vendredi, 16 novembre 2007
Facs bloquées : halte au fascisme rouge
Les médias nous montrent tous les soirs les facs bloquées, presque avec délice. Quelques étudiants avec dreadlocks et keffieh y baragouinent un gloubiboulga de langue de bois mal ingurgitée pour justifier leurs actes de violence devant les caméras. Les adultes filment, regardent et pensent à leur jeunesse. Il faut dire que plusieurs générations restent nostalgiques de Mai 68 et des manifestations et mouvements de blocage qui ont animé un moment ou un autre de leur vie depuis 40 ans. Ces moments marquent une vie, ils sont inoubliables. Nous n'avons heureusement plus de guerre, au moins reste-t-il ces interruptions riches en histoires héroïques et anecdotes saignantes que chacun de nous racontera un jour à ses petits-enfants au coin du feu. Hélas, nous savons aussi que les groupuscules qui tirent les ficelles sont dangereux, et que les conséquences de ces grèves sont passablement négatives pour l'avenir des étudiants captifs. Ces groupuscules prônent une idéologie guerrière, haineuse et violente. Ils maitrisent toutes les techniques de manipulation de foule, de vote pour imposer plus ou moins insidieusement leur idéologie nauséabonde.
En allant dans le détails des fameuses AG qui font croire à leurs participants qu'ils ont toute légitimité pour imposer leur loi aux milliers d'étudiants passifs, à la majorité silencieuse qui subit en espérant que ces joies enfantines d'une minorité ne dureront pas trop, les récits sont consternants. Parole bloquée, décompte des voix totalement faussé, violences à l'encontre des contestataires... La violence domine discrètement dans ce jeu cruel. Le chaos anarcho-gauchiste fait régner la loi du plus fort, et n'hésite pas à écraser du pied les plus faibles.
Libération, qu'on ne peut accuser de comploter contre ce fascisme rouge, expose quelques cas révélateurs dans cet article :
- Sorbonne : 130 étudiants bloqueurs évacués (sur 32.551 étudiants inscrits !) + vote par Internet contrôlé par huissier : 75 % des votants s'opposent au blocage de leur fac ! Mais dans un communiqué séparé, l'Union des étudiants communistes (UEC) a exprimé son «opposition» à cette consultation effectuée «dans des conditions anti-démocratiques.».
- A Nantes : 150 étudiants bloqueurs évacués (sur près de 33.000 étudiants inscrits !) + préparation d'un vote à bulletin secret sérieux
- A Strasbourg : 15 étudiants bloqueurs évacués (pès de 14.000 étudiants à l'Unioversité Marc Bloch) + AG qui a réuni 700 étudiants : 70 % des votes contre le blocage.
Sans même nous demander si les étudiants ont la moindre légitimité pour décider de bloquer un campus, la réalité montre que la terreur rouge exige que les autorités agissent pour rétablir l'ordre et des procédures saines de vote. C'est à cette condition que les pseudo AG ne sombreront pas dans la mascarade, muselées par une extrême-gauche mobilisée et habituée.
12:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : AG Facs, blocage des facs, LRU |
|
|
Digg |
Facebook
jeudi, 08 novembre 2007
Le bloc des bloqués du ciboulot débloque à nouveau
Le coup de chauffe d'octobre a permis aux grévistes de se compter, de tester leur motivation. Résultat : le 13 novembre, le mouvement repart de plus belle. Alors, 1995 ou 2003 ? François Fillon a plutôt 2003 en tête, mais la meute contestataire compte bien refaire 1995. Bref, préparer l'avenir, ce n'est pas pour demain.
Pure coïncidence, les facs commencent à connaître une agitation sur le modèle de la lutte contre le CPE. On retrouve Sud-Etudiant, l’UEC (Union des étudiants communistes), la FSE (Fédération syndicale étudiante), la CNT (anarchiste), les JCR (Jeunesses communistes révolutionnaires) à l'origine du mouvement. Leur alibi, la défende s'une «fac collective, propriété des étudiants et non pas des investisseurs». Malgré tout, on sent bien la manipulation par les grands frères cheminots. Depuis peu, la branche jeune du PS, l'UNEF, embraye sur le mouvement, sentant que la mobilisation pourrait prendre. Comme le raconte bien cet article, qui surévalue largement les chiffres de la mobilisation, une minorité capte les débats puis impose, dans la confusion, la fermeture brutale du campus avec la menace de graves déprédations comme à chaque fois :
C’est en priant les partisans et opposants à ce blocage de se ranger à gauche et à droite de la tribune que l’évaluation à la louche s’est faite : au bout de quoi, les accès aux salles de cours resteront barricadés par des montagnes de tables et de chaises. Avant même de voter quoi que ce soit, les étudiants les plus motivés avaient bloqué ces accès dès la veille.
Les commentaires en valent la peine :
Comme quoi, quand la LCR, SUD et l'UNEF sont contre l'autonomie des universités et pour l'Etat on se dit que demain la révolution ne sera pas autonomiste, conseilliste, mais étatiste.
On ne sait plus très bien s'il faut Etatiser ou rendre l'université totalement autonome. En tout cas, il faut contester à tout prix, et tenir la rue.
Liberté Chérie est sur le pont, bien entendu. 160.000 tracts distribués en octobre, plusieurs centaines de milliers attendent la semaine prochaine. L'attente est forte. Mais SOS Facs bloquées devrait aussi pouvoir reprendre du service (dernier post 24 mai 2006 !).
En fait, le mouvement des facs vient tout simplement renforcer la pression des grèves dans les transports. On reconnait les mêmes facs que d'habitude dans l'amorce du mouvement. Jean-Louis Caccomo nous dévoile son énervement d'enseignant-chercheur à nouveau pris en otage. Une fois de plus, la lecture des commentaires est éclairante.
Manifestement, la mini-réforme de Valérie Pecresse sert surtout de prétexte aux militants gauchistes pour attaquer la politique de Nicolas Sarkozy dans son ensemble, et venir une fois de plus contester les fondements de notre démocratie. Le timing est excellent, il faut le reconnaître. Alors que la politique de Sarko atteint un sommet de confusion, une faille est apparue dans l'euphorie qui tardait à retomber. Une grande coordination de tous les mouvements d'extrême gauche a donc choisi ce moment pour frapper. Vu la vitesse avec laquelle Sarko sort le chéquier (il a tout de même lâché 21 millions d'euros par trimestre au tout petit public des marins pêcheurs, les contribuables apprécieront), nul ne peut prédire sa réaction face à cette bataille qui promet d'être dure. Et si le mouvements de réformes venait à s'arrêter, et Fillon à sauter (certitude, reste à savoir quand), je n'ose imaginer la déception de tous ceux qui ont cru en lui.
13:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : Loi LRU, grève transports, Valérie Pecresse, blocage des facs |
|
|
Digg |
Facebook
jeudi, 10 mai 2007
Fachos, hors de nos rues...et de nos facultés
07:48 Publié dans La vie à Paris, Libertés individuelles, Société, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : Blocage des facs, Tolbiac la rouge, François Goulard, grêve, universités |
|
|
Digg |
Facebook


![Validate my Atom 1.0 feed [Valid Atom 1.0]](http://aurel.hautetfort.com/images/valid-atom.png)






