mardi, 12 juin 2007
Première bataille
Samedi dernier, au moment de nous séparer à l'issue du dernier tractage de la campagne, je vous avoue avoir ressenti un grand vide, un moment de vraie solitude. Depuis février, notre équipe s'était étoffée et avait trouvé son rythme, très soutenu. L’ambiance était excellente, et notre motivation élevée pour cette première tentative électorale. L'idée que tout cela doive aujourd'hui s'arrêter, au moins temporairement, me rend mélancolique.
Dimanche soir, le résultat est tombé. 254 voix, environ 0.65 %. Dur à avaler. Tant de mains serrées, de sourires échangés, de débats passionnés, de contacts prometteurs pendant ces mois de campagne. Cafés, commerces, marchés ou stations de métro nous sommes allés chercher chaque vote que nous pouvions, de long en large sur les 4 arrondissements. Au final, tous ces efforts pour défendre l'idéal de liberté en valaient-ils la peine ? La réponse est unanime : oui, mille fois oui.
Au nom de toute l'équipe, je peux affirmer que cette bataille était un premier effort nécessaire dans une campagne qui s'annonce longue, sur des années. Il est temps que les libéraux labourent, sèment pour récolter un jour les fruits de ce patient labeur. En tout cas, nous remercions collectivement tous ceux qui ont choisi de ne pas s'abstenir, de ne pas suivre le mouvement bleu massif, pour cocher audacieusement la case du libéralisme "grand angle" défendu par notre jeune parti. Cette étape, qui a permis d'assurer notre notoriété, était la première d'une longue série. Nous aurons l'occasion de nous retrouver. Dorénavant, nous devons étudier nos erreurs (prochain sujet), travailler nos faiblesses et transformer notre capital sympathie en bulletins de vote la prochaine fois.
Si le train-train quotidien a repris son cours, rien ne sera jamais pour autant comme avant. Comme tant de candidats nous l'ont raconté auparavant, que vous fassiez 0.5 ou 18 %, une campagne vous change, vous laisse des souvenirs inoubliables. Je vous le confirme.
Aux nombreuses manifestations de soutien, parfois teintées d'une gentille ironie, se sont ajoutés des messages très encourageants. Voici notamment le mot profondément touchant que j'ai reçu de l'un des principaux contributeurs de cette campagne hier matin :
Juste un petit mot pour te dire que je pense que nous avons fait une bonne campagne et que, si nous n’avons pas transformé toutes les sympathies en voix, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas créé un petit buzz autour de ton nom et d’AL dans le 2ème. La politique c’est pour les lutteurs et ce n’était qu’une toute petite première bataille. Si tu veux lutter pour les municipales, je suis ton homme – mais ce sera un sacré boulot et on a juste de bonnes chances de doubler notre score : il faut en être conscients. On peut faire pas mal de chose avec peu d’argent, à condition d’avoir une petite équipe motivée.
Bref, ne te laisse pas abattre !
Je rassure son auteur, ma nature, comme la sienne, me porte à toujours regarder de l'avant : ensemble, analysons, corrigeons, améliorons et avançons.
Je remercie très chaleureusement Evelyne Broisin, Aurélien Condomines, Camille Barbier et Olivier Tassan, sans qui cette campagne n’aurait pas pu avoir lieu. Merci à à Gildas, Olivier, Lucas, Pascal et Matthieu pour leur soutien actif matin, midi et soir au cours de cette campagne, à ma fille Victoire pour son aide, à Emmanuelle pour sa patience (promis, je vais ranger le matériel de campagne à la maison). Merci à Farid pour son énergie positive et sa participation qui m’ont fait chaud au coeur : les militants de notre génération ont beaucoup à s'apprendre mutuellement. Merci à tous ceux qui nous ont aidé à leur niveau, qui ont diffusé nos tracts et défendu nos idées autour d'eux.
La lutte ne fait que commencer !
08:30 Publié dans Journal de campagne | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
| Tags : Campagne des législatives, Paris centre, 1ere circonscription |
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samedi, 12 mai 2007
Aux législatives, votez utile !
Voici le tract de ce week-end. Gros succès sur les marchés de Montorgueil et des enfants rouges.
Le 10 juin, il lui faudra une majorité favorable aux réformes à l’Assemblée Nationale. Cette majorité d’élus doit incarner le changement, assumer un projet politique cohérent et avoir suffisamment d’indépendance d’esprit pour ne pas être qu’une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement. Bref, une nouvelle génération d’élus qui sauront dire « non ».
Voter UMP aux législatives, c’est voter pour l’apparatchik d’un parti conservateur
L’UMP est un parti conservateur, certainement pas un parti libéral. Bien que largement majoritaire à l’Assemblée depuis 2002, l’UMP n’a brillé ni par son courage, ni par son poids sur les choix politiques du gouvernement alors qu’elle en avait la capacité. L’UMP rassemble de trop nombreux apparatchiks sans relief et sans convictions. Votre candidat UMP pour la 1ère circonscription (1 2, 3 et 4ème arrondissement de Paris), Jean-François Legaret, en est le plus parfait exemple. C’est l’un des derniers survivants de l’équipe de Jean Tibéri, dont il était l’adjoint chargé des finances à la mairie de Paris. Si les Français ont voulu une politique de changement, de rupture en votant pour M. Sarkozy, ce n’est pas pour voir un partisan de Jean Tibéri à l’Assemblée Nationale !
Les élus dont Nicolas Sarkozy a besoin pour conduire son projet doivent aujourd’hui réunir une vraie force de conviction, le courage d’assumer un projet et l’indépendance d’esprit pour ne pas accepter certaines dérives inquiétantes du projet présidentiel. Les élections législatives ne doivent pas être un chèque en blanc pour le nouveau président. Ni l’occasion pour un maire de devenir député-maire en cumulant deux mandats !
En réalité, Nicolas Sarkozy a besoin de nous pour être libéral
Si certaines des idées du nouveau président sont d’inspiration libérale, on est encore très loin du compte. L’Etat est partout, il contrôle tout, il empiète sur nos libertés sans pour autant tenir ses promesses. Et Nicolas Sarkozy pourrait en faire mauvais usage sans contre pouvoir.
Qui peut croire sérieusement que M. Sarkozy n’est pas un adepte du dirigisme d’Etat ? Son volontarisme dans tous les domaines est là pour nous le rappeler. Le nouveau président aura besoin de nous et de nos électeurs libéraux pour lui rappeler que ce sont des voix libérales qui l’ont porté au pouvoir et que ce sont les réformes libérales dont les Français ont besoin.
Si vous craignez pour les libertés publiques, votez Aurélien Véron
Alternative Libérale est le seul parti qui place les libertés publiques au coeur de toute action politique. Loin de se contenter des libertés économiques, Alternative Libérale veut promouvoir les libertés dans la vie citoyenne et la vie de tous les jours : pas de peines plancher, liberté de choix de l’école, liberté de la presse vis-à-vis du pouvoir et des groupes de pression, union civile alignée sur le mariage pour les personnes de même sexe, droit de mourir et d’être aidé à mourir dans la dignité…
Si vous voulez des mesures utiles pour Paris, votez Aurélien Véron
Les socialistes et les verts tiennent la mairie depuis 2001. Leurs candidats aux élections législatives sont des membres de l’équipe municipale de Bertrand Delanoë. Quand nous interrogeons les gens dans la rue ou sur les marchés, la seule contribution positive de cette équipe qui nous est rapportée concerne Paris Plage ! En revanche les problèmes sérieux que sont la pollution, les transports, l’urbanisme, la propreté, l’absence de politique de la petite enfance sont autant de sujets de mécontentement des parisiens.
Nous avons, chez Alternative Libérale, des idées libérales pour améliorer la vie des Parisiens : libérer l’initiative privée et la démocratie locale, pour que les citoyens prennent en main les sujets de quartier qui les concernent, pour que le commerce local puisse se développer dans tous les quartiers, pour que les parents soient aidés dans la réalisation de projets pour la garde de leurs enfants ; libérer les transports, en permettant une augmentation drastique du nombre de taxis parisiens et en permettant à des compagnies de transport privées de participer au service public du transport ; réduire la fiscalité locale en réduisant les dépenses municipales inutiles ; faire en sorte que les HLM soient exclusivement destinés à ceux qui en ont besoin.
C’est à vous, électeurs, qu’il revient de donner votre voix à un candidat d’une nouvelle génération qui défend vos idées et vos valeurs le 10 juin prochain.
C’est à vous de mettre l’Assemblée Nationale au pouvoir !
21:20 Publié dans Journal de campagne, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : Electios législatives, Jean-François Legaret, centre de Paris, 1ere circonscription |
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vendredi, 11 mai 2007
Au revoir Martine, bonjour Dominique
Martine Billard, députée verte sortante de la 1ere circonscription de Paris et co-investie par les Verts et le PS, elle devait rassembler les forces unie de la gauche des 4 premiers arrondissements de Paris. Mais voilà : l'annonce du maire PS du IVe, Dominique Bertinotti, de se présenter contre elle "avec ou sans l'investiture PS", annule toutes les chances de réélection de Martine Billard. Le pacte de 2002 qui offrait des places libres aux verts, bien qu'en cours de renouvellement, prend fin de fait dans notre quartier avec cette décision unilatérale du maire PS (qui ne risque même pas l'excommunication pour cet écart de conduite). Dominique Bertinotti a le soutien de Ségolène Royal, du caractère et des convictions. Social-démocrate européiste, elle ne peut être que meilleure que l'inconnue Billard.
Les autres verts en attente de confirmation d'accord (contrat définitif prévu dimanche) doivent commencer à trouver qu'il fait chaud. Chaud pour leurs fesses. Déjà que le PS sort extrêmement fragilisé d'une présidentielle désastreuse, les socialistes ne vont peut-être pas trouver la sérénité pour glisser des candidatures vertes au chausse-pied sur la carte électorale. Il suffit de lire la raison qui a motivé Dominique Bertinotti à se présenter : elle "constate simplement que les écologistes ont fait à Paris de très petits scores et qu'il faut savoir lire les résultats". Soit 1.53 % des voix à Paris.
Cruelle, elle ajoute qu'"on ne peut pas seulement analyser le très faible score des Verts comme un résultat du vote utile" mais aussi comme "une émergence électorale du centre". Bref, elle s'inscrit "dans la nécessité de rechercher de nouvelles convergences, au-delà des frontières traditionnelles de la gauche, comme l'a annoncé Ségolène Royal au soir du second tour". Avec une gauche débarrassée de ses vieux oripeaux marxistes, les verts ont du souci à se faire s'ils veulent survivre.
16:34 Publié dans La vie à Paris, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : Centre de Paris, 1ere circonscription, Martine Billard, Dominique Bertinotti, PS et Verts |
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