lundi, 15 octobre 2007

Les Réformateurs de l'UMP en quête d'idées

Les Réformateurs ont organisé leur congrès de rentrée la semaine dernière. Hélas, l'évènement n'a pas été un succès. Pourtant, le 1er ministre était là aux côtés de Hervé Novelli, de Gérard Longuet et de nombreux députés et sénateurs. Il y avait de quoi assurer un beau coup militant et médiatique. Pourquoi ce flop ?

 

Alain Madelin, présent, n'a pas eu droit à la parole, ce qui a dû en choquer plus d'un. Choix de la Mutualité trop banal, pas de rythme, discours très convenus après celui de Fillon, le seul à avoir du tonus (bravo à YdM). Une vidéo, censée dynamiser l'ensemble, m'a rappelé la naissance de PowerPoint : petites étoiles figées et photos se déplaçant du bord au centre de l'image. Consternant. Résultat : comme prévu, retentissement médias assez faible, et un public peu nombreux et pas franchement enthousiaste.

 

c2007d0ed90ed1b19e7882a0f7ebe79e.jpgJe me permets une suggestion aux organisateurs de ce type d'évènement : copiez davantage Alternative Libérale comme vous l'avez fait dans le titre du document distribué à l'entrée ("Pour une société du libre choix", thème de campagne d'Alternative Libérale"). Pour avoir du monde, de l'ambiance, de vrais discours vivants, ne restez pas embourbés dans l'UMP gaulliste. Libérez vos idées, faites monter les jeunes talents, utilisez les nouvelles technologies, libérez-vous de votre carcan grisonnant et convenu.

Et puis, surtout, soyez libéraux.

06:50 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Les Réformateurs, Alain Madelin, Hervé Novelli | | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 08 février 2007

Alain Madelin et Marielle de Sarnez au congrès du Bataclan

Le 4 février au Bataclan, après l'ouverture par Edouard Fillias, Alain Madelin a pris la parole pour soutenir notre candidatmedium_Madelin_Masoud.jpg et notre projet. Après avoir brièvement présenté le président-fondateur des cercles libéraux comme celui qui m'avait fait tomber dans la "marmite libérale", j'ai senti Alain madelin ému sur scène. En prononçant son discours, il s'est rapidement remis d'aplomb. S'il pense que nos chances sont faibles à court terme, il sent qu'il se passe quelque chose. Il ne s'est pas battu pour rien. Le relais est passé. Marginalisé au sein de l'UMP, son combat ancien trouve aujourd'hui une voix, et même un choeur de plusieurs milliers de sympathisants qui continueront à militer pour les idées libérales dans les années à venir.
 
medium_Marielle.jpgAprès lui, il y avait Marielle de Sarnez, numéro 2 de l'UDF. Une dizaine de jours auparavant, elle nous avait proposé de venir, espérant établir un contact positif avec nous (et sans doute nous récupérer aussi un peu). Nous décidâmes alors d'accepter et de communiquer autour de sa venue. Car son intervention n'était pas neutre. En venant ainsi, le 3eme parti de France, modéré et bien implanté, a reconnu l'existence d'un mouvement libéral. Quel honneur pour un jeune parti qui n'avait que 10 mois d'existence ! Les médias l'ont bien analysé, et ils furent tous là pour filmer nos invités. Bon accueil de Marielle de Sarnez, son discours connut même un franc succès.
 
Evidemment, une question est venue à l'esprit de certains : s'agit-il d'une alliance, d'un rapprochement ? Nous savons tous que les institutions et l'Europe mis de côté, rien ne nous rapproche. L'UDF est un parti social démocrate (ou chrétien démocrate), certainement pas libéral. François Bayrou pense à sa candidature à la présidentielle, point barre. Cette visite fort sympathique n'avait aucun sens particulier, sinon que deux partis d'ouverture savent dialoguer sans honte. Certes, des connaissances UMP n'ont pas hésité à m'appeler pour traiter cette invitation de "coup de poignard dans le dos de Sarkozy, homme providentiel qu'il faudrait sauver à tout prix à les écouter. D'abord, nous invitons qui nous voulons, nous sommes grands et assumons seuls nos choix. Ensuite, sans même évoquer l'autoritarisme centralisateur de Nicolas Sarkozy, ce sont plutôt les Sarkozystes qui nous mettent des battons dans les roues...les coups de poignard ne sauraient tarder.
 
Et puis grâce à cette intervention d'une centriste de choc, notre campagne a changé de catégorie. Nous sommes rentrés au bas de l'échelle des poids moyens. Maintenant, il nous va falloir concrétiser dans les prochains mois. D'abord avec les 500 signatures. Ensuite, avec ou sans elles, avec notre vague de candidats aux législatives. Certains d'entre eux peuvent marquer de très bons scores et devenir des références localement. Ce jour-là, la voix libérale sera mieux écoutée, et les débats seront un peu moins creux. N'est-ce pas là notre objectif ?