mardi, 19 février 2008

Avec le soutien de Liberté Chérie !

1405022079.jpgComme vous le savez, j'ai toujours eu des relations privilégiées avec Vincent Ginocchio, actuel président de Liberté Chérie, avec Christophe Maillard, mon prédecesseur à la présidence de Liberté Chérie, avec Jacques de Guénin qui a activement contribué à son développement et avec bon nombre de militants que j'ai rencontrés un peu partout en France. De solides amitiés sont nées de ces années d'activisme libéral. Qui n'a pas en mémoire la contre-manifestation que j'ai organisée à Marseille ainsi que nos autres succès marquants ?

 

Bref, je suis bien placé pour mesurer aujourd'hui à quel point Liberté Chérie est attachée à sa précieuse indépendance. Nous connaissons tous sa neutralité régulièrement revendiquée avec fougue. Aussi, lorsque les responsables de cette association connue de tous les libéraux a décidé de m'offrir son soutien au cours de la campagne interne d'Alternative Libérale, je me suis senti particulièrement honoré par ce geste que personne ne les obligeait à faire. Je mesure combien il a dû leur coûter. Ils ont pourtant choisi de s'engager devant cet enjeu qui ne les laissait pas indifférents. Aujourd'hui, je me sens particulièrement fier de cette manifestation de confiance, je me sens aussi une obligation morale de ne pas décevoir le public des libéraux qui espèrent voir un grand parti libéral occuper la place qui devrait être la sienne sur l'échiquier politique français.

 

Après avoir fait figurer le logo de Liberté Chérie sur ma profession de foi, je lis ce soir un communiqué de son comité directeur qui me va droit au coeur, accompagné d'un témoignage de Christophe Maillard, ancien président et porte-parole de Liberté Chérie. 

 

Ce texte inhabituel de la part de Liberté Chérie est un message fort pour tous les libéraux. Si notre parti veut pouvoir travailler avec  les associations libérales reconnues, cela ne peut se faire que dans le respect mutuel et la confiance. Ayant toujours privilégié la communication avec un partenaire aussi naturel que Liberté Chérie, je ne vois pas comment coopérer à l'avenir en agissant autrement, de manière autoritaire ou intolérante, avec arrogance. Ce n'est clairement pas ma manière de concevoir nos rapports.

 

Aujourd'hui, les membres d'Alternative Libérale doivent bien réflechir à la relation que notre parti souhaite entretenir avec une association aussi importante que Liberté Chérie, sachant qu'il en va de même avec des associations telles que l'Ifrap ou Contribuables Associés. En choisissant ma liste, vous ouvrez un avenir bien plus prometteur à ce type de coopération intelligente et durable avec des partenaires libéraux importants.

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mardi, 05 février 2008

Ils ont enfin démissionné !

L’accès des membres du Bureau ayant été coupé jusqu’à la date du scrutin, ce blog constituera mon espace d’expression jusqu’au 5 mars, jour de l’élection du nouveau Bureau.

 

Edouard Fillias, Ludovic Lassauce, David Poryngier et Jean-Paul Oury ont enfin accepté de démissionner du Bureau d'Alternative Libérale comme je le leur demandais depuis dix jours. Il m'a tout de même fallu sortir l'artillerie lourde, une Assemblée Générale Extraordinaire en vue de convoquer une nouvelle élection, pour les faire sortir du bois. C'est fait. Comment en sommes-nous arrivés là ?

 

Il y a 3 mois, les membres d'Alternative Libérale m'ont élu à la tête d’une liste que j’avais composée dans un esprit de continuité... en y incluant Edouard Fillias, l'ancien Président d'Alternative Libérale, qui ne voulait pas se représenter officiellement en raison de l'impopularité qu'avait causée chez nos militants sa gestion des élections présidentielles. Malgré les tensions qui m’avaient opposé au  responsable de la communication et à l’ancien président d’Alternative Libérale, j’avais ainsi accepté de les garder sur ma liste dans un esprit de rassemblement. Erreur. Rapidement, le bureau ainsi constitué s’est révélé ingouvernable.

 

En pleine action en vue des élections municipales, une grave crise a été déclenchée au sein du Bureau par quatre de ses membres coordonnés par Edouard Fillias. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, les quatre compères refusaient de démissionner d'un Bureau dans lequel ils ne faisaient que râler depuis plusieurs semaines. Confrontés à mon appel aux militants pour mettre fin à cette situation, ils ont enfin rendu les armes.

 

 Je ne veux pas revenir sur le détail des difficultés que m'ont causées les manigances d'un des fondateurs du parti, qui n'a pas digéré le fait de ne plus être aux commandes. Pour reprendre en main notre formation, Edouard Fillias a demandé à Sabine Herold-Fillias, de présenter une liste pour reprendre notre formation en main. Quoiqu'excellente porte-parole, elle devra défendre un projet qui oscille entre le Modem, le soutien à Delanoë et une approche souvent sectaire de la politique. 

 

Avant d’être de droite ou de gauche, nous sommes libéraux. Mais force est de constater que conformément à la représentation de nos sensibilités au sein du Conseil National, nous avons davantage d’affinités avec des personnalités du centre droit. En maintenant notre indépendance que je crois essentielle, je poursuivrai dans ce sens les contacts entrepris auprès de personnalités politiques, députés ou anciens ministres, proches de notre sensibilité et qui se situent plutôt à droite sur l'échiquier politique. A l'inverse, la tentation de la gauche, voie empruntée par François Bayrou, n'est pas conforme au projet que je défends et au programme sur la base duquel le Bureau et le Conseil national ont été formés.

 

Je suis l'un des rares membres du Bureau actuel à m'être engagé dans les municipales, avec Laurence Petit et Louis-Marie Bachelot, parce que je pense que la politique se fait sur le terrain, et pas en complotant dans les couloirs. Je me présente en première ligne, sans me dissimuler derrière tel ou tel prête-nom. Je tracterai donc le week-end pour porter haut les couleurs d'Alternative Libérale dans mon arrondissement parisien et je me battrai en même temps pour gagner les élections internes qui s'annoncent au sein de ce parti que j'ai contribué à fonder et que je crois promis à un bel avenir.

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jeudi, 15 novembre 2007

Randonnée pédestre : départ place de la République dimanche à 15h00

A l'appel de différentes associations coordonnées par Liberté Chérie, nous nous retrouverons nombreux place de la République à 15h00. Et attendez-vous à finir l'après-midi place de la Nation.

 

Alternative Libérale s'associe pleinement à cette manifestation (j'aurais préféré partir de Nation et finir à République, dans le sens de la descente), comme Sabine l'a exprimé plusieurs fois cette semaine dans les médias. Je me félicite de lire de nombreux messages d'encouragement de militants libéraux partout en France, parfois déçus de ne pouvoir venir à Paris pour l'occasion. Pour la première fois, les libéraux manifesteront contre les blocages avant même la grande grève unitaire de tout le service public prévue le 20 novembre. Ce sera l'occasion de rappeler qu'aucune réforme structurelle ne pourra se faire sans une réforme préalable du syndicalisme français.

 

Alternative Libérale met à la disposition de ceux qui le souhaitent un tract en ligne : cliquez ici.



 

La météo nous promet un temps sec, gris et froid. Prenez des chaussettes épaisses, de bonnes chaussures et une grosse (grosse) laine, polaire ou non. Température annoncée : 4 degrés !

 

Les militants d'Alternative Libérale qui le souhaitent pourront se retrouver à 14h45 dans un café proche du départ de la manif.

mardi, 16 octobre 2007

Pourquoi je me présente à la présidence d'Alternative Libérale

050ca9edd00991e19cae3ac35686fd37.pngLe 28 octobre, les membres d'Alternative Libérales décideront de la composition du nouveau bureau et du conseil national. Cette première élection interne marquera la naissance d'une démocratie interne formelle. Conscient des attentes de nombreux militants libéraux, je choisis ce moment fondateur pour me présenter à la présidence d'Alternative Libérale, en tête de la liste "Pour un libéralisme authentique" en lice pour l'élection du bureau. Mes sept colistiers sont Edouard Fillias, actuel président et fondateur d'Alternative Libérale,  Laurence Petit, Louis-Marie Bachelot, Jean-Paul Oury, David Poryngier, Christian Tarro-Toma et Ludovic Lassauce. Dans leur complémentarité, nos différences assurent un équilibre sain à notre équipe, une richesse dont notre formation aura fort besoin pour grandir. Pour ce même motif, nous jugeons essentiel de valoriser la très grande diversité des talents au sein d'Alternative Libérale. Notre première priorité consistera à favoriser l'implication de tous ceux qui souhaitent agir pour la Liberté. Dans un espace politique verrouillé, nous, libéraux, avons absolument besoin de nous rassembler autour de ce qui nous unit pour faire avancer notre cause. Nous devons apprendre à travailler ensemble comme nos candidats aux législatives ont appris à le faire. Le bureau que je soumettrai au vote des adhérents aura donc pour ambition de développer la vie interne de notre parti afin que chacun puisse participer efficacement à l'action politique.

 

Rappel pas si éloigné : le jour de la naissance d'Alternative Libérale, un commentateur politique ne nous donnait pas une semaine à vivre. Par la suite, beaucoup n'ont pas cru que nous dépasserions un printemps. Et puis les faits ont fini par nous donner raison. La bête était plus coriace que les sceptiques le pensaient. Aujourd'hui, notre parti est parvenu à se hisser au niveau de formations installées sur la scène politique depuis longtemps. Avec le talent de nombreux libéraux, pugnaces et efficaces, nous avons tenu le choc. Nous avons appris les règles pratiques de fonctionnement d'un parti politique, les enjeux de la démocratie interne et, le plus palpitant de tout, l'organisation et le déroulement d'une campagne. Nous avons connu quelques échecs mais aussi de beaux succès. Dans l'ensemble, nous sommes tous parvenus à poser les fondations de l'unique parti libéral du paysage politique français. Notre message trouve des relais de plus en plus nombreux, notre audience grandit chaque jour.

 

Il est vrai que de nombreux militants ont traversé des moments difficiles : la fatigue qui a suivi la recherche des signatures pour la présidentielle puis la campagne, le découragement, l'agacement parfois devant certains défauts de jeunesse d'Alternative Libérale. Nous nous sommes tous demandés, à un moment ou à un autre : "A quoi bon ?".  Face au doute, certains ont choisi de prendre du recul, je le comprends parfaitement. Nous espérons que nos efforts les convaincront de revenir un jour. En attendant, de nouveaux talents continuent à s'engager pour prendre le relais et  porter le flambeau de la Liberté dans l'arène politique. Aujourd'hui, notre mouvement est bien installé et peut engager sa deuxième phase de développement en s'appuyant sur l'ensemble de ses membres. Déjà, de nombreux militants s'animent pour les élections du bureau et du conseil national de notre formation. Les différentes sensibilités vont enfin pouvoir se compter, alimenter les débat internes et contribuer à fixer notre ligne à venir. Ces élections vivifiantes sont la meilleure preuve que notre formidable aventure collective est bel et bien en marche !

 

MOTION "POUR UN LIBERALISME AUTHENTIQUE"

Notre liste défend un libéralisme authentique, ni socialiste, ni conservateur, basé sur les valeurs de liberté et de responsabilité individuelle, ancré dans la tradition d’un engagement libéral plusieurs fois centenaire. Nous considérons que la personne est la mesure de toute chose : pour la défendre, nous voulons multiplier les contre-pouvoirs dans la société. Notre combat politique se fait au nom de principes : nous n’entendons pas négocier le moindre d’entre eux.

La France a peur. Elle a peur de l’Europe, peur des étrangers, peur de l’entreprise, peur de la mondialisation, peur d’elle-même et de son avenir.

Si les Français ont peur aujourd’hui, c’est pour de bonnes raisons : émeutes urbaines, taux de chômage persistant, déficits abyssaux, remboursements sociaux en berne, et surtout, incapacité avérée des gouvernements successifs à réformer ce pays où tout dégénère en grèves. Plus grave encore que nos difficultés économiques, notre société s’est engluée dans un ordre dirigiste, où tout ce qui se fait, tout ce qui se dit, doit être visé par une autorité légale. Notre santé, nos vies privées, notre droit à nous exprimer librement, sont soumis à l’omniprésente régulation publique. Au nom de notre bien-être, de notre bonheur, l’Etat et les hommes politiques ont mis la France sous cloche, anesthésiant notre capacité d’initiative et notre envie de différence.

Il n’y a pas un homme politique dans ce pays qui n’ait fait des craintes des Français son fond de commerce. Tous promettent plus de sécurité, plus d’ordre, plus de prise en charge des problèmes. Surenchère d’une proximité de façade et de propos sécuritaires: le populisme est désormais la tendance lourde de la vie publique. Et c’est ainsi que l’Etat n’a jamais autant été une menace pour nos libertés.

Si nous jugeons, comme le FDP allemand, qu’il faut « Autant d’Etat que nécessaire, aussi peu d’Etat que possible », il est incontestable que l’Etat a acquis un rôle inadmissible dans notre pays. Il se mêle de tout et échoue souvent : déficits chroniques, dépenses publiques en hausse constante, dette écrasante sont les tristes stigmates de ces dérives qui pèsent sur les générations futures.

Les hommes politiques de droite et de gauche continuent à proposer les mêmes solutions aux mêmes problèmes. Ils ne comprennent pas que seul un changement radical de fonctionnement de notre démocratie est à même de les résoudre. C’est pourquoi nous défendrons les thèmes essentiels que sont le changement de notre système social, le rétablissement de la justice pour tous et de l’égalité des droits, la construction d’une démocratie à la hauteur d’une société libre et la défense pied à pied des libertés individuelles.

Nous plaidons pour la liberté et la responsabilité individuelle, parce que nous avons la conviction que les Français ont beaucoup des réponses à leurs problèmes en eux-mêmes. Nous voulons nous battre pour un autre modèle de société, fondée non plus sur la contrainte imposée d’en haut, mais sur la liberté de choix. Sur la confiance que nous nous portons tous mutuellement, car nous sommes tous responsables et capables d’assumer nos choix. A la société de la peur et ses traditionnelles réponses politiques dirigistes, nous voulons défendre une société de confiance et de choix.

Nous sommes pour défendre la capacité de chacun à s’autodéterminer, tout en s’assurant que les plus démunis, ceux qui sont brisés par les circonstances parfois dramatiques de la vie, sont protégés. Nous voulons une société du libre choix, qui puisse faire la démonstration à chaque Français qu’il n’y a rien à perdre à essayer la liberté.

La Grande Maison des libéraux

Notre premier objectif est de faire d’AL la « Grande Maison » où tous les amoureux de la liberté se rencontrent et débattent : le parti où chacun peut se retrouver, avec ses différences, sur un message et un objectif commun. Nous nous engageons à faire vivre la vie démocratique interne. Chacun doit pouvoir trouver sa place et s’impliquer dans la réflexion du parti.

Nous souhaitons nouer des liens et développer des relations constructives avec les associations et tous ceux qui mènent des combats communs.

L’ambition de notre liste est de permettre à Alternative Libérale de ne pas se contenter de porter un message, mais aussi de faire élire ses adhérents à des fonctions politiques européennes, nationales ou locales de responsabilité.

Dès lors, conformément au projet énoncé par les fondateurs d’Alternative Libérale, nous choisirons nos alliances politiques, sous le contrôle du Conseil National, si nous les jugeons nécessaires pour être élus, en fonction du « mieux disant » libéral. Pour l’heure, nous n’avons aucun allié : ni le PS, ni le MODEM, ni l’UMP n’ont nos faveurs.

Alliance ne signifiera jamais dépendance : notre liste s’engage à défendre en toutes circonstances l’indépendance d’Alternative Libérale, qui se traduit par trois critères : l’indépendance médiatique, financière et la liberté de nos investitures.

Enfin, nous nous engageons à continuer le rapprochement entrepris avec nos partenaires étrangers, en particulier le FDP, en Allemagne, et l’ELDR, groupe libéral européen.  

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mercredi, 20 juin 2007

Prochains mois : changements forts en douceur

Depuis la publication de mon message sur la mue de printemps d’AL, chacun a pu vider son sac et exposer son opinion brute, parfois avec excès. Entre les rancoeurs plus personnelles et les appréhensions sur la place de notre formation dans l’espace politique, j’ai pu lire des remarques très pertinentes parmi les nombreux commentaires postés sur plusieurs blogs. A deux jours de notre AG, constatant que les esprits se calment un peu, je crois que cette journée nous permettra d'avancer sereinement.

 

Pour rappel à l’attention de ceux qui ne comprennent pas notre ligne, voici les principes fondateurs de notre identité libérale, inscrits dans notre manifeste :

  1. Nous avons choisi de porter un libéralisme classique grand angle, ni à droite ni à gauche. Comme l’expose Alain Cohen-Dumouchel, « il y a des libéraux de droite [c’est mon cas] et des libéraux de gauche mais le propre des libéraux c'est de ne pas vouloir gouverner la société au nom d'une morale de droite ou d'une morale de gauche. »
  2. Notre parti n’a pas vocation à rester isolé mais à rentrer dans des coalitions qui servent nos objectifs, au niveau local (par exemple en composant des listes aux municipales) ou national. Notre ambition consiste à peser sur le débat politique en poussant des libéraux vers des postes à responsabilité, meilleur moyen de diffuser notre discours de façon audible et de contribuer au changement.

Je me permets ici d'apporter quelques éclaircissements sur mes remarques et mes propositions après la vague de commentaires récents :

Pourquoi communiquer sur mon blog alors qu’il existe un Intranet ?

Ma conviction est claire : la vie d’un parti concerne tous les adhérents ainsi que les sympathisants qui le suivent. Après 18 mois de développement au terme desquels nous avons affronté un scrutin national pour la première fois, voici venu le temps de la réflexion. Un tel débat ne doit pas être confiné à un espace restreint que peu de personnes suivent attentivement. Au contraire, le blog donne à mes propositions un impact bien meilleur et ouvre des perspectives d’échanges bien plus larges au sein de la blogosphère.

Propos lu : « Avec ces débats, « je me retrouve chez les verts en pire »

Un parti est une association d’individus animés par des convictions et l’envie de les défendre avec énergie. Il est normal, et même sain, que des débats aient lieu entre membres concernant nos priorités, notre fonctionnement ou nos objectifs. Notre identité se construit lentement au travers de ces échanges. Si la jeunesse de notre formation a sans doute rendu ces débats un peu trop fougueux, je crois que nous apprendrons vite à mieux les gérer pour éviter les dérapages qui ont pu avoir lieu.

« Trop facile de désigner des bouc émissaires après un échec » ai-je parfois aussi lu

D’abord, il s’agit d’un demi-échec. Si les résultats sont décevants, nous avons appris à mener une campagne et sommes parvenus à gagner une belle notoriété locale, notoriété sur laquelle nous saurons capitaliser à l’avenir.

Ensuite, je n’ai pas désigné de responsable pour ces scores, car nous le sommes tous par nos choix collectivement assumés, et nous avons subi une mauvaise conjonction de faits sur lesquels nous n’avions aucune prise. Nous en tirerons ensemble les leçons, sans accuser une personne plus qu'une autre.

 

 

En revanche, nous souhaitons tous nous attaquer à nos dysfonctionnements internes

Je ressens un malaise grandissant depuis plusieurs mois. Cela méritait l’ouverture d’un vrai débat sur notre ligne générale et notre fonctionnement interne, car le seul changement de statuts ne parviendra pas à le résorber. Pour commencer, la mauvaise interprétation de mes propos pourtant clairs m’incite à revenir dessus : je n’ai appelé à la démission de personne. J’ai demandé que des responsabilités, au sein du CODIR, soient redéfinies et redistribuées afin d’attirer de nouveaux talents parmi les volontaires à venir, voire parmi les volontaires passés déçus. Bref, nous avons besoin de sang neuf au bureau et parmi les « cadres » (non pas au sens statutaire mais au sens d’une implication importante dans les tâches nationales).

Je comprends que David ne trouve pas ma critique agréable concernant son sens du management. Le site d’AL est unanimement apprécié. Les stickers, la recherche de slogans, la réécriture de communiqués ou la réalisation des documents de campagne d’un grand nombre de candidats constituent un travail remarquable et reconnu par tous. Mon propos ne vise évidemment pas ce travail fondateur pour AL, mais un mode de management et de publication qui a déplu à un certain nombre de militants et qui a bloqué le renforcement de cet axe insuffisamment étoffé. Peut-être nous faudra-t-il du temps pour dénicher un volontaire qui corresponde à nos attentes pour animer cette fonction vitale.

 

 

 

Bien d’autres sujets nous attendent samedi et dans les mois qui viennent, en particulier les points que j’ai soulevés dans mon message initial. Nous avons 3 mois pour être en ordre de bataille et préparer les municipales. Car dans l’ensemble, notre formation libérale a un bel avenir devant elle. Sans aucune notoriété nationale ou locale, sans aucune star, nous avons chacun récolté plusieurs centaines de voix. En corrigeant nos erreurs et en défendant nos valeurs avec pugnacité, nous devrions atteindre des scores crédibles aux prochaines échéances. Et la population en quête d’une formation libérale devrait rapidement augmenter si le gouvernement recule devant les réformes nécessaires, hypothèse hélas plausible que je ne souhaite toutefois pas voir se confirmer. Surtout, un score compte double sur l’échiquier politique, accordant un avantage considérable aux résultats à la marge, aux formations structurellement minoriataires comme la nôtre : un score de 3 % crée un écart de 6 % car aux trois gagnés par un camp, il faut ajouter les 3 perdus par l’autre. A nous de savoir en jouer le jour venu.

 

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jeudi, 14 juin 2007

Alternative Libérale : nécessaire mue de printemps

Nous sortons d’une belle échéance électorale. Dure, cruelle mais enthousiasmante. La plupart des candidats en sont ressortis essorés. Heureux mais rincés. C'est l'heure du bilan après plus d'une année d'existence. Si la déception devant les scores a le plus souvent été largement compensée par le plaisir brut de découvrir l’effort sauvage d’une campagne, nous reconnaissons tous que les scores constituent un échec pour notre formation. Les libéraux français, ceux qui ont voté Madelin en 2002, ne nous ont pas soutenus dans les urnes. Les curieux, les sympathisants spontanés n’ont pas été convaincus de l’utilité du vote pour Alternative Libérale. Par manque de notoriété, par vote utile mais aussi pour des raisons structurelles dont nous sommes directement responsables : notre image est confuse.

 

 

A cet égard, je reconnais qu’un certain nombre de critiques et de suggestions passées prennent aujourd’hui tout leur sens. Il n’était pas concevable de tout chambouler dans les mois qui ont précédé les législatives car l’approche de cette bataille exigeait de la sérénité, de la stabilité dans la ligne et dans l’organisation. Aujourd’hui, nous avons plusieurs mois dégagés devant nous pour remettre le mouvement sur les rails. Cela exige de mettre des questions essentielles sur la table, d’accepter des choix douloureux et de répondre aux attentes des libéraux qui nous regardent très défavorablement ou avec suspicion.

 

 

Après les premières mesures prises par le gouvernement Sarkozy-Fillon, ceux qui espéraient le changement commencent déjà à déchanter. A ce titre, notre formation peut rapidement attirer ceux qui n’ont plus confiance en l’UMP ou en l’UDF ainsi que ceux qui se sont temporairement éloignés d’Alternative Libérale pour divers motifs. Mais elle ne le fera qu’en respectant ses membres, ses militants et tous ceux qui consacrent du temps et de l’énergie à la promotion de nos idées. Après m’être beaucoup exprimé sur le sujet en interne, et à l’approche de l’AG d’Alternative Libérale et d’une réunion à Lyon, je me permets de rendre publics les fruits de ma réflexion personnelle :

 

-         Le bureau national doit évoluer. Il n’a pas su gérer ses nombreuses missions, ni rester à l’écoute des attentes des membres. Il y a les erreurs de jeunesse et les contraintes du bénévolat, mais il y a aussi eu un manque d’écoute et d’humilité dont je suis co-responsable. La gestion des fédérations, c'est-à-dire le poumon du parti, est un désastre qui a beaucoup nui à la vitalité d’Alternative Libérale. La communication n’est hélas pas parvenue à devenir un pôle mais est restée le fait d’un homme seul, David Poryngier. S’il a considérablement contribué à donner son tonus à l’image du parti, il s’est révélé un créatif avant d'être un manager de projet ou d’hommes. Excellent créatif mais bien piêtre responsable, je crois nécessaire son retrait de sa fonction officielle. Ses idées, son travail de conception, d’écriture ou de réécriture et ses conseils stratégiques doivent continuer à alimenter notre communication, mais le directeur de comm' doit aujourd’hui être capable d’attirer les talents dans leur diversité, d’accueillir les sensibilités pour construire une équipe que nous attendons toujours. Enfin, je suis moi-même prêt à laisser ma place à autrui si les membres d’AL  en font la demande. Après tout, "j’ai une circo à m'occuper".

 

-         La ligne nationale doit se recentrer sur un message plus simple afin de retrouver le public traditionnel libéral. Nos préférences personnelles ne doivent pas nous aveugler au point de brouiller le message national et de nous faire perdre une bonne part de notre crédibilité auprès de notre électorat naturel. Plus simplement, il s’agit d’une question de méthode. La ligne générale et les grandes décisions doivent réellement dépendre des fédérations, de la sensibilité de nos adhérents, de nos cadres et de nos candidats qui iront, au final, affronter directement les électeurs maison après maison. Libre à chacun de défendre sa sensibilité et ses convictions au sein du mouvement, de constituer un courant. Pour ma part, je continuerai à défendre des causes sociétales libertaires, n’en déplaise à Liberanor ;o)) (tout en respectant les courants plus conservateurs tant qu'ils ne viennent pas piétiner mes plate-bandes).

 

-         La réforme des statuts s’impose. La représentation des membres, des fédérations, des courants, la séparation des pouvoirs (exécutif, bureau politique et section arbitrage et sanctions) doit être articulée afin que des contre-pouvoirs se mettent efficacement en place. La meilleure idée du monde ne donne rien si elle n’est pas véhiculée par nos militants partout en France. La flamme libérale, ce sont eux qui la portent. Le bureau ne doit plus imposer ses vues mais écouter et décider après avoir consulté ceux qui font vivre Alternative Libérale sur le terrain. Cela prend du temps, exige de la patience. C’est dans ces conditions que chaque membre du mouvement peut se sentir solidaire de la ligne nationale et avoir envie de se battre localement pour elle avec toute la fougue nécessaire. C'est à ce prix que notre mouvement libéral s'enracinera durablement localement. Sans ces racines solides, le sommet restera trop fragile.

 

-         Enfin, le nom du parti doit changer. Le terme « Alternative » ne passe clairement pas. Perçu au pire comme gauchisant, au mieux comme utopique, il nous classe dans les petits partis qui vendent du rêve sans avoir les pieds sur terre. Difficile à défendre devant des entrepreneurs, des commerçants ou des professions libérales. Il faut reconnaître que « Démocratie Libérale » était très bien trouvé !

 

 

Note : c'est l'été, il fait chaud. Je vous invite tous à prendre une bonne bière et à discuter au bar du coin. RdV lors des prochaines réunions prévues pour débattre du sujet pour ceux que cela intéresse. 

06:35 Publié dans Journal de campagne | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Alternative Libérale, AG 23 juin | | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 13 mars 2007

Et voilà, un candidat de moins, un soutien pour Bayrou de plus

Vous l'aurez remarqué, la photo d'Edouard Fillias a disparu de mon blog. De candidat à la présidentielle, il est redevenu simple militant libéral arpentant inlassablement les marchés avec ses tracts et les plateaux télé avec son impertinence habituelle. La quête des signatures, plus dure encore que celle du Graal, s'est révélée extrêmement difficile. Six mois de travail intensif d'une équipe dédiée, des dizaines de responsables sur le terrain, le recours à des plateaux d'appels téléphoniques, des dizaines de milliers de fax, de kilomètres parcourus sur tout le territoire, pour un résultat insuffisant. Les maires que nous avions convaincu de nous promettre leur signature, encore enthousiastes il y a peu, avouaient avoir perdu toute volonté de soutenir qui que ce soit devant les pressions multiples. Bref, devant le taux de défection trop élevé, force fut de constater que nous ne parviendrions pas à porter notre brillant candidat au premier tour de l'élection présidentielle.
 
 
A partir du 16 mars, seuls les candidats ayant ramassé leurs 500 parrainages ayant la parole, excluant la voix libérale du débat, il nous fallait réagir rapidement. Notre conférence de presse se tint le 13 mars au matin. Devant une salle de journalistes attentifs, nous leur apprîmes la surprise : la décision du comité directeur d'Alternative Libérale de soutenir la candidature de François Bayrou au 1er tour.
 
 
Certains eurent un choc. "Vous ne soutenez pas le candidat ultra-libéral, Nicolas Sarkozy ?"
Non, Nicolas Sarkozy n'a rien de libéral. François Bayrou non plus, certes. Mais Bayrou, lui, n'a pas les réflexes de tyran de Sarkozy, ce côté dominateur et centralisateur, omnipotent. Ni un lourd parti aux ordres : clans, fantassins, nettoyeurs, tout y est pour régler la France au carré. François Bayrou est un homme plus simple, plus ouvert (et avec un parti beaucoup plus...dégagé depuis quelques années de défections) et conscient qu'il ne résoudra pas lui-même toutes les questions nationales : ce seront aussi aux Français de le faire. Surtout, son bâton de dynamite  destiné aux institutions devrait permettre un vrai renouvellement générationnel du monde politique.
 
 
Cela ne signifie aucunement qu'un rapprochement a lieu entre l'UDF, qui a son identité propre, et Alternative Libérale qui garde sa liberté d'expression et d'action. Nous pensons simplement que François Bayrou est le bon candidat pour ouvrir la porte aux réformes que nous, libéraux, défendons.
 
 
Voilà en tout cas un nouveau tournant dans le développement d'Alternative Libérale. De nombreux adhérents et soutiens nous ont exprimé leur surprise, le plus souvent favorablement, parfois plus négativement. En tout cas, ce brassage tonique, en plus d'attirer les médias sur nos thèses trop rarement entendues dans notre paysage politique, va un peu remuer les libéraux, particulièrement ceux qui sont engourdis après des années de marginalisation. Des têtes partiront, de nouvelles les remplaceront. Ainsi va la vie. Une seule certitude : le projet libéral avance, trace son chemin en s'adaptant aux obstacles sans perdre son objectif : faire évoluer la société française vers moins de matraquage fiscal et réglementaire, plus de liberté, plus de responsabilité individuelle.

jeudi, 08 février 2007

Alain Madelin et Marielle de Sarnez au congrès du Bataclan

Le 4 février au Bataclan, après l'ouverture par Edouard Fillias, Alain Madelin a pris la parole pour soutenir notre candidatmedium_Madelin_Masoud.jpg et notre projet. Après avoir brièvement présenté le président-fondateur des cercles libéraux comme celui qui m'avait fait tomber dans la "marmite libérale", j'ai senti Alain madelin ému sur scène. En prononçant son discours, il s'est rapidement remis d'aplomb. S'il pense que nos chances sont faibles à court terme, il sent qu'il se passe quelque chose. Il ne s'est pas battu pour rien. Le relais est passé. Marginalisé au sein de l'UMP, son combat ancien trouve aujourd'hui une voix, et même un choeur de plusieurs milliers de sympathisants qui continueront à militer pour les idées libérales dans les années à venir.
 
medium_Marielle.jpgAprès lui, il y avait Marielle de Sarnez, numéro 2 de l'UDF. Une dizaine de jours auparavant, elle nous avait proposé de venir, espérant établir un contact positif avec nous (et sans doute nous récupérer aussi un peu). Nous décidâmes alors d'accepter et de communiquer autour de sa venue. Car son intervention n'était pas neutre. En venant ainsi, le 3eme parti de France, modéré et bien implanté, a reconnu l'existence d'un mouvement libéral. Quel honneur pour un jeune parti qui n'avait que 10 mois d'existence ! Les médias l'ont bien analysé, et ils furent tous là pour filmer nos invités. Bon accueil de Marielle de Sarnez, son discours connut même un franc succès.
 
Evidemment, une question est venue à l'esprit de certains : s'agit-il d'une alliance, d'un rapprochement ? Nous savons tous que les institutions et l'Europe mis de côté, rien ne nous rapproche. L'UDF est un parti social démocrate (ou chrétien démocrate), certainement pas libéral. François Bayrou pense à sa candidature à la présidentielle, point barre. Cette visite fort sympathique n'avait aucun sens particulier, sinon que deux partis d'ouverture savent dialoguer sans honte. Certes, des connaissances UMP n'ont pas hésité à m'appeler pour traiter cette invitation de "coup de poignard dans le dos de Sarkozy, homme providentiel qu'il faudrait sauver à tout prix à les écouter. D'abord, nous invitons qui nous voulons, nous sommes grands et assumons seuls nos choix. Ensuite, sans même évoquer l'autoritarisme centralisateur de Nicolas Sarkozy, ce sont plutôt les Sarkozystes qui nous mettent des battons dans les roues...les coups de poignard ne sauraient tarder.
 
Et puis grâce à cette intervention d'une centriste de choc, notre campagne a changé de catégorie. Nous sommes rentrés au bas de l'échelle des poids moyens. Maintenant, il nous va falloir concrétiser dans les prochains mois. D'abord avec les 500 signatures. Ensuite, avec ou sans elles, avec notre vague de candidats aux législatives. Certains d'entre eux peuvent marquer de très bons scores et devenir des références localement. Ce jour-là, la voix libérale sera mieux écoutée, et les débats seront un peu moins creux. N'est-ce pas là notre objectif ?