenaires sociaux au SMIC légal fixé pour tous par l'Etat. Une telle mesure débloquerait probablement plusieurs centaines de milliers d'emplois en France.