vendredi, 17 août 2007

100 jours de Sarkozy : premiers bilans

Dernière intervention en date, notre président de la république vient de juger "essentiel" que les dirigeants des principales économies mondiales [c'est à dire les politiques bien entendu, il n'y a aucun doute pour lui] "veillent à la transparence du fonctionnement des marchés et à la capacité pour ces derniers de financer de façon efficace et stable l'économie mondiale". Cette transparence "est le principal instrument de régulation sur lequel nous pouvons nous appuyer" ajoute-t-il. Du grand discours gaulliste comme les Français les aiment. Angela a réagi avec un certain agacement puisqu'elle demande elle-même l'ouverture de ce débat depuis des mois (avec d'aussi mauvais arguments que lui, il faut bien l'avouer). Mais on est star ou on ne l'est pas, et une fois de plus, notre Nico a doublé tout le monde sur un thème qui fâche.
 
 

Mais pendant que Sarkozy  brille dans les médias internationaux, l'Allemagne avance discrètement sur la voie des réformes structurelles. Le ministre fédéral allemand de l'Intérieur, le chrétien-démocrate Wolfgang Schäuble, vient d'affirmer tranquillement que les 360.000 fonctionnaires fédéraux étaient également concernés par la retraite à 67 ans qui se généralise en Allemagne. L'équivalent allemand de la SNCF va être partiellement privatisé, avec l'objectif d'ouvrir davantage le capital aux investisseurs privés dans les prochaines années. Le vent de la flat tax se rapproche avec la République Tchèque en passe de l'adopter comme tant d'autres pays d'Europe centrale ou d'Europe de l'Est. Bref, le pays se libéralise doucement dans le sillage des premières mesures du gouvernement Schroëder et avec le soutien ferme d'une Angela Merkel résolument motivée pour faire de son pays un moteur pour l'Europe.
 
 
En France, les mesurettes s'empilent sans trop de cohérence à ce stade. Déjà, les premières analyses des 100 jours du gouvernement Sarkozy arrivent.  Jacques Marseille, Sarkozyste enthousiaste de la première heure,  ainsi exprimé son impatience agacée dans le Point :
 
Si le gouvernement voulait ménager Bernard Thibault, Bruno Julliard ou Gérard Aschiéri, il ferait une lourde erreur. Les seuls dont il doit tenir compte sont les 19 millions de Français qui se demandent simplement, au terme des cent premiers jours de ce qui devait être une nouvelle donne politique : « La rupture, c’est pour quand ? »
 
 
Allons, soyons un peu plus positifs et observons les évènements à la rentrée. Après les reculades pré-estivales, nous sommes tous impatients d'entendre la prochaine vague de mesures... ainsi que la réaction de nos syndicats d'avant-garde aux premières réformettes. Soyons optimistes, le code du travail, la réforme de l'Etat ou le modèle sociale seront certainement les priorités des prochaines réformes.

19:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Allemaghne, réformes, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel | | | Digg! Digg |  Facebook