lundi, 18 juin 2007
Merci Jean-Louis Borloo
En lançant brutalement l'idée de la TVA sociale à quelques jours du 2nd tour des législatives, Borloo est parvenu à stopper net le tsunami bleu. Le pari était difficile, presque infaisable. Borloo l'a fait, et avec quel talent ! La 1ere circonscirption de Paris est ainsi restée solidement ancrée à gauche : Martine Billard réelue haut la main avec 54.25 % des voix, soit un écart de plus de 3.000 voix ! Désespérant. Pire, si les verts s'alliaient vraiment avec le PCF pour former un groupe parlementaire, je serais sous la coupe d'un élu déjà profondément anticapitaliste mais en plus complice des communistes. Dur à avaler pour un démocrate libéral !
Constat : à juger la paleur du bleu des résultats, le succès est bel et bien rose, bien plus vif depuis hier soir. Paris s'enfonce un peu plus dans le rose-vert, avec des municipales bien mal parties pour la droite. L'année prochaine, le PS sera en position de force partout en France pour prendre des mairies à une droite encore incohérente. Peut-être même ce demi-échec empêchera-t-il au PS de faire sa mue de printemps à lui ? Si l'UMP dégrise, elle n'ose encore choisir entre un gaullisme dirigiste protectionniste et une tendance plus social-démocrate qu'incarne actuellement l'UDF. En tout cas, pas de libéraux dans le bleu de l'horizon.
Comment expliquer une telle erreur ? La TVA sociale, bien qu'en étant un impôt protectionniste injuste, méritait de poser les termes d'un débat important : certaines dépenses de la protection sociale doivent-elles être assisses sur les salaires ? Mais dans l'esprit des électeurs, le message était plus prosaïque : loin de réduire le poids des charges, l'Etat allait transférer leur poids inchangé sur la consommation. Silence, on dépense... Manifestement, la tonte passe de moins en moins bien.
Allons, quelques points positifs : Carignon, Klarsfeld et Juppé sont battus. Et peut-être même que Borloo sera viré ou muté à un poste moins sensible que le sien. Je crains toutefois que nous ne retrouvions la belle mais vénéneuse Nathalie Kosciuscko-Morizet au gouvernement. Bref, nous savons quels talents nous perdons, nous ne savons pas qui nous récupèrerons en échange.
14:10 Publié dans La vie à Paris, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : Tsunami bleu, vague bleue, Alain Carignon, Alain Juppé, Jean-François Borloo |
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